Ultimes
notes envolées enfuies les mains vont viennent s’agitent les spectateurs scène
vide lumières crues retours dispersés matériel remballer disparition
progressive d’instruments câbles débranchés enroulés pédales rangées peu à peu
c’est place nette à suivre un trio techniciens câbles micros de nouveau
trépieds tabouret pour le batteur amplis déplacés tiens une guitare puis deux
et trois clin d’œil coup d’œil deux petits sacs ouverts câbles ?
accessoires ? partitions dénichées petite bouteille d’eau s’activer sans
bousculer visser la cymbale méticulosité embouts colorés pupitres fils rouge
jaune bleu un peu de place pour que passe la contrebasse petite pluie fine de
percussions étrange ballet déréglé ça entre ça sort traque du détail ça
grouille on off points lumineux ça se dépêche ? patience veste posée
raccords enfin vissés mailloches ok dans la poche ça se hâte lentement gestes
et routines diodes veilles rouges repères une fièvre calme balance son pouces
levés une serviette ? ce micro n’ira pas fourmilière regards échangés
attendre s’entendre s’accorder de petits rythmes traversent la scène
baguettes roulement sur caisse claire préparation tension concentration
sourcils conflexes quelques accords de guitare trouent l’espace l’agitation
douce fin de vibration chuintement cymbales cordes pincées contrebasse derniers
réglages notes éparses archet décoché ... Prêts ? Repartis en coulisses.
Du temps un peu du noir complet et du silence (...) et trois ombres devinées qui se glissent furtives lumière c’est parti gtr bass dm perc
dimanche 31 mars 2013
samedi 30 mars 2013
alphabétagammes
Obni nous y invitait ? Comment refuser ? C'est parti !
1/ proposition singulière
La A lots grains
La B thonière
La C bille
La D bouchée
La E, ici ? elles.
La F ée des rations
La G plenière
La H de guerre
La I cité
La J lit T
La K momie
La L bleue
La M chose
La N au front
La O tseu
La P des braves
La Q rieuse
La R à tes pieds.
La S perd, rance.
La T au riz
La U lotte.
La V riz thé.
La W sel
La Xième est la bonne ?
La Y s’y colle !
La Z vos godasses !
2/ proposition plurielle
Les A les A
Les B quilles
Les C draps
Les D bottés
Les E brouillés
Les F ires
Les G Monique
Les H farouges
Les I réels
Les J gaulent haut
Les K barrés
Les L plissées
Les M au fil
Les N recuites
Les O et forêts
Les P de Damoclès
Les Q de chevalier
Les R de rien
Les S de citron
Les T prochains
Les U relus, berlue ?
Les V luxent
Les W ché
Les X tancent
Les Y rondelles
Les Z de quand ?
vendredi 29 mars 2013
olécranien
Sans doute était-il temps de tirer de sa relative obscurité, parfaitement injuste, cette partie du corps humain. Sa sous-utilisation fortement teintée d'un mépris certain montre qu'on ne soupçonnait pas ou fort peu son énorme potentiel. Et pourtant ! Vous aurez ainsi très précisément :
a) catégorie "utilitaires" :
le coude bambou, le coude bâton, le coude de la route, le coude fusil, le coude balai, le coude sifflet, le coude ciseau, le coude canif, le coude crayon, ... le coude torchon (*) le coude fouet (**) le coude lettrier (**)
b) de quoi jouer sur deux tableaux :
le coude pouce, le coude main , le coude pied, le coude cœur, le coude œil, le coude peinture, le coude blanc (**) ...
c) les astuces et manœuvres :
le coude état, le coude massue, le coude force, le coude semonce, le coude tonnerre, le coude essai (***), le coude gueule,(***), le coude trafalgar (***), et son cousin le coude Jarnac
d) plus aléatoires :
le coude vent, le coude bol, le coude génie, le coude maître (***), le coude bourre (***), le coude vin, le coude lavie, ...
e) catégorie fatigué :
le coude barre, (et sa cause : le coude feu ?) le coude mou (**)
Il était temps.
Gardez-en.
