Prenez DEUX MILLE SEIZE
soit 14 lettres que vous récupérez dans votre scrabble le plus proche de chez vous , mélangez tout ça et voyez ce qui sort.
DEMELEZ LISIEUX
EXSUDEZ LIE MIEL
EXIL MUSE DELIEZ
SUEZ LE DIXIEME L
SEULE MIXEZ LIED
EUX LISEZ LE IDEM
LUXEZ ILE DEMISE
MIDI ZELE SEXUEL
LISEZ L'DEUXIEME
ZELE EMU DIX ILES
MISEZ LUXE L'IDEE
DIESEZ MIELLEUX
DEEEEIILLMSUXZ
ELIMEZ LES DIEUX
DELIEZ LES MIEUX
LISEZ MIEUX LE DE
nb: et ce billet me semble bel et bien devoir être le dernier millésimé deux mil quinze.
mercredi 30 décembre 2015
lundi 28 décembre 2015
44 Ypérite et calembredaines
Les mots
Ce quadragénaire de quarante ans avait tout essayé, semble-t-il.
Il était maintenant accusé d’avoir tenté d’empoisonner une octogénaire de quatre-vingts ans qui occupait l’appartement acheté en viager 9 ans plus tôt quand il était un trentenaire de trente-et-un ans.
En avril, sans se découvrir d’un fil, la rentière boit un verre d’eau minérale.
Lui trouvant un drôle de goût, elle en propose une lampée à un visiteur de passage, serviable, malchanceux et d’âge inconnu. Finalement tous deux font un malaise -et ce n'est pas de la solidarité - qui nécessite un transfert à l’hôpital.
L’occupante de l’appartement restera hospitalisée pendant quinze jours
Intrigué par ce double malaise, l’hôpital avait signalé la situation.
On exclut rapidement la piste de l’ypérite dont elle ne présentait visiblement pas les séquelles puisque -malgré son grand âge- elle n’avait pas combattu en 1917.
Par contre, l’analyse de la bouteille d’eau révèle la présence d’eau.
Et un ajout liquide qu’on pourrait rapprocher du zythum .
Et la présence d’un peu de sirop.
Et une forte dose de médicament.
L’octogénaire de quatre-vingts ans avait déjà fait des malaises similaires au cours des mois précédents, notamment lors d’un séjour familial sur la côte atlantique.
Quelques jours après, le témoignage d’une voisine, une septuagénaire de soixante-et-onze ans, fut décisif.
Le suspect avait été vu s'introduisant chez la victime. Lors d’une perquisition menée ensuite chez lui il fut retrouvé le même médicament que celui présent dans la bouteille d’eau de cinquante centilitres de l’octogénaire de quatre-vingts ans.
Le quadragénaire de quarante ans a reconnu finalement qu’il était passé dans l’appartement.
Mais il l’a expliqué d’abord en prétextant avoir voulu lui faire des bisous, puis en disant qu’il voulait prendre des photos pour vendre le bien.
En revanche, il a nié avoir mis un sirop abricoté et le médicament dans la bouteille d’eau.
Cette « défense» désinvolte, s’appuyant par trop sur des bagatelles, n’a pas vraiment convaincu les enquêteurs.
Il a été logiquement suite à ses « calembredaines » -sic- mis en examen pour empoisonnement avec préméditation.
jeudi 24 décembre 2015
Meilleurs...
Quatre fines lames de la guitare au meilleur de leur forme,
ça donne de superbes arrangements,
et cette chanson qui n'en finira jamais d'être d'actualité.
mardi 22 décembre 2015
Tics en toc - série en cours
Le dernier "Marianne" m'étant passé aussi bien par les mains que sous les yeux, j'ai eu la chance d'y découvrir un article franchement réjouissant sur les tics et expressions à la mode qui nous polluent et nous appauvrissent à la fois... D'aucuns ajouteraient nous hérissent.
Tout ce qu'on y trouve ne fait pas partie de mes habitudes. Donc j'ai bien ri.
Forcément.
Cela m'a fait repenser à ce que j'avais commis il y a deux ans environ, ici-même, je vous retrouve le lien ... ici.
