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vendredi 1 janvier 2016
mercredi 10 juin 2015
Le retour des chicagos
Inaugurés ici
En voici une nouvelle livraison.
En voici une nouvelle livraison.
Procès zéro
Affaire néant
Dossier Rien
Cas nada
Pilone pieu
Vergue pucier
Cacatois paddock
Mât lit
De ballot appellation
De bourricot label
De cruche logo
D’âne marque
Hygiénique pareil
Potable équilibré
Salubre équivalent
Seine égal
Incident monceau
Interruption paquet
Arrêt tas
Panne amas
Talent fringue
Science défroque
Génie fripe
Art habit
Sou havre
Picaillon oasis
Flouze terre
Braise île
Croc Nez
Crochet Pif
Pendoir Blair
Esse Tony
Mec cascade
Gaillard culbute
Gonze cabriole
Gars bond
Décharge idôlatre
Rafale adule
Bordée vénère
Salve adore
Elève maquis
Monte brousse
Hale garrigue
Hisse lande
Derche vil
Croupion abject
Popotin infâme
Cul bas
Passage barge
Artère ritournelle
Voie rengaine
Rue scie
Arrogant truande
Fier pipe
Altier fraude
Haut triche
vendredi 13 février 2015
Zazipo 2015 -8 / Tautogramme
Souche :
Les livres que je n’ai pas écrits, n’allez surtout pas
croire, lecteur, qu’ils soient pur néant. Bien au contraire (que cela une bonne fois soit dit) ils
sont comme en suspension dans la littérature universelle. Ils existent dans les
bibliothèques, par mots, par groupes de mots, par phrases entières dans
certains cas. Mais il y a autour d’eux tant de vain remplissage, ils sont
pris dans une telle surabondance de matière imprimée, que moi-même à vrai dire,
malgré tous mes efforts, n’ai pas encore réussi à les isoler, à les assembler.
Le monde en fait me paraît rempli de plagiaires, ce qui fait de mon
travail une longue traque, la recherche têtue de tous ces menus fragments
inexplicablement dérobés à mes livres futurs.
Marcel Bénabou, Pourquoi je n’ai écrit
aucun de mes livres, Textes du Xxe siècle, Hachette 2006
Livres latents … leurres ? Lecteur, larguez la légende !
Latents ?
Lisibles, là.
Là ? Lire « lieux logeant livres, librairies ».
Lisibles, là.
Là ? Lire « lieux logeant livres, librairies ».
Littéralement, lettres, locutions, laissés libres, lévitant
léthargiques … lotis, lointains, lilliputiens.
Las ! Lourdement, les lacis littéraux les lestent, les labyrinthes lettrés les ligotent…
Languissante limitation, le littérateur laconique loupe le laçage, leur liage.
Les longues listes livreraient –lumineuses lectures-
les littérateurs légers, leurs larcins, lesquels limitent le labeur.
Longue lutte : localiser les lambeaux louchement liquidés, lier les livres, libérer lendemains lisibles.
Longue lutte : localiser les lambeaux louchement liquidés, lier les livres, libérer lendemains lisibles.
Larcel Lénabou, Lourquoi Le L'ai lécrit laucun le les livres lextes lu Lingtième liècles Lachette
A noter :
Avec cette contribution n°8 se termine ma série Zazipo 2015.
jeudi 12 février 2015
Zazipo 2015 - 7 / Au pied de la lettre
Réorganisation alphabétique mais ordre d'apparition dans le texte conservé
Les livres que je n’ai pas écrits, n’allez
surtout pas croire, lecteur, qu’ils soient pur néant. Bien au contraire (que
cela une bonne fois soit dit) ils sont comme en suspension dans la littérature
universelle. Ils existent dans les bibliothèques, par mots, par groupes de
mots, par phrases entières dans certains cas. Mais il y a autour d’eux tant de
vain remplissage, ils sont pris dans une telle surabondance de matière
imprimée, que moi-même à vrai dire, malgré tous mes efforts, n’ai pas encore
réussi à les isoler, à les assembler. Le monde en fait me paraît rempli de
plagiaires, ce qui fait de mon travail une longue traque, la recherche têtue de
tous ces menus fragments inexplicablement dérobés à mes livres futurs.
Marcel Bénabou, Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes
livres, Textes du XXe siècle,
Hachette 2006
Ai allez au a autour à ai à à assembler à Bien
bonne bibliothèques croire contraire cela comme certains cas ce ces dit dans de
dans d' de dans de dans dire de de de dérobés écrits en existent entières eux
efforts encore en fois fait fait fragments futurs groupes ils ils ils il ils
imprimée isoler inexplicablement je les livres lecteur littérature les les les
Le longue la la livres mots mots Mais matière moi-même malgré mes monde me mon
menus mes n’ n’ néant n’ pas pas pur par par par phrases pris pas pas paraît
plagiaires que qu’ que que qui remplissage réussi rempli recherche surtout
soient soit sont suspension sont surabondance tant telle tous travail traque
têtue tous une universelle une une vain vrai y
Ai aucun Bénabou de 2006 du
écrit Hachette je livres Marcel mes n’ pourquoi siècle textes XXe
lundi 26 janvier 2015
Zazipo 2015 - 2
Souche
Les livres que je n’ai pas écrits, n’allez surtout pas croire, lecteur, qu’ils soient pur néant. Bien au contraire (que cela une bonne fois soit dit) ils sont comme en suspension dans la littérature universelle. Ils existent dans les bibliothèques, par mots, par groupes de mots, par phrases entières dans certains cas. Mais il y a autour d’eux tant de vain remplissage, ils sont pris dans une telle surabondance de matière imprimée, que moi-même à vrai dire, malgré tous mes efforts, n’ai pas encore réussi à les isoler, à les assembler. Le monde en fait me paraît rempli de plagiaires, ce qui fait de mon travail une longue traque, la recherche têtue de tous ces menus fragments inexplicablement dérobés à mes livres futurs.