Jouez des coudes.
edit du 30/03:
catégorie (e) par leunamme.
edits du 31/03 & 1/04
(*) obni
(**) MH de l'appentis saucier
(***) paul(A)
a) catégorie "utilitaires" :
le coude bambou, le coude bâton, le coude de la route, le coude fusil, le coude balai, le coude sifflet, le coude ciseau, le coude canif, le coude crayon, ... le coude torchon (*) le coude fouet (**) le coude lettrier (**)
b) de quoi jouer sur deux tableaux :
le coude pouce, le coude main , le coude pied, le coude cœur, le coude œil, le coude peinture, le coude blanc (**) ...
c) les astuces et manœuvres :
le coude état, le coude massue, le coude force, le coude semonce, le coude tonnerre, le coude essai (***), le coude gueule,(***), le coude trafalgar (***), et son cousin le coude Jarnac
d) plus aléatoires :
le coude vent, le coude bol, le coude génie, le coude maître (***), le coude bourre (***), le coude vin, le coude lavie, ...
e) catégorie fatigué :
le coude barre, (et sa cause : le coude feu ?) le coude mou (**)
Il était temps.
Gardez-en.
Jouez des coudes.
edit du 30/03:
catégorie (e) par leunamme.
edits du 31/03 & 1/04
(*) obni
(**) MH de l'appentis saucier
(***) paul(A)
jeudi 28 mars 2013
Rythmes
Le morceau d'ouverture du concert du "Malcolm Braff trio".
Après deux morceaux relativement "sages" pour poser les fondations, cela commença à improviser sec et à réjouir de plus en plus les spectateurs. Que dire... ?
Braff au piano, Washington à la basse, Koenig à la batterie se sont montrés excellents et communicatifs dans le plaisir de jouer.
Des morceaux, à la fois trames et propositions, où l'autoroute fut délaissée au profit de multiples petits chemins boisés plus ou moins carrossables, et dont on comprit bien -pour certains passages- que c'étaient des voies nouvelles ouvertes à la machette dans la brousse.
Et un dernier rappel luxuriant nous laissa même dans la jungle, conquis.
Excellent.
mercredi 27 mars 2013
après
Hier soir, le concert juste achevé, quittant les travées, nous étions à descendre les quelques marches pour gagner la sortie. Silencieux.
Comme très souvent, car tous deux, avec madame K, et on n'a pas besoin de se le dire, on sait qu'on va s'en parler mais un peu après, car rien ne presse... Car on est encore dedans, encore dans les sensations douces de ce très beau moment que nous a offert Gian-Maria Testa à la fois simple et chaleureux, gorgé d'humanité, et de lucidité aussi. On se sent bien, on sent bien qu'on a fait une belle rencontre.
Alors, comme souvent dans ces quelques minutes, je regardais -sans d'ailleurs vraiment regarder- les spectateurs qui venaient d'assister à ce même concert.
Ils étaient nombreux, je trouve, à reprendre le contrôle de leurs téléphones portables.
Là, tout de suite. Et je repense à l'impression d'étrangeté qui m'a assailli.
D'autant que mon téléphone, à supposer que je sache où il était, était très certainement à ce moment-là la dernière chose à laquelle j'aurais pu penser...
Comme très souvent, car tous deux, avec madame K, et on n'a pas besoin de se le dire, on sait qu'on va s'en parler mais un peu après, car rien ne presse... Car on est encore dedans, encore dans les sensations douces de ce très beau moment que nous a offert Gian-Maria Testa à la fois simple et chaleureux, gorgé d'humanité, et de lucidité aussi. On se sent bien, on sent bien qu'on a fait une belle rencontre.
Alors, comme souvent dans ces quelques minutes, je regardais -sans d'ailleurs vraiment regarder- les spectateurs qui venaient d'assister à ce même concert.
Ils étaient nombreux, je trouve, à reprendre le contrôle de leurs téléphones portables.
Là, tout de suite. Et je repense à l'impression d'étrangeté qui m'a assailli.