Outre la pinte de bon sang dont vous pourriez bénéficier à la lecture dudit article, je ne peux qu'adhérer à ce qui y est dit. Cela correspond à mon propre niveau de vigilance. Et puis - si besoin - ça rassure, on se sent moins seul !
Un aperçu ?
Sont passés férocement en revue ce qui suit :
- la mode du "en mode",
- le recours au retour avec "je reviens vers vous",
- la vraie plaie du "C'est pas faux",
- l'horrible confession du " J'avoue",
- la ponctuation quelque peu hypertrophiée "avec mille guillemets" avec/sans geste à l'appui,
- la certitude mal placée du "On est sur Paris" des géographes mal dégourdis, ou du "on est sur un boisé fruité" de ces cons de cavistes,
- l'encerclement que l'on ressent parfois avec les "carrément",
- le problématique "pas de souci"
- l'instantané, pire que le café, "vite fait"
- l'extension massive des possessions, avec "je le connais mon Etienne"
- enfin le ridicule qui ne tue plus avec le précieux "belle journée" qui emmène par 40 mètres de fond.
Ils auraient pu y ajouter ce que je mentionnais il y a peu chez la Taulière, à savoir les insupportables
"Bonjour à vous" et "Merci à vous".
Tiens, je vous copicolle l'affaire :
"Ah oui, le "merci à vous " qui me les brise menu, lentement mais sûrement...
Pourquoi préciser "à vous" alors qu'on est face à face en train de "se courtoiser civilement dans la politesse " c'est bel et bien à l'interlocuteur qu'on interlocute bordel !
Imaginons "Et bonne soirée au mec dans le fond".
Sans vouloir tout corseter, cette vigilance est sanitaire si l'on veut bien faire passer tous les jours inlassablement que les mots ont un sens.
ET donc b... onne journée !
;-)
Tout ce qu'on y trouve ne fait pas partie de mes habitudes. Donc j'ai bien ri.
Forcément.
Cela m'a fait repenser à ce que j'avais commis il y a deux ans environ, ici-même, je vous retrouve le lien ... ici.
Outre la pinte de bon sang dont vous pourriez bénéficier à la lecture dudit article, je ne peux qu'adhérer à ce qui y est dit. Cela correspond à mon propre niveau de vigilance. Et puis - si besoin - ça rassure, on se sent moins seul !
Un aperçu ?
Sont passés férocement en revue ce qui suit :
- la mode du "en mode",
- le recours au retour avec "je reviens vers vous",
- la vraie plaie du "C'est pas faux",
- l'horrible confession du " J'avoue",
- la ponctuation quelque peu hypertrophiée "avec mille guillemets" avec/sans geste à l'appui,
- la certitude mal placée du "On est sur Paris" des géographes mal dégourdis, ou du "on est sur un boisé fruité" de ces cons de cavistes,
- l'encerclement que l'on ressent parfois avec les "carrément",
- le problématique "pas de souci"
- l'instantané, pire que le café, "vite fait"
- l'extension massive des possessions, avec "je le connais mon Etienne"
- enfin le ridicule qui ne tue plus avec le précieux "belle journée" qui emmène par 40 mètres de fond.
Ils auraient pu y ajouter ce que je mentionnais il y a peu chez la Taulière, à savoir les insupportables
"Bonjour à vous" et "Merci à vous".
Tiens, je vous copicolle l'affaire :
"Ah oui, le "merci à vous " qui me les brise menu, lentement mais sûrement...
Pourquoi préciser "à vous" alors qu'on est face à face en train de "se courtoiser civilement dans la politesse " c'est bel et bien à l'interlocuteur qu'on interlocute bordel !
Imaginons "Et bonne soirée au mec dans le fond".
Sans vouloir tout corseter, cette vigilance est sanitaire si l'on veut bien faire passer tous les jours inlassablement que les mots ont un sens.
ET donc b... onne journée !
;-)
Libellés :
LesChoses,
Résister,
un peu de brutalité dans un monde de poètes
lundi 21 décembre 2015
43 La rouflaquette sous le xyste
Les mots
Les aléas, les contretemps s’étaient ligués comme des rouquins.