Les livres que je n’ai pas écrits, n’allez surtout pas croire, lecteur, qu’ils soient pur néant. Bien au contraire (que cela une bonne fois soit dit) ils sont comme en suspension dans la littérature universelle. Ils existent dans les bibliothèques, par mots, par groupes de mots, par phrases entières dans certains cas. Mais il y a autour d’eux tant de vain remplissage, ils sont pris dans une telle surabondance de matière imprimée, que moi-même à vrai dire, malgré tous mes efforts, n’ai pas encore réussi à les isoler, à les assembler. Le monde en fait me paraît rempli de plagiaires, ce qui fait de mon travail une longue traque, la recherche têtue de tous ces menus fragments inexplicablement dérobés à mes livres futurs.
Marcel
Bénabou, Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes livres, Textes du
XXe siècle, Hachette 2006
Monorime
Les livres que je
n’ai pas écrits
Qui l’eut cru qui
l’eut cri
Ne sont pas vues de l’esprit.
Ils existent suspendus circonscrits
Dans tant et tant de récits,
De bibliothèques et de
librairies.
Faits comme des rats, ils
sont pris
dans une nasse qui déborde de
manuscrits
au point que je n’ai réussi aucun
tri,
aucun assemblage, j’en suis
contrit.
Ne pensez pas que je m’aigris
si je dis, quitte à être proscrit,
que ce monde est plein de malappris
usant de grigris
qui fleurent l’escroquerie.
Ma besogne en change de gabarit
et je sens bien qu’elle s’inscrit
dans la quête de tous ces fragments, ces
débris
étrangement envolés comme colibris,
escamotés de mes livres au futur assombri.
vendredi 23 janvier 2015
Zazipo 2015 - 1
L'an dernier, on a joué avec Jacques Jouet.
Cette année, ce sera cela :
Souche
Les livres que je n’ai pas écrits, n’allez surtout pas
croire, lecteur, qu’ils soient pur néant. Bien au contraire (que cela une bonne
fois soit dit) ils sont comme en suspension dans la littérature universelle.
Ils existent dans les bibliothèques, par mots, par groupes de mots, par phrases
entières dans certains cas. Mais il y a autour d’eux tant de vain remplissage,
ils sont pris dans une telle surabondance de matière imprimée, que moi-même à
vrai dire, malgré tous mes efforts, n’ai pas encore réussi à les isoler, à les
assembler.
Le monde en fait me paraît rempli de plagiaires, ce qui fait de mon
travail une longue traque, la recherche têtue de tous ces menus fragments
inexplicablement dérobés à mes livres futurs.
Marcel Bénabou, Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes
livres, Textes du XXe siècle, Hachette 2006.
J'en propose illico un lipogramme en A
Les livres que je n’écrivis point, ne croyez guère,
lecteur, qu’ils soient pure chimère.
Non, bien évidemment (que ce soit une
bonne fois dit) ils sont comme en suspension en plein milieu des lettres
universelles. Ils existent en bibliothèque, en mots, en groupes de mots, en
énoncés entiers en de nombreux exemples.
Seulement il est près d’eux tellement de fioritures
superflues, ils sont pris en une telle boursouflure d’éléments imprimés, que
moi-même pour tout dire, en dépit de tous mes efforts, je coince encore pour
les isoler et les grouper.
Le monde effectivement me semble rempli de copieurs, et mon
boulot me semble une longue course, une recherche têtue de toutes ces menues
bribes incompréhensiblement retirées de mes livres futurs.
Ticheurte Bencrevé , Pourquoi je n’étions écrit zéro de mes livres,
Textes
du XXe siècle, Procure 2006.
et un lipogramme en E
Bouquins à moi pas parus, n’y vois pas, ô bibliorat, faux ou
illusion.
Ils sont a contrario là, flottants dans tout opus au
plan supranational, national ou local.
Ils sont dans maints rayons, par mots, par blocs, par
locutions ou tout propos accompli, fini.
Mais il y a tout autour un gras surabondant, ils sont si
pris dans un flux d’inscriptions à ras bords,
qu’ils sont là sous ma main sans
solution aboutissant à tout saisir puis tout unir.
La civilisation m’apparaît ainsi : pillards copiant à
foison, par cargaisons.
Mon boulot tournant alors au grand safari où moi, cabochard,
poursuis un à un tout bout manquant, par faits obscurs, à tout bouquin qui naîtrait par
moi.
M. Totalflapi pourquoi j’ai pondu aucun bouquin à moi,
topos
d’avant aujourd’hui, Tomahawk
dimanche 23 novembre 2014
Zazinien ?
RémonKenokimarchaitoulipotan
Unrudiversurlekédumétro
sonkoldepardeçuremontan
méditanconteuzoupropo
Soudinfatalinstankan
ilentendicémo
Doukipudonktan
RémonKeno
ripensan
kulo ?
kran ?
dimanche 22 juin 2014
Variations (3)
35 variations sur un thème de Dino
Buzzati.
00 Texte-souche
Quand Stefano Roi eut
douze ans, il demanda comme cadeau à son père, qui était capitaine au long
cours et maître d'un beau voilier, de l'emmener à bord avec lui.
