Telle est la jubilation qui m'étreint !
Les primaires de droite à paris sont vraiment primaires si ce n'est primitives.
Rudimentaire serait trop avancé pour cette bande de raclures.
Décidément, les règles, la démocratie, au PMU ils n'y arrivent pas. Et même la compétition, finalement, dont ils sont pourtant les chantres officiels. Mais en réalité ils vendent ça aux pauvres pendant qu'eux font leur beurre libéral en piétinant copieusement décence et éthique, et la compétition ne peut se concevoir que s'ils gagnent eux, forcément, sinon ça vaut pas (écoutez-les par exemple piailler sur l'illégitimité de flanby).
Les copets, voquié, nk ...hum et consorts (oui qu'on les sorte !) une sacrée bande de putains de rustres sous-développés. Pardon, mais ça soulage.
vendredi 31 mai 2013
mercredi 29 mai 2013
Possible ?
Numéro 3 sur 3 de la série "???"
L’atmosphère glauque gluait.
Les pavés luisants regorgeaient d’une crasse propre à vous
dégoûter.
La nuit, bien nocturne à présent, finirait-elle ? Et le
jour s’en relèverait-il ?
Toute l’affaire défilait dans sa mémoire.
Comment avait-il pu passer à côté de tels indices, pourtant
si évidents, si …élémentaires.
Comme si tout était écrit...
Coincé entre Mario Nette, le gentil policier bête manipulé
par Karl Hage (son chef facho qui veut des résultats), lui, le
grand Charles Loquosme, le célèbre détective infaillible s’était vautré
dans les grandes largeurs.
Mauvais départ. Déjà la découverte des corps.
Le premier mort, Théo Fondutrou, retrouvé dans un fossé,
avait obstinément refusé de répondre à ses questions. Il avait fallu se
rabattre sur les interrogatoires de routine, les enquêtes de voisinage.
Jaime Treney, le passant 1, n’avait rien compris. Mais
c’était un génie à côté de Rod Walker, le passant 2. Et mieux vaut oublier Luce
Tucru, l’épouse d’un témoin pas fiable dont il avait oublié le nom. Ah si, Charles
Hattan, ça me revient.
Bref, rien de concret, et bien sûr, grande incertitude.
Avant un coup de théâtre, la découverte d’un 2e corps,
sans tête cette fois-ci, Rory Headless.
Même difficulté pour l’interrogatoire, pratiqué cette
fois-ci stratégiquement par Oscar Paccio, le légiste. Mutique, Headless ne
lâcha rien. Il méritait des baffes celui-là.
Tout ceci ne pouvait être une coïncidence et, peu à peu, la
théorie d’un complot politique émergea.
Et le b-a ba reprit ses droits par a + b. Les interrogatoires
de routine, les enquêtes de voisinage, les interrogatoires d’enquête, les
voisinages de routine, les enquêtes d’enquêtes…
De fonte en comble.
Charles Mars, un gauchiste bien connu, fut placé en garde à
vue, sans résultat.
Le voisinage, de nouveau…
Les passants 3 et 4, Igor et Grishka Bogdanoff, furent
incapables de témoigner clairement avant qu’on s’aperçoive qu’ils n’avaient
rien vu.
Le même constat s’imposa pour Whitney Blind, le témoin
aveugle.
Le comble de la confusion fut atteint avec Alain Vendu, un
témoin payé pour faux témoignage, qui ne révéla rien mais confirma par défaut
la thèse du complot.
L’explication de textes et de gravures qui s’ensuivit dans
le bureau d’Edmond Cucédupoulé, l’enfoiré des RG, qui avait tout monté, fut
mémorable.
"On repart à zéro" , tels furent les
mots de Karl Hage.
"Et on bosse ensemble".
Charles Loquosme et Mario Nette s’y collèrent.
A fond de train.
Lénine 2, le chien du gauchiste fut passé à la moulinette.
Il ne fallait négliger aucune piste.
On l’enterra derrière les bureaux.
Roger Delile , un musicien louche au sang impur, n’apporta
rien de plus, malgré les tests AD-haine.
Même la fausse coupable, Manon Cépahel, s’en sortit in
extremis (mais à contrecœur) en avouant que le jour du meurtre elle aidait son
amant (un plâtrier) à faire disparaître la tête du mort dans la chaux
vive.
Ce qu’on appelle un alibi en béton ?
Et les choses se tassèrent pendant de longues semaines.
Impasse.
Charles Loquosme oubliait les morts en reprenant goût à la
vie.
Il passait du bon temps avec Ella Debelmich, le bon coup
super canon du détective dans les films.
Quand, nouveau coup de théâtre, un certain Eddy Cépassinié
adressa une lettre anonyme à la police.
Insaisissable, introuvable, on ne put l’interroger. (D’ailleurs,
Eddy, si tu nous lis…)
Il indiquait que les morts étaient reliées et il permit la
troisième macabre découverte : Ali Gator, le cadavre au fond du lac.
Et c’est à ce moment que la thèse du tueur en série
s’imposa.
Branle-bas de combat, les enquêteurs et fins limiers
allèrent sur les lieux du crime.
On allait voir ce qu’on allait voir, même de nuit.
Gator resta impénétrable sous le feu nourri de leurs
questions, mais ça ils avaient l’habitude. Ils interrogèrent Sam Brull (les
cendres dans la cheminée) avec force soufflets.
Mais motus.
Chez le vétérinaire, ils dénichèrent Médor 1, le chien du
passant 2 qui ne desserra point les dents.
Et bouche cousue.
Roger De Monaco, un faux prince, fut même inquiété -
sur dénonciation - au casino voisin, mais sans suite, et il avait tellement les
jetons qu’il révéla tout de son trafic de fausses princesses venues de l’Est.
Enfin, humiliation ultime, le coupable, Serge Yalkiller, fut
interrogé, mais il tint bon.
Il fut relâché malgré les preuves qu'il apporta et l'ensemble
de ses aveux détaillés.
-
Décidément, une enquête à oublier bien vite, pensa Loquosme.
mardi 28 mai 2013
Probable ?