Et le docteur Watson avait donc refermé son carnet.
Le docteur Watson referma son carnet.
Pensif.
L'enfant dans la corbeille avait quelque chose d’étrange.
Ses rouflaquettes lui donnaient un air à la
Phileas Fogg.
Il n’aurait pas été surprenant d’apprendre qu’il avait
été le protagoniste d’un duel au pistolet trente ans plus tôt.
Le chat noir s’était pourtant mis à sa recherche, muni de
ce portrait-robot, car il était dit que la symphonie promise, ce chef
d’œuvre que devait constituer l’enquête, ne pourrait rester inachevée.
Les aléas, les contretemps s’étaient ligués comme des rouquins.
En ces temps-là les appels à témoins étaient placardés et
inutiles. Wiggins et sa meute de futés espiègles étaient beaucoup
plus efficaces.
Etre, paraître… Apparaître ? Les hêtres rouges ?
Holmes avec sa monographie sur les cendres de différents
tabacs n’avait pas été d’un grand secours dans un premier temps.
Alors que la société de pêche de la Tamise, oui.
Sans
distinction d’âge. La couronne d’hameçons provenait donc d’une turlutte.
Une couronne fournie par la société elle-même qui disposait de quelque matériel
en réserve à l’adresse de ses membres.
- Et les menteurs, mon cher Watson ? Qu’en
faites-vous ? fit Holmes.
Oui, inattendu, Holmes était réapparu, brisant la folle utopie
d’une énigme résolue, expliquant par a + b que la pêche en mer n’est pas la
pêche en rivière.
Alors, qui avait bien pu couvrir cette voyageuse
qui dans l’Express de Brighton, le 15h07, se tournait en souriant victorieusement vers la
fenêtre.
Elle avait brisé
ce code, flairé la fausse piste .
Ce n’était pas le côté « wu »
太湖片台州片瓯江片甌江片东瓯片東甌片
apposé volontairement pour égarer, mais le dos de la bandelette dont il fallait
tenir compte avec ceci :
Oui, ceci, qui allait la mener dans une allée couverte, le xyste,
où l’ultime épreuve, elle l’ignorait encore, lui serait fatale. Quand les mallettes sont piégées par un mécanisme subtil
et pervers, la souris verte détale ventre à terre.
Et le docteur Watson avait donc refermé son carnet.
Pensif.
Décidément, si le phare de l'enfance éclaire les arbres
d'intermittence, il est incontestable que la solution à 7% fait des dégâts.
vendredi 18 décembre 2015
mercredi 16 décembre 2015
Brève réflexion sur [l'après]...
Nous y voilà sans y avoir pris garde.
Air connu.
Décembre, la fin d'année qui "surgit" quasiment au coin de la rue.
Le temps a filé.
Et l'année 2015.... Toujours le sentiment étrange d'être un peu sonné.
Lors d'une récente conversation téléphonique, j'évoquais l'année tellement terrible "dehors" et l'immense paradoxe de cette même année satisfaisante au plan personnel. Une ligne de partage bien limitée et circonstancielle que certains d'entre nous durement frappés n'ont pu hélas apprécier.
Alors, garder une pensée pour eux même si on peut se réjouir pour soi.
Et tenue de bilan non exigée.
Ainsi donc nous glissons vers 2016, un changement de millésime qui aura du mal à me brancher du point de vue des résolutions, des vœux et autres déclarations en prise directe avec le vent.
Car cela ne changera rien à nos lignes de conduite, à nos pratiques régulières ancrées sur des valeurs qui prennent quelquefois la grêle.
La nouvelle année n'est jamais que le jour suivant, le jour d'après. Et je sais déjà que je ne ferai (nous ne ferons) que persévérer en continuant à lire, à courir, à écouter de la musique en disque et en concert, et plein d'autres choses. En sachant que toute la partie vivante "culturelle" fait partie de l'air que nous respirons.
Au-delà de fin février qui verra se terminer le jeu à contraintes des "366 Interalphabétiques", je me garderai d'annoncer quoi que ce soit pour ce blog.