01 Réorganisation alphabétique
AAAAAAAAAAAAAAAA BB CCCCC DDDDDDDD EEEEEEEEEEEEEEEEEEE F G IIIIIIIIII LLLLL MMMMMM NNNNNNNNN OOOOOOOOO PP QQ RRRRRRR SSSS TTTTTTT UUUUUUUUUU V V Z
02 Anagramme
ADIEU A L’INOCCUPATION VECUE,
TROUVEZ L’IDEE ABRACADABRANTE, IDIOME A MECANIQUE ! OUI AU DUO
POUR QUE LES LETTRES DES MOTS FORMENT L’ANAGRAMME DANAIDIENNE.
03 Anagramme (autre)
UN MALFRAT, CAID MOITIE DE COMEDIE,
UN VRAI ZERO OU MAUVIETTE DITE L’ANACONDA -IRONIE- DEPOUILLA UNE BANQUE SANS MASQUE. L’ABUS DE TARAMA PEUT DEGENERER,COCO !
04 Lipogramme en A
Lorsque Stephen King eut douze piges, il s’enquit d’un
présent de son père, gouverneur de long courrier
et chef d’un joli voilier : qu’il l’emmène pour voguer
près de lui.
05 Lipogramme en I
Quand Stefano Roy eut
douze ans, sa demande de cadeau à son père, commandant au long cours et
chef
d'un beau deux-mâts
et plus, fut d’embarquer à bord ensemble.
06 Lipogramme en E
Quand S. Roi parvint à cinq plus cinq plus trois moins un
ans, il dit à son papa, commandant au long cours
patron d’un joli trois-mâts, qu’il souhaitait avoir la
gratification d’un parcours marin conduit par lui.
07 Translation (+7) uniquement les substantifs
Quand Stefano Rollet
eut douze anabolites il demanda comme
cadi à sa perestroïka qui était capital-risque
au long courson
et ma-jong d'une belle voiture de
l'emmener à bordelaise avec lui.
08
Palindrome (strict) :
Note : le texte
résiste et ne permet pas cette variation, remplacée
par la translation + 7
précédente étendue.
Quelquefois Séfano
Rollet babilla douze anabolites il
démarqua concrètement cadi à sa perestroïka qui étudiait capital-risque au
loqueteux courson et ma-jong d’une bégayeuse voiture de l’émonder à la
bordelaise avec lui.
09 Bourdon
Quand Stefano Roi eut
douze ans, il demanda comme cadeau à son père , qui était capitaine au long cours
et mître d'un beau
voilier , de l'emmener à bord avec lui.
10 Double bourdon
Quand Stefano Roi eut
douze ans, il demanda comme cadeau à son père , qui était capitaine au long
ours
et mître d'un beau
voilier , de l'emmener à bord avec lui.
11 Épenthèse
Quand Stefano Roti
eut douze ans, il demanda comme cadeau à son père, qui était capitaine au long
cours
et maître d'un beau
voilier, de l'emmener à bord avec lui.
12 Négation
Quand Stefano Roi eut
douze ans, il ne demanda pas comme cadeau à son père qui était capitaine au
long cours et maître d'un beau
voilier de l'emmener à bord avec lui.
13 Insistance
A compter du moment où la date tant attendue et l’heure
fatidique furent exactement atteintes et que le jeune mais copieusement et
régulièrement capricieux Stefano dit
« petit prince graine de monarque » Roi atteignit donc ses douze
années accomplies, certifiées et tamponnées, il sollicita si ce n’est présenta
la requête d’un cadeau de son père,
présentement excellent et grand
capitaine au très long cours et maître avisé d'un fort beau voilier, de
l'emmener à bord avec lui.
14 Ablation
Quand Stefano Roi eut
douze ans, il demanda à son père, qui était capitaine au long cours et maître d'un beau
voilier , de l'emmener à bord avec lui.
15 Ablation (autre)
Quand Stefano Roi eut
douze ans, il demanda comme cadeau à son père qui était maître d'un beau
voilier
de l'emmener à bord
avec lui.
16 Double ablation
Quand Stefano Roi eut
douze ans, il demanda à son père qui était maître d'un beau voilier de l'emmener à bord
avec lui.
16 bis Triple ablation
Quand Stefano Roi eut
douze ans, il demanda à son père qui était maître d'un beau voilier.
17 Contresens
Un petit prince
demanda pour ses douze ans que son père lui dessine un voilier en coloriant
sans dépasser les bords.
18 Autre point de vue
Quand son père eut
douze ans, il demanda comme cadeau à Stéfano Roi qui était capitaine au long cours
et maître d'un beau
voilier , de l'emmener à bord avec lui
19 Variations minimales
Quand Stefano Roi eut
douze ans, il demanda comme radeau à son père, qui était capitaine au long
cours
et maître d'un beau
voilier, de l'emmener à bord avec lui.
Quand Stefano Roi eut
douze ans, il demanda comme cadeau à son père, qui était capitaine au long
cours
et maître d'un beau
voilier, de l'emmêler à bord avec lui
Quand Stefano Roi lut
douze ans, il demanda comme cadeau à son père, qui était capitaine au long
cours
et maître d'un beau
voilier, de l'emmener à bord avec lui
20 Antonymie
Quand Stefano Sujet
eut douze ans, il accorda le droit à son fils , qui était employé au long cours
et apprenti d'une abominable barcasse, de le laisser dans la flotte avec lui.
21 Amplification
Quand Stefano
Empereur bénéficia de douze annuités, il pria qu’en bakchich son géniteur qui
était amiral au cours interminable et maestro d'un magnifique multicoques,
l'embarque à bord avec cézigue personnellement.
22 Diminution
Stefano Roitelet, douze ans, demanda cadeau à
son père : l'emmener à bord avec lui.