Numéro 2 sur 3 de la série « ??? »
Le
crucifix grinçait et suintait l’ail.
Vincent
Peur, le héros intrépide au sourire si borgne depuis qu’il avait croisé Modeste
Présent (le cadeau piégé), se pinça les dents et serra le nez.
Ah, des
spectacles glaçant le sang, il en avait vu d’autres depuis le début de cette
aventure, tels Quasimodo Pou, la vision d’horreur ou encore Art Hair, le mec
qui pissait le sang par les cheveux.
Vincent
savait fort bien que tout ceci n’était qu’orchestration maléfique ourdie
par son ennemi juré intime qui lui appartenait à lui seul.
Oui, un nouveau
coup monté par l’ignoble Francis Stain (pseudonyme transparent de Dracula Frankenstein)
comme en avaient témoigné Tom d’Adam (le Cou Mordu) et surtout Andy
Coagulan (l’hémophile) qui avait été lâchement achevé par Eugénie Coton-Nirien,
l’infirmière incompétente dont Vincent avait pensé qu’elle était à la solde
d’Isidore Lépied, triste tortionnaire lui-même homme de main de Francis Stain.
Au début,
notre héros avait cru être réveillé par Laurie Bleuméprize (son cauchemar
récurrent) dans lequel immanquablement Géraud Nimot (l’indien muet)
l’entraînait au cimetière où Pierre Detaille (la tombe maléfique) se soulevait
pour laisser passer Guy Don, le cycliste sans tête.
Vision
horrible certes.
Mais
presque angéliquement anodine à côté de ce qui s’ensuivait avec les déchirants
cris d’orfraies d’Alec Sandra (le linceul) qui essayait d’étouffer
Aldo Matchione (l’horreur de casting) qui, à son tour et immanquablement,
retombait sur Jeffrey Lanuit (l’ombre inquiétante) qui brandissait les
attributs habituels de l’horreur draculino-frankesteinienne accompagné d’Irénée
Hoplafon, le fou du cimetière.
A ce
moment du cauchemar, toujours et éternellement le même, Vincent Peur se
réveillait et cherchait de la main s’il était bien seul dans son lit et là, non
seulement Salomon Crucifix (le voleur d’amulettes) s’était déjà fait la malle
mais encore Holly Mabel (la vierge violée par le vampire) avait disparu pour
céder la place à Max Sacralatronçonneuse (le pinailleur qui coupait les cheveux
en quatre et les vampires en deux) qui épiait l’épieu pied à pied.
Dilemme.
D’un
côté, Roger Epéda le faux pieu, était là, tout comme de l’autre, Woody Stick,
le vrai pieu.
Mais
lequel était lequel ?
Bon sang,
la coupe était pleine et Vincent l’avait bue.
C’est là,
en dernier ressort, qu’intervenait Fidèle Halier (l’ami du héros) accessoirement
ancien fils d’horloger.
C’était
l’inséparable acolyte anonyme de Vincent, son Watson en quelque sorte, présent
dans toutes leurs enquêtes et leurs traques aux malfaisants maléfiques.
Fidèle, à
tout coup, se débarrassait de Jules Chaussette (le mauvais sang bu) délivrant
Vincent du sortilège de cette potion, puis les pieux s’évanouissaient, et nos
héros pouvaient repartir vers de nouvelles interminables aventures jusqu’à la
prochaine nuit des temps.
lundi 27 mai 2013
Vraisemblable ?
Annoncée il y a quelque temps ici, voici (enfin ?) la publication de la série « ??? » qui commence et ce sera en rafale sur les trois jours qui s'ouvrent. Étonnamment, je commence par le numéro 1 sur 3.
* * *
Désolation. Tragique
dénouement .
Erica Cool (la barque sur le
lac) flottait, abandonnée, depuis que le grand saut avait été accompli par Elie
Minet (le suicidé) qui n’avait pu supporter à son tour le spectacle atroce des
malheurs du monde, son impuissance à changer cela, la panne de sa batterie
et ce n’est pas Xavier Pavumirza (le chien abandonné) dernier être vivant d’une
tristesse insondable qu’il avait rencontré qui avait pu le faire changer
d’avis, ni de vie ni de mort.
Réaction en chaîne, Henri
Pludutou (l’ami du suicidé) s’était réfugié chez Stanley Gzistepa (la
solitude).
Comme quoi...
Drôle de vie, drôle de monde,
pensait Roman Deuhérot (le héros romanesque) témoin de cette scène qu’il
n’avait pu empêcher, ne sachant ni nager ni vivre ni mourir.
Il cessa de manœuvrer les
avirons pour réfléchir.
Il avait accepté la
proposition de Jean Sérien (le journaliste intègre) à propos d’un reportage sur
les bas de plafond dans les bas-fonds.
Il repensait à tout cela, si
surprenant, si inattendu, si loin dans son petit cocon protégé.
Mais il faudrait tout dire,
c’était le contrat.
Bien sûr avec les pauvres,
les démunis, les déshérités, il y avait un marché, et c’est là qu’on repérait
Jean Brigade (la bête à bon dieu) qui avait réussi à monter une petite équipe
de bras cassés avec Anna Fabête.com/cépié (l’illettrée cul de jatte) ,
Debra Cébien (la manchote gauchère) et Lino Cent (l’idiot du village vacances).
L’ambiance sur fond de crise restait
électrique.
Le quatuor était parfois
accueilli fraîchement si ce n’est refoulé par quelques irréductibles et
réfractaires comme Petra Plegic (l’infirme), Emma Mercébaré (l’orpheline), son
ami Aimé Paransonpala (l’enfant seul) ou encore Cory Za (l’allergique).
Paranoïa galopante, on
soupçonnait en sous-main Dalaï Félagueul (le bouddhiste boudeur - quand lama
pas content) et Tarik Urgent (le fils du facteur) de jouer les corbeaux
dans l’histoire.
La semaine précédente, une
dispute houleuse avec Ric Art (le fils de l’alcoolique), Oscar Ton (le sdf
ruiné), et Jean Petiquiflambe (le nain grand brûlé) s'était transformée en
rixe.