Petit clin d’œil, je vous propose cet extrait :
"L’interférence désigne la rencontre de phénomènes qui interagissent pour se modifier, se renforcer ou se contrarier. C’est sur le mode de l’interférence que les discours, images et pratiques d’une société entrent en interaction pour former ce que l’on appelle « la culture ». En effet, si les productions culturelles se définissent par elles-mêmes et déterminent leurs propres lois, elles sont aussi le produit de représentations issues d’autres domaines de la vie sociale." ( La suite et plus ici. )
Portez-vous bien.
Air connu.
Décembre, la fin d'année qui "surgit" quasiment au coin de la rue.
Le temps a filé.
Et l'année 2015.... Toujours le sentiment étrange d'être un peu sonné.
Lors d'une récente conversation téléphonique, j'évoquais l'année tellement terrible "dehors" et l'immense paradoxe de cette même année satisfaisante au plan personnel. Une ligne de partage bien limitée et circonstancielle que certains d'entre nous durement frappés n'ont pu hélas apprécier.
Alors, garder une pensée pour eux même si on peut se réjouir pour soi.
Et tenue de bilan non exigée.
Ainsi donc nous glissons vers 2016, un changement de millésime qui aura du mal à me brancher du point de vue des résolutions, des vœux et autres déclarations en prise directe avec le vent.
Car cela ne changera rien à nos lignes de conduite, à nos pratiques régulières ancrées sur des valeurs qui prennent quelquefois la grêle.
La nouvelle année n'est jamais que le jour suivant, le jour d'après. Et je sais déjà que je ne ferai (nous ne ferons) que persévérer en continuant à lire, à courir, à écouter de la musique en disque et en concert, et plein d'autres choses. En sachant que toute la partie vivante "culturelle" fait partie de l'air que nous respirons.
Au-delà de fin février qui verra se terminer le jeu à contraintes des "366 Interalphabétiques", je me garderai d'annoncer quoi que ce soit pour ce blog.
Petit clin d’œil, je vous propose cet extrait :
"L’interférence désigne la rencontre de phénomènes qui interagissent pour se modifier, se renforcer ou se contrarier. C’est sur le mode de l’interférence que les discours, images et pratiques d’une société entrent en interaction pour former ce que l’on appelle « la culture ». En effet, si les productions culturelles se définissent par elles-mêmes et déterminent leurs propres lois, elles sont aussi le produit de représentations issues d’autres domaines de la vie sociale." ( La suite et plus ici. )
Portez-vous bien.
lundi 14 décembre 2015
42 Kyrielle et le quotidien
Les mots
-Tu te souviens de Kyrielle ?
-Bien sûr ! Kyrielle était une clown funambule.
Et les deux amis d’évoquer le numéro lumineux de l’artiste qui
jouait en suspension avec le mystère. Les ombres passaient, disparaissaient.
Nuages flottants, fils invisibles, un festival visuel…sans
un mot.
Rencontre en altitude de l’humour et de la poésie.
Dire qu’ils s’y étaient rendus à l’improviste.
Sourires.
- Ah oui, c’était drôlement bien.
- J’ai appris qu’elle a mis fin à ses jours. Incroyable.
- Putain, elle s’est flinguée ?
- Hélas.
Et sans un mot.
Elle qui aspirait à un ailleurs délesté des pesanteurs,
tourné vers le rêve, léger…
On ne sait ce qui l’a rattrapée.
Mais le quotidien âpre et cruel l’a happée.
Mais le quotidien âpre et cruel l’a happée.
dimanche 13 décembre 2015
Etoile
Pour clore cette petite séquence musicale.
Evening Star
***
Robert Fripp
Brian Eno
1975
avec une pensée pour William Turner...
samedi 12 décembre 2015
Petite précision
Je ne sais trop si les lecteurs atterrissant ici ont tenté l'opération, mais il se trouve que - par le biais du formulaire de contact disponible dans la colonne de droite de la page - des échanges plus restreints sont possibles.
A priori cela a été fort peu utilisé mais j'ai pu constater en une occasion quelques problèmes avec ce formulaire, car il a bien été testé à deux ou trois reprises ... par quelqu'un qui se reconnaîtra et à qui j'ai répondu ces derniers jours et aujourd'hui même !