23 Permutation
A son père qui était
capitaine au long cours et maître d'un beau voilier, Stefano Roi demanda comme
cadeau quand il eut douze ans de l'emmener à bord avec lui.
24 Contamination croisée
a) Lorsque
Boabdil, dernier roi de Grenade, fut obligé d'abandonner le royaume de ses
pères, il demanda comme cadeau à son père qui était capitaine au
long cours et maître d'un beau voilier de l'emmener à bord avec lui.
b) Quand Stefano Roi eut douze ans, il s'arrêta au sommet du mont Padul.
25 Isomorphisme
Lorsque ce siècle eut
deux ans,
Napoléon, perçant
comme prévu sous Bonaparte
qui était premier
consul et futur empereur par maint endroit,
lui demanda de
l'emmener sur le trône avec lui.
26 Synonymie
Lorsque Stefano
Majesté eut douze berges, il sollicita comme présent à son daron qui était
pilote de longue distance et directeur d’un superbe trois-mâts de le prendre en
mer avec lui.
27 Fine déduction
C’est bien parce
qu’il ne parvenait pas à terminer ses maquettes en allumettes ni à les introduire
dans une bouteille et qu’accessoirement il faisait toujours déborder la
baignoire que Stefano Roi, douze ans et toutes ses dents, demanda à son père
capitaine au long cours et maître d'un beau voilier la faveur de l'emmener à
bord avec lui.
28 Contamination (autre)
Quand Stefano Roi eut douze ans, il demanda comme cadeau à
son père une colonie d'Utopiens composée de 9876543210 hommes, sans les femmes
et les petits enfants
29 Isoconsonnantisme
Caisse teuf noire,
diesel démodé comique, dossier pourri qu’un tacot pété, nul, cramé tordu, bavez
loin de là mon brave : clou !
30 Isovocalisme
En pédalo vois-tu
souvent si ceux en canot accostent à fond vers l’irréel, magie, fées, sorts, bons tours, effets, jeux d’un faux soir,
ciel bleu en feu qu’évapore la mer d’huile.
31 Isophonisme
« Camp stef !
A noroît ! Hue, doux zan !
- île de Man ?
- Da ? comme
cas ...
Do à son : paire quiète et cape y tiennent .
Oh ! long ? court ?
Emettre Dumbo, voix liée de l’an mené, abhorre Ravec, lui
!
32 Boule de neige clinamenoïde (strict)
Q
ua
nd
S
tefa
no
Roi
eut
dou
ze
ans, il
demanda
c
omme
cadea
u
à son père, q
ui
était capi
taine
au long c
ours
et maître d
un
beau voilier, d
e
l'emmener à bord a
vec
lui. de D. Buzzati
32 bis Boule de neige clinamenoïde
A
un
âge
pile
quand
le
môme
Stefano
Roi
eut là
douze
ans, ô
il
demanda à
son
cher père
qui
était déjà
capitaine
au si
long
cours et, pis,
maître
d’un si beau
voilier
de vouloir
l’emmener
à bord avec
lui.
K par Dino Buzzati.
33 Hétérosyntaxisme
Le cadeau d’un embarquement à bord avec lui, capitaine au
long cours, maître d’un beau voilier, fut ce que le père de Stefano Roi se vit
demander par son fils atteignant ses douze ans.
34 Alexandrin(s)
Quand Stefano Roi eut
douze ans, il demanda
en cadeau à papa, qui était capitaine
au long cours et
maître d'un beau voilier ébène
de l'emmener à bord
avec lui par là-bas .
35 Interrogation
Est-ce quand Stefano
Roi eut douze ans qu’il demanda comme cadeau à son père, qui était capitaine au
long cours et maître d'un beau voilier, de l'emmener à bord avec lui ?
***
Note : Le thème de Dino Buzzati est bien, comme vous l'aviez deviné, la première phrase de la nouvelle "le K"...
samedi 14 juin 2014
Impromptu imprévu improvisé
Les chemins buissonniers vont à l'encontre, et c'est heureux, des programmes programmés tels que je les évoquais dans le billet du 7 juin dernier, il y a une semaine exactement. Ceci n'est point une brusque volte-face. C'est un itinéraire bis, un délestage, une bretelle imprévue. Une improvisation.
J'en remercie un des blogs de chevet ci-contre qui m'a donné cette idée à laquelle je n'ai pu résister.
Le girondeau. Ah, le girondeau...
Vous lirez donc sur le blog de Robert Rapilly les quatre merveilles qu'il nous propose !
Et comme je m'y suis collé, voilà un peu de lecture !
J'en remercie un des blogs de chevet ci-contre qui m'a donné cette idée à laquelle je n'ai pu résister.
Le girondeau. Ah, le girondeau...
Vous lirez donc sur le blog de Robert Rapilly les quatre merveilles qu'il nous propose !
Et comme je m'y suis collé, voilà un peu de lecture !
Si Cléopâtre avait eu le nez plus fin
Aurait-elle connu un peuple idolâtre
La dissuadant de ce venin ?
Pour renoncer là à se battre
Sont-ce ses déboires romains
Qui la firent opiniâtre
Choisir ce chemin
Si Cléopâtre
N’est plus, teint
Saumâtre :
Fin !