D'autant que mon téléphone, à supposer que je sache où il était, était très certainement à ce moment-là la dernière chose à laquelle j'aurais pu penser...
mardi 26 mars 2013
Nocturnes
Accélération du compteur, sans affolement pour autant, avec un mois de "festivités" qui s'annonce au minimum passionnant ? ou palpitant ? ou...
Toujours est-il qu'à compter de ce soir, tantôt en solo, tantôt juste avec madame K, tantôt avec madame K et des amis, cela va nous emmener jusqu'au 17 avril.
Et ça va être du plein les oreilles à tous les étages !
-Gian-Maria Testa en quartet avec Giancarlo Bianchetti, Nicola Negrini et Philippe Garcia,
-Malcolm Braff trio : le piano de Braff avec la basse de Reggie Washington et la batterie de Lukas Koenig.
-Une soirée "scène nantaise" avec .. Swim (power trio) avec Manuel Adnot (guitare), Sébastien Boisseau (contrebasse) et Will Guthrie (percussions). Au programme aussi, Pulse avec Elie Dalibert (sax alto), Jules Boittin (trombone), Oliver Prou (sax baryton), Gaël Coutier (trompette), Mathieu Lagraula (guitare) Alexis Ogier (basse) et Florian Chaigne (batterie).
- Stéphane Kerecki & John Taylor, duo contrebasse - piano (un album, Patience, recommandé)
- Baptiste Trottignon (piano) & Jeanne Added (voix) avec Thomas Bramerie (contrebasse) et Dré Pallemaerts (batterie). Sans doute l'occasion d'entendre les reprises de Barbara Brel ou Nougaro qui figurent sur son dernier disque (... que je ne connais pas).
- Ches Smith and These Arches : avec Mary Halvorson (guitare), Tony Malaby (saxophone ténor) et Andrea Parkins (accordéon). Smith (batterie) invite en plus pour l'occasion Tim Berne (saxophone alto). Indiscipline et fulgurances au programme, à mon avis !
Enfin, Hobo Whistle, avec Jean-Christophe Cholet (piano/direction) Benoît Lavollée (vibraphone, marimba) Romain Mercier (saxophone) Gwen Le Bars( saxophone) Alexis Persigan (trombone) Joachim Florent (contrebasse) Emmanuel Scarpia (batterie), ça pourrait être sur cette thématique du vagabond américain un appel d'air et du pied à l'imaginaire !
J'en dirai -peut-être- un mot par ici !
Après coup.
Nette
C’est une tâche régulière, comme un artisanat patient, sans
cesse recommencé, qui nécessite la précision du geste, comme celle de l’horloger
prenant son temps.
La coordination des deux outils doit être parfaite pour
éviter les éclats, ou même les éclaboussures, le matériau travaillé pouvant
s’avérer friable. Il s’agit de faire place nette. Parvenir à cette étape
de manipulation suppose un repérage au préalable, plein de prudence et
d'acuité.
Soucieux de parvenir à ses fins avec efficacité, on évitera (si l'on peut) les jours de pluie, on pourra apprécier et privilégier les périodes de
gel, dont on sait aussi – heureusement - qu'elle ne se présentent pas toute
l’année. Un temps sec est préférable quelle que soit la température. Cela
se passe au jardin.
Le déminage.
Les crottes du chien.
lundi 25 mars 2013
silence
Déformé le battement
de la cloche de San Simpliciano
est recueilli par les vitres de ma fenêtre.
Le son n’a pas d’écho, il prend un cercle
transparent, me rappelle mon nom.
J’écris les mots et les analogies, tente
de tracer un rapport possible
entre vie et mort. Le présent est hors de moi
et ne pourra me contenir qu’en partie.
Le silence ne me trompe pas, la formule
est abstraite. Ce qui doit venir est ici,
et si ce n’était pour toi, mon amour,
le futur aurait déjà cet écho
que je ne veux pas écouter et qui vibre
à l’abri comme un insecte sous terre.
Salvatore Quasimodo
IL SILENZIO NON M’INGANNA
Merci Paul(A) pour la piste, once again.
de la cloche de San Simpliciano
est recueilli par les vitres de ma fenêtre.
Le son n’a pas d’écho, il prend un cercle
transparent, me rappelle mon nom.