Des bizarreries - bien distinctes me semble-t-il du fait que je consulte rarement la boîte où les messages sont acheminés - touchent à l'affichage du message après expédition, avec des délais surprenants.
Exemple : un message de fin octobre apparu le ... 10 décembre ! Un autre daté de janvier 2015... trouvé ces jours-ci.
Je ne sais pas si d'autres utilisateurs de "blogger" l'ont constaté ?
Toujours est-il que j'ai réalisé un "autotest" ces jours-ci et que cela a fonctionné, je me suis écrit d'une boîte à une autre, c'est arrivé en temps et en heure. Tenté un moment par une suppression, j'ai rétabli le formulaire après une courte suspension pendant le test.
De fait, je suis désormais moins négligent et consulte la boîte plus régulièrement. Elle reste toutefois une solution annexe aux échanges principaux menés ici-même.
A priori cela a été fort peu utilisé mais j'ai pu constater en une occasion quelques problèmes avec ce formulaire, car il a bien été testé à deux ou trois reprises ... par quelqu'un qui se reconnaîtra et à qui j'ai répondu ces derniers jours et aujourd'hui même !
Des bizarreries - bien distinctes me semble-t-il du fait que je consulte rarement la boîte où les messages sont acheminés - touchent à l'affichage du message après expédition, avec des délais surprenants.
Exemple : un message de fin octobre apparu le ... 10 décembre ! Un autre daté de janvier 2015... trouvé ces jours-ci.
Je ne sais pas si d'autres utilisateurs de "blogger" l'ont constaté ?
Toujours est-il que j'ai réalisé un "autotest" ces jours-ci et que cela a fonctionné, je me suis écrit d'une boîte à une autre, c'est arrivé en temps et en heure. Tenté un moment par une suppression, j'ai rétabli le formulaire après une courte suspension pendant le test.
De fait, je suis désormais moins négligent et consulte la boîte plus régulièrement. Elle reste toutefois une solution annexe aux échanges principaux menés ici-même.
vendredi 11 décembre 2015
Autre duo
Painting and dance
Robert Fripp / Andy Summers
guitares
1982
extrait de I advance masked
album que je possède toujours sous forme de 33 tours
jeudi 10 décembre 2015
A part of Part
Restons résolument cette semaine sur le parcours musical.
Sans un mot.
Spiegel in spiegel
(Mirror in mirror)
mercredi 9 décembre 2015
mardi 8 décembre 2015
Aux fins fonds
Little Red Riding Hood Hit the Road
1974
Robert Wyatt
album Rock Bottom
(...Un de mes "héros" !)
lundi 7 décembre 2015
41 Dubitatif... Juteuse ?
Les mots
Déserte.
Dubitatif, il fut pris d’une panique
étrange.
Comme s’il était mort et que personne ne l’avait prévenu.
Comme s’il était mort et que personne ne l’avait prévenu.
La solitude, pourtant sa seule
compagne durant tant et tant d’années, était l'étoile qui semblait elle aussi lui avoir lâché la main.
L’obscurité s’épaississait autour de lui, se tassait dans son nez, sa bouche, ses oreilles.
L’obscurité s’épaississait autour de lui, se tassait dans son nez, sa bouche, ses oreilles.
La suie de son enfance…
Il avait déjà connu la peur, bien des
fois, mais une peur de freluquet, autre que celle qui lentement l’anesthésiait. Une peur de vieil enfant, incontrôlable, impossible à guérir, une
hydre qui ne serait jamais domptée…
Une réaction chimique due à un
mélange complexe d’émotions fit naître au bord de ses yeux une larme.
Elle descendit le réseau sinueux des rides de sa joue jusqu'au coin de sa bouche.
Puis de ses lèvres à son menton.
Puis de ses lèvres à son menton.
Pour une fois son cœur irresponsable et
détaché lui servait à autre chose qu’à pomper du sang.
Il se leva sans peine, marcha vers
la plage, traversa la bande de sable gris humide, juteuse et s’enfonça
jusqu'à la taille dans les eaux noires.samedi 5 décembre 2015
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