Sancho Panza c’est pas le moment qu’il flanche
Sus aux moulins à hue à dia fissa
Non ce n’est pas s’en payer une tranche
Qu’accompagner cet échalas
Plus parfaitement étanche
Assoiffé de combats
Tocs d’un Don qui cloche
Sancho Panza
Qui chevauche
Dans la
Manche
Arsène Lupin manie en as la chignole
Menant de vie grand train grâce aux butins
Snobe les fariboles et les babioles
Herlock défié arrive en vain
Rival dont il se gondole
Ganimard fou devient
Risquant camisole
Arsène Lupin
cambriole
badin
vole
Ce Don Quichotte préfère voir les choses en grand
Fougueux manieur de bâtons sans carotte
Il s’attaque en plein vent aux géants
Dans le combat point ne mégote
Leurs ailes de son zèle pourfend
et si Sancho ballotte
rien ne le suspend :
ce Don Quichotte
rossinant
dépote
tant
vendredi 4 avril 2014
La nuit - évocation alphabétique
Aurons allumé
bien
compte ce ciel chassé cuivre c’ camp comme cette croire
de
est élégante en et étoile elle existe
feu fixé
fait frisquet faut
hypnotiseur
île infinitude
je
le la lune les l’ longtemps lumière
mais manque mer mal
nuit nous
ne nuages n’ non
ongle on
pourrons plus pour plafond punaises pas partir peut-être
pourtant
quand que qui qu’
regardez respire
soir ses soigné sur s’
tous tu
un
une
voit vacances vrai vite vois vitesse
y
***
Rappel /source
La nuit... Quand nous aurons allumé le feu, nous ne pourrons plus voir la nuit. Quand il y a le feu, il n’y a plus que le feu qui compte. Le feu est un hypnotiseur. Ce soir, regardez, le ciel a chassé tous ses nuages pour nous ! Il a fixé au plafond ses punaises de cuivre, avec une lune élégante en arrondi d’ongle soigné. Il n’en fait que plus frisquet, bien sûr, mais on respire, mais on s’aère, c’est les vacances et le camp de vacances ! C’est vrai qu’il manque la mer, mais le ciel n’est pas mal non plus comme image de l’infinitude. On ne s’attendait pas à partir en vacances aussi vite, et peut-être aussi longtemps. Regardez cette étoile, je la vois, tu la vois, et pourtant elle n’existe plus, s’il faut en croire les affaires de vitesse de la lumière.
jeudi 3 avril 2014
Extension du domaine de la nuit
La nuit...
câline, nuit de Chine
Quand nous
aurons est arrivé
allumé de la paix
le feu, nous
ne pourrons plus voir la nuit naître de l’uniformité.
Quand mais si je
sais où est Caen
il y a le
feu, au lac,
il n’y a
plus que le feu qui compte à rebours .
Le feu est
un hypnotiseur. Ce soir, regardez, le ciel mon mari
a chassé
tous ses nuages remplis de têtes
pour
nous ! Il a fixé au plafond de la sécurité sociale
ses punaises
de cuivre, avec une lune de miel
élégante en
arrondi d’ongle soigné béni mes frères.
Il n’en fait
que plus frisquet, bien sûr, mais on respire comme on ment,
mais on
s’aère, c’est les vacances au bord de la mer
et le camp
de vacances du pouvoir !
C’est vrai
qu’il manque la mer, défaite
mais le ciel
n’est pas mal aux pieds
non plus
comme image de l’infinitude des sentiments.
On ne
s’attendait pas à partir c’est mourir un peu
en vacances
aussi vite fait bien fait,
et peut-être
aussi longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu.
Regardez
cette étoile de fond,
je la vois,
tu la vois, et pourtant elle n’existe plus, s’il faut en croire les affaires sont les
affaires
de vitesse du son
de la
lumière noire.
* * *
Pour mémoire/ source :
La nuit... Quand nous aurons allumé le feu, nous ne pourrons plus voir la nuit. Quand il y a le feu, il n’y a plus que le feu qui compte. Le feu est un hypnotiseur. Ce soir, regardez, le ciel a chassé tous ses nuages pour nous ! Il a fixé au plafond ses punaises de cuivre, avec une lune élégante en arrondi d’ongle soigné. Il n’en fait que plus frisquet, bien sûr, mais on respire, mais on s’aère, c’est les vacances et le camp de vacances ! C’est vrai qu’il manque la mer, mais le ciel n’est pas mal non plus comme image de l’infinitude. On ne s’attendait pas à partir en vacances aussi vite, et peut-être aussi longtemps. Regardez cette étoile, je la vois, tu la vois, et pourtant elle n’existe plus, s’il faut en croire les affaires de vitesse de la lumière.
jeudi 27 mars 2014
Nuit décalée, nuit taquine !
La nuit... Quand nous aurons
allumé le feu, nous ne pourrons plus voir la nuit. Quand il y a le feu, il n’y
a plus que le feu qui compte. Le feu est un hypnotiseur. Ce soir, regardez, le
ciel a chassé tous ses nuages pour nous ! Il a fixé au plafond ses punaises
de cuivre, avec une lune élégante en arrondi d’ongle soigné. Il n’en fait que
plus frisquet, bien sûr, mais on respire, mais on s’aère, c’est les vacances et
le camp de vacances ! C’est vrai qu’il manque la mer, mais le ciel n’est
pas mal non plus comme image de l’infinitude. On ne s’attendait pas à partir en
vacances aussi vite, et peut-être aussi longtemps. Regardez cette étoile, je la
vois, tu la vois, et pourtant elle n’existe plus, s’il faut en croire les
affaires de vitesse de la lumière.
Source : http://zazipo.net/
Proposons une ronde aux substantifs, le décalage nous donne :
La lumière... Quand nous aurons allumé la nuit
nous ne pourrons plus voir le feu.
Quand il y a la nuit il n’y a plus que le feu qui compte.
Le feu est un feu.
Cet hypnotiseur, regardez, le soir a chassé tous ses ciels pour nous !
Il a fixé aux nuages ses plafonds de punaises,
avec un cuivre élégant en lune d’arrondi soigné.