J’écris les mots et les analogies, tente
de tracer un rapport possible
entre vie et mort. Le présent est hors de moi
et ne pourra me contenir qu’en partie.
Le silence ne me trompe pas, la formule
est abstraite. Ce qui doit venir est ici,
et si ce n’était pour toi, mon amour,
le futur aurait déjà cet écho
que je ne veux pas écouter et qui vibre
à l’abri comme un insecte sous terre.
Salvatore Quasimodo
IL SILENZIO NON M’INGANNA
Le silence ne me trompe pas
Traduction inédite de Thierry Gillybœuf Merci Paul(A) pour la piste, once again.
dimanche 24 mars 2013
Première
Vendredi
dernier, vers 17 heures, quittant le boulot, je lève le sourcil et je note avec
inquiétude que les premières gouttes de pluie de la journée ont fait leur
apparition.
Il faut dire qu'un peu plus tard, vers 18 heures, nous avons, madame K et
moi, rendez-vous.
Pas
l’un avec l’autre, non !
On se rejoint avec
d’autres, pour se compter quatre si tout se passe bien.
L’affaire
a pris tournure quelques jours auparavant par échange de courriels puis s’est
concrétisée par d’ultimes échanges de sms. Enfin pas tellement moi, parce que
j’ai raconté il y a quelque temps que je n’en suis guère un expert, ce qui
m’amène à laisser un message vocal.
Donc, disais-je avant de me couper la
parole honteusement, ultimes coups de fil de calage, un horaire fixé avec
un lieu facile à trouver en ville. Ce sera donc 18 heures.
Départ
de la maison, on y va en tram. Arrivée en ville, toujours une petite pluie. On
touche au but, dernier appel pour s’identifier, car on s’attend ... devant deux
entrées différentes du même bâtiment ! Vous avez dit classique ? On
se salue sans se reconnaître, normal on ne s'est jamais vus, et on va s’installer en rue piétonne en terrasse à l’abri.
Première
tournée et c’est parti pour plus de deux heures de conversation à bâtons
rompus, on n’a absolument pas vu passer le temps ! Une
première rencontre, avec des tas de choses à se raconter, pour se situer un
peu, les enfants au cœur de la conversation puisque c’est par là finalement que
ce rendez-vous a été possible.
Mais
aussi de fortes convergences politiques, on peut le dire !
Et la
perspective partagée de poursuivre la conversation que finalement nous avons
juste ébauchée.
Je pense même qu'on s’est laissés gagner par le froid sur la
fin sans complètement s’en rendre compte (... ou presque !). C’est dire si tout s’est bien passé pour l’occasion, nous avions pu les uns et les autres la saisir, les emplois du temps respectifs ont plutôt facilité les choses et on a fait ce qu'il fallait !
J’avais
apporté un petit paquet pour eux, clin d’œil pour leurs oreilles (sic !)
et nous reçûmes pour notre part de quoi exercer nos papilles.
Que dire ? Quel bon moment ! Nous nous sommes quittés ravis. Il a été tellement agréable (entre autre) de pouvoir constater « en vrai » que ce que l’on a perçu
intuitivement par ailleurs se révèle bel et bien là.
Et,
comme je l’avais imaginé, la géographie a été notre alliée !
Pas vrai Madleine et monsieur Madleine ?
samedi 23 mars 2013
envol
hé Richard
Un petit dernier pour la route ?

sortir d’ici
afin que
le temps dehors
trouve asile
dedans
la voix connaît
un rythme
qui la cherche
et me tient
à l’écart
l’heure d’attendre cesse
lorsque le soir tombe
le moment de partir cède
quand le dernier reflux
remporte les reflets
rien ne ramènera le feu
ni orages ni ténèbres
de l’enfer au bord
du sable
dans cette situation
de langue jumelle
dont les échos
attrapent une insolite
formule illisible
à son silence
suspendus
entre des jours et des nuits
le temps se mêle aux nuages
en haute mer et pleine terre
sans franchir la ligne de l’envol
ni trouver la piste du salut
sans traverser la distance
qui provoque l’orage et lance
l’éclair au vent sans toucher
ni freiner le cercle de l’aube
et du coucher ni l’étrange
attente imposée
Silvia Baron Supervielle, Sur le fleuve,
Un petit dernier pour la route ?