Par-dessus tout, Aurore Scope
(l’enfonceuse de fausses portes) avait jeté de l’huile sur le feu avec ses
prédictions prévisibles, leurres pour les crédules, visions que ne partageait
certes pas Yves-Adam Lemur (l’aveugle qui boîte).
Cet emballement avait eu lieu
le jour où le grand chapiteau du cirque Hulère avait été installé pour son
unique représentation, le soir même.
On croisait alentour quelques
spécimens qu’on aurait pu croire sortis du Musée des Erreurs, ne sachant pas
encore qu’ils faisaient partie des attractions : Cary Wolf (le loup
édenté) d’un naturel joyeux riait en permanence de toutes ses... rien du tout,
Terry Gide (le fils du cadavre) ne bougeait pas un cil et Farida Nimal
(l’éleveuse de vaches de cirque) répétait son numéro de jonglage avec Esther
Nument junior (la naine enrhumée) sous l’œil admiratif d’Inès Endouce (la mère
des orphelins) qui était d’ailleurs enceinte – et c’était récent- de Marc
Onteuze (la tache de naissance).
Roman (notre héros) remâchait
tout cela.
Bien sûr, comme disait Beethoven,
chacun mène sa vie comme il l’entend...
Mais...
Etait-ce « la faute à
pas de chance » comme disaient José Papleuret, Jean Bavetoultan et Seb
Adebol, le maire réélu qui n’avait pas compris qu’il valait mieux ne pas se
représenter pour éviter ça.
A moins que.
Sauf si.
Une opportunité.
Un concours de circonstances.
Un état de grâce.
Une heureuse conjonction.
Une belle coïncidence.
?
- Oh, je vais vous arranger
ça, murmura Bianca Pastologica (l’ardente psychopate italienne).
dimanche 26 mai 2013
Tautogrammatiquement-10
Je m'amuse, il faut bien en convenir, à faire un peu évoluer l'exercice au fil du temps.
Après un début où la phrase unique était visée, j'ai ensuite essayé le récit et, alors qu'il me reste une dizaine de lettres de l'alphabet à faire passer à cette diabolique sauce tautogrammatique, j'ai pensé varier encore les plaisirs et, tiens, doubler la contrainte pour le O avec deux haikus.
Pour le moins abstraits ou abscons, certes !
Nul doute que d'autres variations et variantes variées, avariées ou verdâtres devraient voir le jour.
Après un début où la phrase unique était visée, j'ai ensuite essayé le récit et, alors qu'il me reste une dizaine de lettres de l'alphabet à faire passer à cette diabolique sauce tautogrammatique, j'ai pensé varier encore les plaisirs et, tiens, doubler la contrainte pour le O avec deux haikus.
Pour le moins abstraits ou abscons, certes !
Nul doute que d'autres variations et variantes variées, avariées ou verdâtres devraient voir le jour.
* * *
Œil Opaque Ouvert
Ombres Ourdies Obscurcies
Oubli Ondulant
Ondes Orangées
Oasis Ou Oriflamme
Oiseaux Odyssées
samedi 25 mai 2013
vendredi 24 mai 2013
Parage
PARAGE
Le chemin sans nom,
sans personne,
s’écoule entre des roches usées,
dés de cette partie immémoriale
que jouent sans cesse les éléments,
se prolonge par une plaine,
chaque pas
une légende de la géologie,
se perd dans une dune de reflets
qui n’est ni eau ni sable mais temps.
sans personne,
s’écoule entre des roches usées,
dés de cette partie immémoriale
que jouent sans cesse les éléments,
se prolonge par une plaine,
chaque pas
une légende de la géologie,
se perd dans une dune de reflets
qui n’est ni eau ni sable mais temps.
Il y a un arbre rosé, des herbes noires,
du sel dans les doigts de la lumière.
Le chemin
porte le soleil sur ses épaules.
Le ciel a accumulé des lointains
sur cette réalité qui dure peu.
Une flaque : jet de splendeurs.
Des yeux de tous côtés.
L’heure s’arrête
pour se voir passer entre des pierres.
Le chemin n’en finit pas d’arriver.
Octavio Paz
... encore et toujours, une fois de plus...
jeudi 23 mai 2013
images
Chant des
délices de Tsai-Talee
Je suis une
plume dans la clarté du ciel
Je suis le cheval bleu qui court dans la plaine
Je suis le poisson qui tourne et brille dans l'eau
Je suis l'ombre que projette un enfant
Je suis la lumière du soir, l'éclat des prairies
Je suis un aigle qui joue avec le vent
Je suis un nœud de grains luisants
Je suis l'étoile la plus éloignée
Je suis le froid de l'aurore
Je suis le rugissement de la pluie
Je suis le scintillement de la croûte de neige
Je suis la longue trace de la lune sur le lac
Je suis une flamme de quatre couleurs
Je suis un champ de sumac et la pomme blanche
Je suis l'angle des oies sauvages dans le ciel d'hiver
Je suis la faim du loup
Je suis le rêve entier de ces choses
Vois-tu, je suis vivant, je suis vivant
J'ai bonne entente avec la terre
J'ai bonne entente avec les dieux
J'ai bonne entente avec tout ce qui est beau
J'ai bonne entente avec la fille de Tsen-tainte
Vois-tu je suis vivant, je suis vivant
Je suis le cheval bleu qui court dans la plaine
Je suis le poisson qui tourne et brille dans l'eau
Je suis l'ombre que projette un enfant
Je suis la lumière du soir, l'éclat des prairies
Je suis un aigle qui joue avec le vent
Je suis un nœud de grains luisants
Je suis l'étoile la plus éloignée
Je suis le froid de l'aurore
Je suis le rugissement de la pluie
Je suis le scintillement de la croûte de neige
Je suis la longue trace de la lune sur le lac
Je suis une flamme de quatre couleurs
Je suis un champ de sumac et la pomme blanche
Je suis l'angle des oies sauvages dans le ciel d'hiver
Je suis la faim du loup
Je suis le rêve entier de ces choses
Vois-tu, je suis vivant, je suis vivant
J'ai bonne entente avec la terre
J'ai bonne entente avec les dieux
J'ai bonne entente avec tout ce qui est beau
J'ai bonne entente avec la fille de Tsen-tainte
Vois-tu je suis vivant, je suis vivant
N.Scott Momaday/tribu Kiowa
mercredi 22 mai 2013
Fissa
ACTE I, Scène première
OCTAVE, SILVESTRE.