Il n’en fait que plus frisquet, bien sûr, mais on respire, mais on s’aère,
c’est les ongles et les vacances de camp !
C’est vrai qu’il manque les vacances,
mais la mer n’est pas mal non plus comme ciel de l’image.
On ne s’attendait pas à partir en infinitude aussi vite,
et peut-être aussi longtemps.
Regardez cette vacance, je la vois, tu la vois,
et pourtant elle n’existe plus,
s’il faut en croire les étoiles d’affaire de la vitesse.
jeudi 23 janvier 2014
VU
Dans l'exercice pratiqué déjà à trois reprises de l'AVION, avion pour abréviation, il manquait malgré tout une pièce dans ce puzzle à l'envers.
Après avoir dynamité un polar miteux (Cousu de fil blanc devenu, pour oublier, Coude blanc), un roman peu connu d'Orwell (1984 transformé en 14) et une pièce de Molière (Les Fourberies de Scapin rebaptisée pas si vite que ça Fissa) , il m'a semblé qu'il fallait monter le niveau, prendre de la hauteur.
Pas question de survoler le sujet.
C'est ainsi que j'ai lâché du lest, j'ai décollé en montgolfière, j'ai rêvé de planeurs et d'hélicoptères... et même, chut, d'oiseaux blancs.
Ce qui donne ceci. (La "fiche technique" est en bas de page.)
sous l'avion, creusaient déjà leur sillage d'ombre dans l'or
du soir
ainsi les trois avions postaux de la Patagonie
le son de ce moteur lointain devenait de plus en plus dense
Rivière regardait Pellerin
or Robineau ce soir était las
les secrétaires somnolaient dans les bureaux de Buenos
Aires
le radio navigant du courrier de Patagonie
Rivière était sorti pour marcher un peu et tromper le
malaise qui reprenait
il rejoignait son bureau personnel
réveillée par le téléphone
Rivière le reçoit
le courrier de Patagonie abordait l'orage
le courrier d'Asuncion marche bien
la femme de Fabien téléphona
ce papier plié en quatre le sauverait peut-être
en corrigeant mieux les remous
un des radiotélégraphistes de Commodoro Rivadavia
et Rivière médite
il n'avait rien à proposer
Commodoro Rivadavia n'entend plus rien
avec mélancolie
le courrier d'Asuncion signala qu'il allait atterrir
dans une minute
Source :
Vol de nuit, Saint-Exupéry, 1931
Mode d’emploi
Suivre
l’ordre des lettres du titre, VOL DE NUIT.
Les
affecter une par une chapitre par chapitre : V chapitre 1, O
chapitre 2, L chapitre 3 etc.
Repérer
le premier mot qui contient la lettre dans le chapitre et prélever ...
a)
soit la phrase contenant le mot si elle est écrite d’une
traite.
Exemple : L’avion se posa sans dommages.
b)
Soit la partie de phrase contenant le mot s’il y a une virgule
avant ou après qui le sépare du début ou de la fin de phrase.
Exemple : Une rafale de vent, puissante et inattendue,
contraignit le pilote à différer son atterrissage.
Recommencer autant de fois qu’il y a de
chapitres : par exemple, la lettre V reprend au chapitre 10, puis au
chapitre 19, telles des boucles d'atterrissage.
Un dernier coup de tournevis et de chiffon me conduit, après avoir fait les niveaux, à retirer toutes les
majuscules hors noms propres et la ponctuation du texte ainsi constitué.
mercredi 8 janvier 2014
Mettre le feu sous la porte
Poursuivons...
Toujours comme source l'inépuisable "Anthologie de l’OuLiPo"...
P.592, locutions introuvables (Marcel Benabou)
Principe :
fabriquer de nouvelles locutions.
*Avec « tirer le diable par la
queue » et « bâtir des châteaux en Espagne » on obtient
« tirer le diable en Espagne » et « bâtir des châteaux par la
queue »... Il reste ensuite à en donner une signification précise !
Exemples sur la thématique "l’œuf et la poule"
Mettre tous ses œufs en Espagne : s’entourer de
précautions inefficaces
Mettre tous ses œufs en poupe : prendre de gros risques
Mettre tous ses œufs dans le plat : utiliser toutes ses
ressources d’un coup
Tuer la poule devant les bœufs : faire un exemple
Tuer la poule sur le feu : agir de façon précipitée
Tuer la poule dans la bergerie : agir avec
dissimulation
Je m'y colle !
-
Pousser le bouchon en Espagne:
Bloquer le col du Perthus
-
Pousser le bouchon sur la soupe :
Se livrer à des expériences maritimes avec ses aliments
pendant le repas
-
Pousser le bouchon derrière la tête:
Emprunter exclusivement les itinéraires bis.
-
Sauter du coq à son moulin :
Se réveiller tôt dans la farine.
-
Mettre la charrue sur le bout des doigts:
Labourer en braille.
-
Avoir une idée sous roche:
Donner son avis dans une grotte.
-
Avoir une idée à ses trousses :
Ne pas pouvoir chasser une sombre pensée.
-
Avoir une idée dans un magasin de porcelaine:
Se rappeler sans grande certitude le prénom de son éléphant.
-
Avoir une idée au tournant:
Changer de direction, finalement.
-
Apporter de l’eau comme l’as de pique:
En renverser.
-
Bâtir des châteaux comme un arracheur de dents:
Etre un très très gros menteur.
-
Avoir une idée avant les bœufs :
Y penser le premier, mais sans gloire.
-
Etre fringué comme une casserole:
Porter un queue-de-pie qui attache.