sortir d’ici
afin que
le temps dehors
trouve asile
dedans
la voix connaît
un rythme
qui la cherche
et me tient
à l’écart
l’heure d’attendre cesse
lorsque le soir tombe
le moment de partir cède
quand le dernier reflux
remporte les reflets
rien ne ramènera le feu
ni orages ni ténèbres
de l’enfer au bord
du sable
dans cette situation
de langue jumelle
dont les échos
attrapent une insolite
formule illisible
à son silence
suspendus
entre des jours et des nuits
le temps se mêle aux nuages
en haute mer et pleine terre
sans franchir la ligne de l’envol
ni trouver la piste du salut
sans traverser la distance
qui provoque l’orage et lance
l’éclair au vent sans toucher
ni freiner le cercle de l’aube
et du coucher ni l’étrange
attente imposée
Silvia Baron Supervielle, Sur le fleuve,
vendredi 22 mars 2013
réflexion
Second volet de la série photographique intitulée Mardi 13h11 il suffit de passer le pont inaugurée hier.
jeudi 21 mars 2013
printemps
Le week-end cinématographique s'est prolongé lundi et mardi, une fois n'est pas coutume.
J'ai donc, sur la lancée de NO vu vendredi soir, enchaîné lundi (en solo) et mardi (avec madame K) dans le cadre du printemps du cinéma.
Trois choix qui se sont révélés bons pour trois films très ... différents.

Film fantastique sans effets spéciaux, interprété par Martina Gedeck -absolument excellente- qui arrive à déjouer le piège de la performance pour la performance. Une femme se retrouve seule -en dehors d'un chien, deux chats et une vache - et doit s'organiser après qu'elle se retrouve coupée du monde par un mur invisible.
Elle a écrit son aventure, et le film en flashback nous la montre en train d'écrire le récit. En passant c'est un bel hymne à la nature aussi, avec le rythme qu'imposent les saisons en de très belles images et du Bach en bande-son. Si ce film ne soulève pas l'enthousiasme (c'est pas le propos non plus !), il a peut-être dix minutes de trop à mon goût, en revanche il intrigue durablement avec ses questions non résolues.

Un documentaire musical qui raconte une histoire (celle du "fameux" Sugar Man de l'affiche) rien moins que très surprenante sur un musicien disparu qui n'a pas connu le succès que ses bonnes chansons semblaient appeler. Étonnant, bien mené car on se demande assez vite si tout ça est vrai ou faux, filmé un peu comme une enquête. Je n'en dirai rien de plus : allez-y pour passer un excellent moment, avec rires à la clé, une musique très agréable et quelques réflexions sur la carrière, le succès....

Après un temps de mise en place un peu long, le film -qui annonce la couleur autour du conte merveilleux- prend son rythme de croisière. On ne sera jamais surpris car les contes, tout le monde connaît, pas vrai ?
On va juste s'amuser à repérer à chaque introduction de personnage qui est le prince charmant, le méchant loup, ou encore quelques clins d'oeil et références.
Les histoires et personnages vont se croiser, on assiste à tout cela un peu passivement quand même, rien de palpitant mais c'est très bien fait, on suit sans peine pour passer un bon moment car il y a des répliques bien senties, des scènes réussies. Le filmage est assez brut, on ne peut pas dire que Jaoui ou Bacri enjolivent leur apparence à l'écran ! Le scénario, puisque c'est le parti pris, nous emmène vers une fin prévisible et plutôt heureuse en apparence, au moins provisoirement....
Il y a cependant quelques petites touches comme en arrière-plan, en sous-texte symbolique, sur les vies que mènent les uns et les autres, et cela apporte profondeur et épaisseur aux personnages.
Car les personnages, c'est la bonne pioche du film avec des acteurs qui en définitive ont la vedette et on doit dire qu'on est très bien servis, car ils sont tous excellents !