OCTAVE: Tu viens, Silvestre, d'apprendre au port que mon père revient?
SILVESTRE: Qu'ai-je à parler davantage?
Scène II
SCAPIN, OCTAVE, SILVESTRE.
SCAPIN: Qu'est-ce, Seigneur Octave, qu'avez-vous?
OCTAVE: N'as-tu rien appris de ce qui me regarde?
SILVESTRE: Toi et la justice?
Scène III
HYACINTE, OCTAVE, SCAPIN, SILVESTRE.
HYACINTE: Ah! Octave, est-il vrai ce que Silvestre vient de dire à Nérine?
OCTAVE: Mais que vois-je?
SCAPIN: Et vous, ne me dites-vous rien?
SILVESTRE: Que lui dirai-je?
Scène IV
ARGANTE, SCAPIN, SILVESTRE.
ARGANTE: A-t-on jamais ouï parler d'une action pareille à celle-là?
SCAPIN: Vous vous portez bien, à ce que je vois?
Scène V
SCAPIN, SILVESTRE.
ACTE II, Scène première
GÉRONTE, ARGANTE.
GÉRONTE: Ma foi! seigneur Argante, voulez-vous que je vous dise?
ARGANTE: A quel propos cela?
Scène II
LÉANDRE, GÉRONTE.
GÉRONTE: Que pourrait-ce être que cette affaire-ci?
LÉANDRE: Quoi?
scène III
OCTAVE, SCAPIN, LÉANDRE.
SCAPIN: Monsieur, que vous ai-je fait?
LÉANDRE, voulant le frapper: Ce que tu m'as fait, traître?
Scène IV
CARLE, SCAPIN, LÉANDRE, OCTAVE.
LÉANDRE: Comment?
SCAPIN: Le moyen, après une avanie de la sorte?
Scène V
ARGANTE, SCAPIN.
ARGANTE: Quoi?
SCAPIN: Voulez-vous que son valet aille à pied?
Scène VI
SILVESTRE, ARGANTE, SCAPIN.
SCAPIN: Pourquoi, Monsieur?
SILVESTRE: Lui? lui?
Scène VII
GÉRONTE, SCAPIN.
GÉRONTE: Que diable allait-il faire dans cette galère?
Scène
VIII
OCTAVE, LÉANDRE, SCAPIN.
OCTAVE: Hé bien! Scapin, as-tu réussi pour moi dans ton entreprise?
LÉANDRE: As-tu fait quelque chose pour tirer mon amour de la peine où il est?
ACTE III, Scène première
ZERBINETTE, HYACINTE, SCAPIN, SILVESTRE.
SCAPIN: Et lorsque c'est d'amour qu'on vous attaque?
HYACINTE: Hélas! pourquoi faut-il que de justes inclinations se trouvent traversées?
SILVESTRE: Pourquoi, de
gaieté de cœur, veux-tu chercher à t'attirer de méchantes affaires?
GÉRONTE: Hé bien, Scapin, comment va l'affaire de mon fils?
SCAPIN: (En contrefaisant sa voix) "Quoi? Jé n'aurai pas l'abantage dé tuer cé Geronte, et quelqu'un par charité né m'enseignera pas où il est?"
Scène II
GÉRONTE, SCAPIN.
GÉRONTE: Hé bien, Scapin, comment va l'affaire de mon fils?
SCAPIN: (En contrefaisant sa voix) "Quoi? Jé n'aurai pas l'abantage dé tuer cé Geronte, et quelqu'un par charité né m'enseignera pas où il est?"
Scène III
ZERBINETTE, GÉRONTE.
GÉRONTE: Pourquoi venez-vous ici me rire au nez?
Scène IV
SILVESTRE, ZERBINETTE.
SILVESTRE: Où est-ce donc que vous vous échappez?
ZERBINETTE: Mais qu'importe?
Scène V
ARGANTE, SILVESTRE.
Scène VI
GÉRONTE, ARGANTE, SILVESTRE.
ARGANTE: Mais pourquoi, s'il vous plaît, la tenir à Tarente, et ne vous être pas donné la joie de l'avoir avec vous?
GÉRONTE: Mais que vois-je?
Scène VII
NÉRINE, ARGANTE, SILVESTRE, GÉRONTE.
GÉRONTE: Où est ma fille, et sa mère?
Scène VIII
SCAPIN, SILVESTRE.
SCAPIN: Hé bien! Silvestre, que font nos gens?
Scène IX
GÉRONTE, ARGANTE, SILVESTRE, NÉRINE, HYACINTE.
Scène X
OCTAVE, ARGANTE, GÉRONTE, HYACINTE, NÉRINE,
ZERBINETTE, SILVESTRE.
GÉRONTE: Tu veux que je tienne chez moi une personne qui est aimée de ton frère, et qui m'a dit tantôt au nez mille sottises de moi-même?
Scène XI
LÉANDRE, OCTAVE, HYACINTE, ZERBINETTE, ARGANTE,
GÉRONTE, SILVESTRE, NÉRINE.
GÉRONTE: Votre fille?
Scène XII
CARLE, LÉANDRE, OCTAVE, GÉRONTE, ARGANTE,
HYACINTE, ZERBINETTE, SILVESTRE, NÉRINE.
GÉRONTE: Quoi?
ARGANTE: Où est-il?
Scène dernière
SCAPIN, CARLE, GÉRONTE, ARGANTE, SILVESTRE, etc.
SCAPIN: Comment, Monsieur?
Procédé de fabrication :
-contrainte : oulipo / avion
-source : Les Fourberies de Scapin / Molière
-méthode : en partant de la célèbre réplique "Que diable allait-il faire dans cette galère ?" en l'occurrence une question, il a été décidé pour chaque scène, pour chaque personnage dans l'ordre de prise de parole de ne garder que la première question qu'il pose, s'il en pose une !