-
Avoir des fourmis dans les orties :
Confondre la faune et la flore.
vendredi 3 janvier 2014
A quoi tu penses ?
Une année qui commence ne saurait à mon sens marquer de rupture dans certaines bonnes habitudes que je me suis fixé, enfin, c'est ainsi que je les considère !
Donc, par conséquent, c'est reparti !
MODE D'EMPLOI :
Contrainte : « A quoi tu penses ? »
Source : Anthologie de l’OuLiPo (Fournel-Benabou)
pp.353 à 361
Voici les 3 premières réponses sur 49 faites par Hervé Le
Tellier (in Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable).
-Je pense que, quand j’étais gosse, j’écrivais au Père Noël,
et qu'aujourd'hui encore, il m’arrive d’imaginer les trois souhaits que je
souhaiterais voir exaucés si je rencontrais une fée.
-Je pense que l’oreille absolue existe, mais pas le nez
absolu, ni l’œil absolu, ni même le sexe absolu, et au demeurant, je me demande
ce que ça pourrait bien être si ça existait.
-Je pense que, non, Mathausen n’est pas un opéra de Wagner.
J’ai à mon tour écrit 49 réponses à la question
« A quoi tu penses ? » sachant que pour certaines réponses repérées (*), j’ai
repris le thème de Hervé Le Tellier en le personnalisant dans ma réponse.
1.
A quoi tu penses ?
Je pense que je ne sais pas trop
dans quoi je m’embarque, juste là, à faire ça.
2.
A quoi tu penses ?
Je pense qu’en me donnant cet
exercice on peut dire « je suis donc je pense ». Vous suivez ?
3.
A quoi tu penses ?
Je pense à « Tu penses à
quoi ? » cette magnifique chanson de Léo Ferré dans l’album La Frime.
4.
A quoi tu penses ?
Je pense que je dois faire
attention à ne pas confondre abusivement « je pense » (ici ?) et
« je me souviens»...(ailleurs ?)
5.
A quoi tu penses ?
Je pense, tiens justement, qu’il y a certaines choses dont on se
souvient qu’on ferait mieux d’oublier.
6.
A quoi tu penses ?
Je pense qu’un de nos chats
possède un cerveau à canon scié.
7.
A quoi tu penses ?
Je pense au détachement, à cette
propension forte que j’ai à me perdre dans mes pensées.
8.
A quoi tu penses ?
Je pense qu’en roulant sur
l’autoroute*, on se fait rouler.
9.
A quoi tu penses ?
Je pense qu’il y a certaines
choses qu’on oublie dont on ferait bien de se souvenir.
10.
A quoi tu penses ?
Je pense que quelquefois on fait
certaines choses qui ne présentent pas le moindre intérêt.
11.
A quoi tu penses ?
Je pense que je mange les
pamplemousses comme des oranges, mais qu’il n’y a pas d’enchaînement avec
d’autres fruits, par exemple je ne mange pas les prunes comme des kiwis ;
cela m’autorise cependant à dire que je mange les oranges comme les
pamplemousses.
12.
A quoi tu penses ?
Je pense que j’aurais pu préciser
« en les pelant comme une orange, et sans sucre ».
13.
A quoi tu penses ?
Je pense à la petite souris qui
trouve une dent et apporte une pièce. Et qu’il est injuste qu’on ne reçoive
aucune dent quand on trouve une pièce.
14.
A quoi tu penses ?
Je pense aux bières aromatisées
que je déteste cordialement car le « tout aromatisé » dénature et
m’ennuie.
15.
A quoi tu penses ?
Je pense à certains mots que
j’aime et me renvoient à Marcel Pagnol dans la Gloire de mon père :
« J’avais la passion des mots ; en secret, sur un petit carnet, j’en
faisais une collection, comme d’autres font pour les timbres.
J’adorais “grenade, fumée, bourru, vermoulu” et
surtout “manivelle” : et je me les répétais souvent quand j’étais
seul, pour le plaisir de les entendre. »
16.
A quoi tu penses ?
Je pense que ce passage a dû me
marquer mais quel âge avais-je donc ?
17.
A quoi tu penses ?
Je pense que je n’ai jamais fait
de collection de timbres, mais de capsules de soda à l’âge de 8 ans et jusqu’à
l’âge de 9 ans, ce qui vous pose un collectionneur.
18.
A quoi tu penses ?
Je pense que cela explique un peu
et m’a conduit à une collection de boules à neige correspondant aux lieux où je
suis passé, une collection soit dit en passant qui se veut le temple du mauvais
goût (et ça marche !) et qui se constitue par procuration également (ça
marche aussi) au point que je n’ai pas à m’en occuper (on donne ce qu’on
veut)...
19.
A quoi tu penses ?
Je pense que ce qui me chiffonne
dans les comédies musicales est qu’ils se mettent à chanter et à danser en
étant pile poil dans le sujet, et en dansant et chantant super bien, que c’en est étonnant d’être aussi
inspiré et qu’en fait j’y crois pas.
20.
A quoi tu penses ?
Je pense pourtant que Gene Kelly
sous la pluie me remplit de joie et d’enthousiasme.
21.
A quoi tu penses ?
Je pense que ceci n’explique pas
pour autant entièrement mon rapport plutôt cordial à la pluie.
22.
A quoi tu penses ?
Je pense qu’on ne parle jamais
des cerises tomates et qu’on a rarement été aussi inspiré.
23.
A quoi tu penses ?
Je pense que dans mes visites
chez le coiffeur* je prends un soin méticuleux à arriver exactement à l’heure
pour ne pas avoir à me plonger dans un magazine inapte à me décoiffer les
neurones.
24.
A quoi tu penses ?