J'ai donc, sur la lancée de NO vu vendredi soir, enchaîné lundi (en solo) et mardi (avec madame K) dans le cadre du printemps du cinéma.
Trois choix qui se sont révélés bons pour trois films très ... différents.
Film fantastique sans effets spéciaux, interprété par Martina Gedeck -absolument excellente- qui arrive à déjouer le piège de la performance pour la performance. Une femme se retrouve seule -en dehors d'un chien, deux chats et une vache - et doit s'organiser après qu'elle se retrouve coupée du monde par un mur invisible.
Elle a écrit son aventure, et le film en flashback nous la montre en train d'écrire le récit. En passant c'est un bel hymne à la nature aussi, avec le rythme qu'imposent les saisons en de très belles images et du Bach en bande-son. Si ce film ne soulève pas l'enthousiasme (c'est pas le propos non plus !), il a peut-être dix minutes de trop à mon goût, en revanche il intrigue durablement avec ses questions non résolues.
Un documentaire musical qui raconte une histoire (celle du "fameux" Sugar Man de l'affiche) rien moins que très surprenante sur un musicien disparu qui n'a pas connu le succès que ses bonnes chansons semblaient appeler. Étonnant, bien mené car on se demande assez vite si tout ça est vrai ou faux, filmé un peu comme une enquête. Je n'en dirai rien de plus : allez-y pour passer un excellent moment, avec rires à la clé, une musique très agréable et quelques réflexions sur la carrière, le succès....
Après un temps de mise en place un peu long, le film -qui annonce la couleur autour du conte merveilleux- prend son rythme de croisière. On ne sera jamais surpris car les contes, tout le monde connaît, pas vrai ?
On va juste s'amuser à repérer à chaque introduction de personnage qui est le prince charmant, le méchant loup, ou encore quelques clins d'oeil et références.
Les histoires et personnages vont se croiser, on assiste à tout cela un peu passivement quand même, rien de palpitant mais c'est très bien fait, on suit sans peine pour passer un bon moment car il y a des répliques bien senties, des scènes réussies. Le filmage est assez brut, on ne peut pas dire que Jaoui ou Bacri enjolivent leur apparence à l'écran ! Le scénario, puisque c'est le parti pris, nous emmène vers une fin prévisible et plutôt heureuse en apparence, au moins provisoirement....
Il y a cependant quelques petites touches comme en arrière-plan, en sous-texte symbolique, sur les vies que mènent les uns et les autres, et cela apporte profondeur et épaisseur aux personnages.
Car les personnages, c'est la bonne pioche du film avec des acteurs qui en définitive ont la vedette et on doit dire qu'on est très bien servis, car ils sont tous excellents !
mercredi 20 mars 2013
Route
Petite expérience. La même chanson a presque quarante-cinq ans d'intervalle.
Steve Winwood avec Blind Faith (Eric Clapton /Jack Bruce /Ginger Baker)
en version acoustique.
en version acoustique.
Version acoustique et solo.
Une de mes 10 chansons pop-rock inusables ...
"Can't Find My Way Home"
lundi 18 mars 2013
Encore
(Et puisque j'ai décidé de filer peu et prou cette thématique ces jours-ci)
J'ai plaisir à vous proposer une voix découverte à tous les sens du terme
en spectacle-concert le mois dernier.