- le titre : LES FOURBERIES DE SCAPIN --> FISSA .
Evidemment un titre correspondant à la lecture proposée de cette oeuvre, ainsi soumise à la question et qui ne manque pas de continuer à interroger.
lundi 20 mai 2013
Chicago-3
Entre la pluie, certes, et les temps d'attente (séchage) dans mes travaux et autres bricolages * , j'ai pu mener à bien une ultime session de "chicagos" pour ce week-end...
* J'y retourne !
En limite des défroques
En fin de fringues
Au terme des costumes
Sans autres tenues
A bout d’habits
Infusion flânant
Tisane vagabondant
Chocolat vadrouillant
Café déambulant
Thé errant
Guet lettre
Veille billet
Service missive
Garde pli
Quart Mot
Sentiment tape
Vue coup
Jugement claque
Idée choc
Avis gnon
Un mec favorable
Deux gonzes acquis
trois types d’accord
quatre mecs ok
Cinq gars pour
dimanche 19 mai 2013
chicago-2
Petite gym matinale... !
Un brin
Deux fétus
Trois tiges
Quatre pailles
Quatre pailles
Dix joncs
Période cocotte
Printemps coq
Printemps coq
Été oeuf
Automne poussin
L’hiver poule
Couchette artimon
Pageot misaine
Pageot misaine
Paddock vergue
Pieu vertical
Lit mât
Cossu patelin
Coin huppé
Coin huppé
Beau quartier
Riche banlieue
Cher bourg
Q déjeune
R goûte
R goûte
S mange
T soupe
U dine
Joli monde
Supra classe
Supra classe
Belle caste
Chic people
Beau gotha
Veaux à clarines
Bêtes
à cloches
Buffles
à grelots
Bovidés
à sonnailles
Boeufs en sons
Ère de zéphyr
Cycle d'aquilon
Cycle d'aquilon
Eternité de brise
Siècle de vent
Cent ans d’air
samedi 18 mai 2013
Chicago-1
Les "chicagos" sont des devinettes homophoniques selon l'Anthologie de l'Oulipo, éd. Benabou & Fournel,nrf - Poésie/Gallimard.
Comme m'y invitait MH de l'Appentis Saucier, je reprends la balle au bond. Quelques exemples d'abord pour saisir le principe :
Pisse homme de peu de foi
Vomis dévôt
Crache bigot
Expectore, grenouille
CHIE CAGOT
Nul boulgour
Néant couscous
Zéro patate
Nada polenta
PAS RIZ
Pied de montagne
Lisière de plaine
Plage de mer
Confins des terres
BORD D'EAU
Vomis dévôt
Crache bigot
Expectore, grenouille
CHIE CAGOT
Nul boulgour
Néant couscous
Zéro patate
Nada polenta
PAS RIZ
Pied de montagne
Lisière de plaine
Plage de mer
Confins des terres
BORD D'EAU
0 heure
1 jour
10 semaines
100 mois
MILLE ANS
1 jour
10 semaines
100 mois
MILLE ANS
Gant Sarah
Chapeau Myriam
Bas Rachel
Robe Léa
MANCHE ESTHER
Chapeau Myriam
Bas Rachel
Robe Léa
MANCHE ESTHER
Suitcase Mom
Big box brother
Vanity-case sister
Purse grand-ma
BAG DAD
Big box brother
Vanity-case sister
Purse grand-ma
BAG DAD
Ersatz Europe
Faux Calypso
Succédané Daphné
Bidon Echo
TOC IO
Faux Calypso
Succédané Daphné
Bidon Echo
TOC IO
Et voici mes premiers pas...
Ainsi spectacle
Bêta brûlant
Idiot enflammé
Pot bouillant
Sochaux
Comme terre
Part la vieille
File mamie
Vire-toi mémé
Valenciennes
Tel père
T’es né ici ?
Marmot idem
Identique rejeton
Memphis
vendredi 17 mai 2013
Terre
Il y a quelques jours, nous avons passé un très bon moment en allant voir PROMISED LAND, un film de Gus van Sant avec Matt Damon, Frances McDormand notamment.
Steve Butler (Damon) rejoint sa collègue Sue (Mc Dormand) dans un bled du nord-est des Etats-Unis.
Ils sont tous deux employés de Global, une compagnie pétrolière qui rachète les terrains en vue d'une exploitation du gaz de schiste.
Leur stratégie d'immersion dans le village vise à s'intégrer pour faire passer le message en vue de faire signer le maximum de gens à qui ils font miroiter une manne financière, un argument d'autant plus décisif à priori que les gens sont fauchés.
Mais tout ne va pas aller de soi. Pourtant, Steve est sincèrement (naïvement) convaincu de faire le bien en faisant son job. Et il est d'ailleurs très bien noté par sa hiérarchie qui le considère comme l'un des meilleurs et lui offre d'ailleurs une promotion à un moment.
C'est sans compter sur des opposants qui se fédèrent peu à peu, menés par un professeur ancien ingénieur chez Boeing... Je ne révélerai pas la suite des événements.
Le film est attachant, plein d'humanité et le réalisateur prend son temps pour nous dérouler cette histoire avec fluidité. Le temps qui coule lentement permet la prise de conscience, la réflexion. Les personnages sont bien campés, leurs failles et leurs interrogations sont suggérées. Des hommes et des femmes beaux dans leur faiblesse mais dignes dans la difficulté.
Il est particulièrement intéressant que même si on sait à peu près où on va question dénouement, c'est le chemin que le film emprunte qui surprend, en étant jamais là où on l'attend. Il y a même une certaine élégance ou délicatesse à ne pas nous la jouer pensum vertueux.
Et c'est bien par ce biais, grâce à ce choix narratif que la profondeur et la densité s'installent, sans aucune démonstration, sans coups de tam-tam.
Et ça fait du bien.
Steve Butler (Damon) rejoint sa collègue Sue (Mc Dormand) dans un bled du nord-est des Etats-Unis.