Je pense que dans mes visites
chez le coiffeur* je prends un soin méticuleux à arriver exactement à l’heure
pour ne pas avoir à me plonger dans un magazine etc. etc. et qu’une fois j’ai
dû patienter et que finalement j’ai pris un album du coin enfants, très épais,
8 pages.
25.
A quoi tu penses ?
Je pense que lorsque je suis face
à une femme au décolleté généreux* je regarde d’emblée et ouvertement, je ne
fais donc pas d’effort particulier pour fixer ses yeux, par contre je n’y
reviens pas : je ne pratique pas le regard insistant et répété.
26.
A quoi tu penses ?
Je pense que ce type de
questionnaire donne une grande marge de manœuvre pour passer du coq à l’âne
sans qu’on me le reproche réellement. Et d’ailleurs je ne m’en veux pas.
27.
A quoi tu penses ?
Je pense que bientôt nous aurons
des poules dans le jardin et ce sera bien.
28.
A quoi tu penses ?
Je pense que j’aime bien écouter
de la musique dans le noir* ou la pénombre, c’est aussi bien qu’au casque, que
je supporte de plus en plus mal ...vu que je n’ai plus de mobylette.
29. A quoi tu penses ?
Je pense que j’ai fait un excellent choix il y a
quelques années lorsque j’ai décidé de ne plus être abonné à aucune
revue* : cela ne me manque pas, cela m’a permis de renforcer très solidement mon attachement aux livres, cela ne m’empêche pas d’aller en kiosque quelquefois, même si
c’est en définitive assez rare...
30.
A quoi tu penses ?
Je pense à la liseuse qu’on vient
de m’offrir et à Paul Fournel pour son roman éponyme que j’avais beaucoup
apprécié.
31.
A quoi tu penses ?
Je pense à cette liseuse,
justement, il va falloir que je m’habitue à son usage, je ne lâcherai pas le
livre papier et le bruit de la page qu’on tourne me manque dans les quelque
cent pages que j’ai déjà lues. Mais ça va se faire !
32.
A quoi tu penses ?
Je pense au temps qui est
assassin -comme disait la chanteuse- et il court toujours.
33.
A quoi tu penses ?
Je pense que je dis souvent
exprès de grosses bêtises en restant sérieux comme si de rien n’était* mais que
je ne sais pas d’où me vient cette pratique. Est-ce une pratique
d’ailleurs ?
34.
A quoi tu penses ?
Je pense que la théorie des
graphes* qui permet paraît-il de prouver que n’importe qui
connaît quelqu’un qui connaît
quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît le président des Etats-Unis ne nous
avance pas beaucoup.
35.
A quoi tu penses ?
Je pense au plaisir des
découvertes poétiques emballantes que je ferai dans l’année.
36.
A quoi tu penses ?
Je pense que si cet exercice peut
amener à faire son intéressant, il ne faut cependant se vautrer ni dans la
complaisance ni dans la platitude.
37.
A quoi tu penses ?
Je pense que je vais très
certainement noter sur un carnet cette année les titres des livres que j’aurai lus, car je m’aperçois que la liste écoulée cette année – assez longue-
m’échappe partiellement.
38.
A quoi tu penses ?
Je pense que l’on peut aisément
faire passer le dictionnaire pour un roman lorsqu’on y cherche un mot, qu’on le
trouve ...et que cela se prolonge malgré tout et qu’on devrait le refermer.
Peut-être.
39.
A quoi tu penses ?
Je pense que -si je peux me
permettre une remarque- cela ne facilite pas la compréhension d’avoir mis d’un
côté les noms communs et d’un autre les noms propres.
40.
A quoi tu penses ?
Je pense qu’il m’arrive, si j’ai
bonne mémoire, de ne pas me souvenir d’un nom* lors de conversations, en évoquant un cinéaste, un acteur, un
musicien, un auteur mais ce n’est rien à côté de certains amis qui peinent
systématiquement.
41.
A quoi tu penses ?
Je pense que je ne tarderai plus
guère à me lancer dans l’acrostiche brivadois, exercice de style oulipien que je n’ai encore jamais essayé.
42.
A quoi tu penses ?
Je pense au moment où j’écris que
nous sommes en période de vœux, que je m’en acquitte généralement par courrier
postal en fabriquant artisanalement « la carte » et que je n’ai
encore rien écrit à personne pour le moment cette année. Il paraît qu’on a tout
le mois de janvier, non ?
43.
A quoi tu penses ?
Je pense qu’en réalité j’hésite
sur la forme, je bannis les sms, je n’ai aucun compte dans les réseaux sociaux,
et j’aime bien l’idée du courrier physique papier , il n’est pas dématérialisé,
on peut personnaliser la trace, bon je vais attendre avant de trancher... On a
toujours tout le mois de janvier, non ?
44.
A quoi tu penses ?
Je pense aux pages qui se
tournent. Dans la liseuse et ailleurs.
45.
A quoi tu penses ?
Je pense que je pense trop ces
temps-ci.
46.
A quoi tu penses ?
Je pense, en vrai filou, que je
viens d’avancer à peu de frais dans ce questionnaire.
47.
A quoi tu penses ?
Je pense que si je répétais
l’opération, ça finirait par se voir.
48.
A quoi tu penses ?
Je pense que ça se voit.
49.
A quoi tu penses ?
Je pense que 49 c’est un bon
nombre au moins pour une bonne raison, mais aussi d’autres ... L’une d’elles
étant qu’il me rappelle un bouquin de Thomas Pynchon que j’ai beaucoup aimé
« Vente à la criée du lot 49 » qui parlait de timbres plutôt
étranges, tiens tiens....
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