Ils sont tous deux employés de Global, une compagnie pétrolière qui rachète les terrains en vue d'une exploitation du gaz de schiste.
Leur stratégie d'immersion dans le village vise à s'intégrer pour faire passer le message en vue de faire signer le maximum de gens à qui ils font miroiter une manne financière, un argument d'autant plus décisif à priori que les gens sont fauchés.
Mais tout ne va pas aller de soi. Pourtant, Steve est sincèrement (naïvement) convaincu de faire le bien en faisant son job. Et il est d'ailleurs très bien noté par sa hiérarchie qui le considère comme l'un des meilleurs et lui offre d'ailleurs une promotion à un moment.
C'est sans compter sur des opposants qui se fédèrent peu à peu, menés par un professeur ancien ingénieur chez Boeing... Je ne révélerai pas la suite des événements.
Le film est attachant, plein d'humanité et le réalisateur prend son temps pour nous dérouler cette histoire avec fluidité. Le temps qui coule lentement permet la prise de conscience, la réflexion. Les personnages sont bien campés, leurs failles et leurs interrogations sont suggérées. Des hommes et des femmes beaux dans leur faiblesse mais dignes dans la difficulté.
Il est particulièrement intéressant que même si on sait à peu près où on va question dénouement, c'est le chemin que le film emprunte qui surprend, en étant jamais là où on l'attend. Il y a même une certaine élégance ou délicatesse à ne pas nous la jouer pensum vertueux.
Et c'est bien par ce biais, grâce à ce choix narratif que la profondeur et la densité s'installent, sans aucune démonstration, sans coups de tam-tam.
Et ça fait du bien.
jeudi 16 mai 2013
Essorage
AVAIT ROI PLUS
MORCEAU TANT MANGER BONNES
buvAIT
RIRE RAcONTER hISTOIRES, TAISAIT TANT vIllAGE SE
cONTENTAIT
fER cONSTRuIRE dES OuTIlS. S’INTéRESSAIT dANS GuéRIR, FINAlEmENT vOuS
fAuT
mANGER TROIS ORANGES
TROuvENT
mAINTENANT SOuS l’OGRE. l’écOuTA ATTENTION ORANGES.
AvAIT
TROIS : quATORzE. l’AîNé ORANGES,
dIT-Il.
dONNEREz-vOuS l’auTORISATION ? ROI AccEpTA. GARçON lONG vOyAGE SE
dISAIT
j’AuRAI lA mOITIé ApRèS mORT. vOyAGE lONG, ET S’ASSIT
fONTAINE,
SORTIT pROvISIONS mANGER. AppARuT uN mANGER ? LES
pORTE
pOuR lONG SAIS pOuR mOI ! bARbE blANchE S’élOIGNA lENTEmENT TROIS
mONTAGNES
déSERTIquES. ROI. VAIS ? pROpOSA. pOuR vOyAGE. UN mONTAGNES
déSERTIquES.
AllER, Où bIEN ! vAS. TROuvE ENcORE, mAIS REvIENNES ORANGES.
ET
PRèS fONTAINE ASSEyEz-vOuS pRENEz dANS mANGé ET vOuS,
TROIS
ORANGES
SONT
l’OGRE. vOuS dERRIèRE . vOuS décOuvRIREz GRANdS dOIGTS. LE juSTEmENT
TRAIN
NETTOyER dOIGTS. fAITES . VOyEz. AccROchE mORcEAu mON : ORANGES
pATTE
l’OGRE. vOuS mOI, vAIS vOuS RENSEIGNER : fAudRA mINuIT l’OGRE. SERA suR.
TROIS ORANGES
TROIS ORANGES
SONT.
VERSEz GOuTTES dORmIR pluS pROfONdémENT. AlORS ORANGES
ET
RApIdEmENT. GARçON. SAIS RESTE. vOIcI mIROIRS SAuvANT, EN GARçON ENTRA
dANS
dORmAIT
OuvERTE. cONTENu fIOlE. AlORS TROIS ORANGES,
bONdIT
SuR SON . S’évEIllA SE . GARçON mIROIRS. pOuvAIT dEdANS. fuGITIf. LE TEmpS,
déSOlAIT
mORT. hOmmE ARRIvA. S’écRIA vOuS AppORTE ORANGES.
fuRENT
hEuREux. hAIllONS mAIS . ROI GuéRIT dONNA SON...
Procédé de fabrication :
-contrainte : oulipo / avion
-source : un conte / les trois oranges
-méthode : faire cuire deux heures le balayage du texte dans l'ordre mot à mot en faisant "tourner" les lettres du groupe de mots "trois oranges" dans l'ordre aussi ; on ne change pas de mot de lettre en lettre si ce mot contient une séquence ad hoc, et on ne retient que les mots bien placés contenant la/les lettre(s) recherchée(s).
exemple sur la première ligne :
AVAIT ROI PLUS MORCEAU TANT MANGER BONNES
- titre : LES TROIS ORANGES --> ESSORAGE qui essaie de traduire ce qui s'est passé à la réduction !
A plus tard pour une nouvelle lessive.
mercredi 15 mai 2013
Racines
Joe Jackson était en tournée avec son "Bigger Band" fin 2012.
Ici ils jouent Hometown une chanson publiée en 1986
(album Big World) qui est reprise en une très belle version acoustique.
Il est plaisant aussi de voir à la fin Joe Jackson manifester
sa grande satisfaction à ses acolytes pour ce qu'ils ont réussi ensemble.
J'ai un attachement particulier et partiellement paradoxal
à cette chanson (comme à Toulouse pour n'en citer qu'une)
car ma propre histoire fait que je serais bien en peine
de chanter ma ville natale.
Mais Joe Jackson (revu il y a presque 4 ans en concert)
fait partie des artistes qui nous lient irrémédiablement madame K et moi,
et rien que pour ça...
dimanche 12 mai 2013
14
C’était une journée d’avril froide et claire.
Mode d'emploi :
Le titre 14, abrégé et tiré de 1984, est tombé sous le sens, après !
Il convenait donc
parfaitement.
Il n’y avait aucun moyen de savoir quelle rédaction serait
finalement adoptée, mais il avait la conviction profonde que ce serait la
sienne.
Au milieu de cette horrible pauvreté, il y avait quelques
belles maisons, hautes et larges, où vivaient des hommes riches qui avaient
pour les servir jusqu'à trente domestiques.
« Vous pouvez pas r’garder où vous allez,
non ? »
Déjà, sur le chemin qui partait de la gare, il s’était
senti sale et rabougri, sous le soleil de mai.
C’était une de ces innombrables chansons, toutes semblables,
que la sous-section du Commissariat à
la Musique publiait pour les prolétaires.
Après avoir dévoré le chocolat, il se sentit quelque peu
honteux de lui-même et traîna par les rues pendant plusieurs heures, jusqu'à ce
que la faim le ramenât à la maison.
C’était comme de lutter contre une tâche physique écrasante,
quelque chose qu’on aurait le droit de refuser, mais que là on était néanmoins
nerveusement anxieux d’accomplir.
Manufactures, mines, terres, maisons, transports, on leur
avait tout enlevé, et puisque ces biens n’étaient plus propriété privée, il
s’ensuivait qu’ils devaient être propriété publique.
Il glissa une main dans sa poche.
Jamais il ne l’avait aimé si profondément qu’à ce
moment, et ce n’était pas seulement parce qu’il avait fait cesser la douleur.
Savez-vous que vous puez comme un porc ?
IL
AIMAIT BIG BROTHER.
Mode d'emploi :
-Contrainte Oulipienne :
-Source : 1984 George Orwell
(édition Folio Gallimard - traduction Amélie Audiberti)
-Règles utilisées pour la "réduction" du texte :
a) en partant de la première phrase, sélection de 7 phrases toutes les
1984 lignes.
Si une phrase se termine dans la ligne repérée, elle est
sélectionnée en la prenant du début.
b) en partant de la dernière phrase, même principe en
remontant de 1984 lignes en 1984 lignes.
Dans la ligne repérée c’est la phrase qui commence qui est
retenue.
c) les 14 phrases « en quinconce » sont alors replacées
dans l’ordre du récit.
Le titre 14, abrégé et tiré de 1984, est tombé sous le sens, après !
vendredi 10 mai 2013
Coucou
CoUde blanc
polar oléocranien
Chapitre 1
Bertha referma la porte et avança vers moi, les yeux brillants de
rage.
-
Donald
je suis à bout.
-
Pourquoi ?
-
Il
a aligné cinq billets sur mon bureau.
-
Je
vais le voir, dis-je
Fisher
prit une profonde inspiration.
-
C’est
tout-à-fait involontaire.
-
Bien
sûr que si, mais beaucoup plus tard.
-
Qui
est ce George Cadot ?
-
Je
l’ignore.
-
Vous
a-t-il dit quelque chose ?
-
Qu’est-ce
qui vous le fait penser ?
-
Mon
plan ne vous séduit pas ?
-
Quel
âge a-t-il ?
-
Dix-huit
mois.
-
Impôts
déduits ?
-
Non,
non, surtout pas.
-
Je
m’y attendais.
Bertha
m’adressa son plus gracieux sourire.
Chapitre 2
Je m'y rendis.
-
Cela
vous dit quelque chose ?
-
Non.
-
Et
votre prénom ?
-
Du
moins il essaye.
-
Qui
est B. Cool ?
-
Il
pense.
-
Je
le crois capable de tout.
-
Ça
dépendra de beaucoup de choses.
Elle
sourit.
Chapitre 3
On
aurait juré un œuf sur le plat écrasé.
-
Ça
vous plaît ?
-
...
-
Nous
en avons essayé d’autres et c’est celui-ci qui allait le mieux.
-
Circulaire !
-
Vous
croyez ?
-
Certainement.
-
Il
a le téléphone.
-
Billings,
dis-je, Donald Billings.
-
Bon
sang, Billings !
-
Rien
du tout, dis-je noblement.
-
Il
y a George, Horace, dit Caroline.
-
Dommage,
fis-je.
Nous
reprîmes des gins avec de moins en moins de tonic.
-
J’y
suis, reprit Horace. Chalmers, George Chalmers... Le cochon !
Je
dus me lever précipitamment pour aller vomir, mais ensuite, je me sentis mieux.
Chapitre 4
Fisher
se tenait sur le seuil.
-
Avez-vous
pu lui couper l’herbe sous le pied ?
-
Mais
je ne l’ai pas encore vu.
-
Je
ne comprends rien à votre histoire.
-
Exactement.
-
Vous
allez vous détraquer les nerfs avec ce petit jeu-là.
-
Que
faisons-nous maintenant ?
-
Repartir
sans nous faire remarquer.
-
Vous
pensez qu’elle a averti Cadot ?
-
J’ai
l’impression que c’est déjà fait, dis-je.
-
Je
veux rester avec vous.
-
Vous
rentrez à la maison, ici vous êtes dans mes jambes.
Fisher m'examina d'un air méfiant.
Chapitre 5
Je pliai les deux copies de lettres et les mis dans ma poche. Lois arborait une robe de chambre, des mules et un sourire engageant.
-
Ce
n’est pas vrai !
-
Comme
vous êtes psychologue !
-
Pour
quelle raison ?
-
Je
vous déteste !
Je
vidai ma tasse de thé d’un air dégagé.
-
Ne
vous fâchez pas.
-
Alors
montrez-moi l’exemple.
La
sonnerie de l’entrée retentit trois fois.
-
Je
suis désolée mais nous n’avons pas un morceau de sucre à la maison.
-
Billings ?
-
Après.
Chaque chose en son temps.
-
Je
préfère ça. Je rentre à mon hôtel.
Je m'éloignai à grands pas, le laissant pantois sur le pas de sa porte.
Chapitre 6
J'entendis nettement la voix de Bertha au bout du fil.
-
Allô
Bertha, ici Donald.
-
Je
vous avais interdit d’appeler en PCV.
-
Je
comprends très bien.
-
Prenez
vos précautions, dit Bertha.
Je
raccrochai et rentrai à l’hôtel. Hormis l’étiquette de valise, je ne trouvai
rien d’autre. Je quittai la chambre, descendis aux cabines téléphoniques et
cherchai dans l’annuaire le numéro de la «Jensen Thrustmore
Company ».
-
Ici
les moteurs Jensen.
-
Je
suis un détective privé de Los Angeles.
-
Dîtes
donc, qui vous permet de me parler sur ce ton ?
-
Merci,
je fais de mon mieux.
-
Qu’est-ce
qui vous le fait supposer...
-
Je
crois que je vais acheter un bateau.
Sur
ces paroles, je fis demi-tour.
Chapitre 7
Dans
l’avion, je jetai un coup d’œil au journal de Cadot. Rien d’intéressant. Mais, à la date du quinze avril, je relevai
les lignes suivantes : Grand-père décline rapidement. Le jour
suivant : Mais on le dit d’ailleurs dans la famille. Deux jours
après : Le téléphone ne cesse de sonner.
J’arrivai
à l’hôtel.
Fisher
procéda aux présentations.
-
Impossible,
dis-je.
-
J’ai
reçu une lettre de lui, dit-elle.
-
George
Cadot n’était pas présent, rétorquai-je.
-
Vous
autres, hommes, dit-elle, savez vous tenir les coudes.
Je
jugeai préférable de ne pas téléphoner à Lois Marlow.
Evans bondit de son
fauteuil.
-
DONNEZ-MOI
CETTE LETTRE.
Il
la lut lentement en sifflant entre ses dents.
-
Comment
cette lettre vous est-elle parvenue Mrs Fisher ?
-
Par
la poste
Sans se donner la peine de répondre, Bertha raccrocha.
Sans se donner la peine de répondre, Bertha raccrocha.
Chapitre 8
Je
faisais vraiment de l’équilibre sur le fil du rasoir !
Le téléphone se mit
à sonner.
-
Hello
Donald, dit Lois, aimeriez-vous recouvrer votre couvre-chef ?
-
Evidemment.
-
Je
suis libre comme l’air.
-
Je
sais où c’est.
-
Vous
arrivez ?
-
Et
comment !
Elle me décocha un sourire des plus cordiaux.
-
Pas
de danger ! m’écriai-je. Où est mon chapeau ?
-
J’en
avais besoin, dit-elle.
-
Ce
n’est pas votre genre.
-
J’en
aimerais un autre, Donald, dit-elle.
-
Pourquoi ?
-
Je...
je suis stupéfaite des renseignements que vous avez.
-
Vous
voulez dire que vous avez enlevé tout le dossier de copies de lettres
compromettantes ?
-
Et
alors ?
-
Je
ne vous dois absolument rien.
Chapitre 9
A la fin du repas, Lois repoussa sa coupe de glace vide et croisa ses mains sur la nappe.
-
Donald,
dit-elle, vous m’intriguez.
-
Pourquoi ?
-
Je
n’en sais rien
-
Dans
quel sens ?
-
L’idée
de m’installer devant un grand évier
plein de vaisselle sale m’ennuie à mourir.
-
En
tout cas c’est ce qu’on dit.
-
Voilà
une remarque sibylline qui donne matière à réflexion.
Mais,
du dehors, quelqu’un tambourinait à la porte.
Evans entra dans la pièce.
-
Arrivez,
je ne vous lâche pas et vous emmène avec moi.
Chapitre 10
Nous nous rendîmes au bureau des détectives, au quartier général de la police. Il
alluma une cigarette et se mit à fumer en silence.
-
Je
saute dans un avion, dit-il. S’ils appellent, dites-leur que je ne suis pas
rentré au bureau.
-
Où
allons-nous ?
-
A
l’aérodrome, dit-il.
-
Ne
soyez pas idiot, dis-je.
-
Non,
mille fois non, chaque chose en son temps ! En route !
Dave
Griffin se tourna vers moi.
-
Vous
prenez l’avion pour enquêter sur l’affaire Crosby ?
-
N’hésitez
pas à publier ce qu’Evans vous a dit, dis-je.
En entendant ces paroles, le journaliste bondit en direction de la cabine téléphonique.
Chapitre
11
Une certaine portion des habitants dort tandis que l’autre
veille et vice-versa. Il convient de mentionner également les couples venus en
vacances d’amoureux et que les jeux de hasard n’intéressent pas.
Au
bout de peu de temps, Evans s’endormit et se mit à ronfler.
Un
groom s’approcha de Lawson.
Il
revint au bout de quelques minutes et, empoignant Evans, le secoua comme un
prunier.
-
Quoi !
Qu’est-ce que c’est ? fit Evans.
-
Sans
doute encore un de vos tours, fit-il.
Horace
Dutton venait de pénétrer dans le hall de l‘hôtel.
En
moins d’une demi-heure, Dutton s’effondra et fournit tous les renseignements
voulus.
C’était
vraiment une histoire ébouriffante.
Pendant longtemps, Dutton n’avait rien remarqué, se contentant de parler
peinture avec Cadot. Pas très enthousiasmé, car il avait beaucoup bu. Il avait
trouvé Cadot au comble de l’excitation. Dans la bagarre le revolver était parti
tout seul. La journée était magnifique.
Il
ajouta qu’il était heureux que tout soit terminé, car sa conscience se trouvait
enfin libérée.
Lorsque
nous sortîmes de l’avion, ce fut une bousculade générale.
-
J’avais
besoin de gagner du temps.
Bertha
attrapa le téléphone.
-
Dans
ce cas, dis-je, ne prenez qu’un seul billet. J’ai rendez-vous avec une blonde.
Chapitre 12
Elle
ne nous aimait pas, réprouvant les femme grossières.
Pour moi, la véritable fin survint quelques mois plus tard.
Je ne parlai même pas de ça à Bertha.
Pour moi, la véritable fin survint quelques mois plus tard.
Je ne parlai même pas de ça à Bertha.
D’abord, elle n’apprécie par l’art moderne, non plus que l’art ancien.
F I N
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