tango romeo oscar uniform
tout doit disparaître les
quatre éléments le feu la
terre l'eau et l'air tout
est à vendre à vendre les
tondeuses à gazon le sang
le métal la morale le blé
l'homme et ses enfants la
vertu et les portables la
révolution les cornichons
et les citrouilles soldes
monstres jour fou fou fou
tango romeo oscar uniform
il y a encore le lever et
le coucher du soleil mais
tout est à vendre le pays
les travailleurs à vendre
la panse à vendre le sang
le feu liquidation totale
tango romeo oscar uniform
plus les gens pensent par
eux-mêmes plus semblables
sont leurs idées la masse
s’indifférencie les idées
d’émancipation s’écrasent
au fond du sac l’individu
est roi d’un jour dans la
basse-cour l’esclavage se
partage dans le rire tous
les électeurs remplissent
leur chariot tes révoltes
se sont crashées aplaties
sur le tapis roulant à la
caisse de ton hypermarché
sur la grande surface des
ventes sur le mur malsain
de l’avidité sur la pente
savonneuse du désir feint
tango romeo oscar uniform
il n’y a plus de brochets
dans les fossés du hameau
il y a encore des harengs
dans la mer il n’y a plus
de manifestation ouvrière
ni de procession il n’y a
plus de charrettes à bras
tango romeo oscar uniform
la liberté de penser nous
permet d’avoir une pensée
identique à celle de tout
le monde la liberté forme
l’égalité et tout se vaut
tango romeo oscar uniform
un client c’est sacré une
façon de faire apparaître
le sacré dans le monde de
la consommation l’univers
moderne ô clients de tous
pays unissez-vous laissez
tomber les chaînes et les
bouquets télévisuels tous
les reflets sur le mur de
la caverne de Platon vive
la fraternité à défaut de
l’égalité illusoire sacré
temps sacré espace sacrée
mémoire le sacré possible
il y a encore des volutes
de fumée montant vers les
étoiles il y a encore une
cuillère de confiture sur
la tartine beurrée il y a
encore un peu de fidélité
tout est nouveau toujours
tout est devenu forcément
révolutionnaire logiciels
révolutionnaires fromages
révolutionnaires literies
révolutionnaires pourtant
la mémoire des hommes est
avec la tradition le seul
moyen de résister le seul
outil efficace réellement
révolutionnaire souvenirs
à faire passer la mémoire
est la voie pour devancer
le présent uniforme et se
projeter dans les univers
futurs sans perdre de vue
que le temps est cyclique
il est encore possible de
vivre avec les morts ceux
qui viennent vers nous et
qui nous regardent danser
dans le bocal du commerce
il y a encore la joie les
livres le vent les nuages
il y a encore les briques
d’argile cuite le travail
créateur les sourires les
larmes l’attente paisible
(c) Lucien Suel (que je remercie pour son autorisation de le citer) .
Allez plus loin si vous souhaitez avec SILO dans la colonne Inter(pré)férences.
Allez plus loin si vous souhaitez avec SILO dans la colonne Inter(pré)férences.
dimanche 17 mars 2013

Septembre 1973, au Chili, Pinochet soutenu par l'armée et la
CIA confisque le pouvoir à Allende le président démocratiquement élu. Le coup d’état sera suivi des exactions tristement
prévisibles avec des disparitions, exécutions, tortures.
En 1988, soit 15 ans
plus tard -et l’on conçoit très bien combien 15 ans à ce régime peuvent être une éternité - la communauté internationale fait pression et la junte
se voit «contrainte» de proposer et d’organiser un référendum.
L’objectif, avec la victoire supposée, est d’apporter une
« légitimité » au régime et de l’habiller démocratiquement, et donc
... d’ouvrir une trappe, d’entériner l’oubli.
A la télévision, cela se traduit par l’octroi de 15 minutes
quotidiennes d’antenne pour les partisans du Non et ... pareil pour ceux du
Oui.
Le film est raconté du côté du non, il montre d’abord la préparation de cette campagne où
les opposants vont enfin pouvoir s'exprimer. La palette est large : ils
viennent de différents partis politiques. Ils se retrouvent très vite en
difficulté pour mettre au point le contenu du message à faire passer. Voilà qui fait partie des points sur lesquels comptait
fermement le régime en place, bien sûr.
Pour sortir de l’impasse, ils appellent un jeune
publicitaire, on dit aujourd’hui « pudiquement » communiquant... René Saavedra va donc leur proposer ce qu’il sait faire,
avec ses méthodes. Mais, allez donc parler produit, logo, jingle comme pour un
four à micro-ondes à des gens intimement persuadés qu’ils vont perdre et qui
pensaient – faute de mieux- utiliser l’antenne pour dénoncer les crimes du
régime... René, lui, propose de vendre de la joie...
C’est la direction qui est prise – non sans mal – et peu à
peu, ça paye. Au point que le pouvoir s’affole et n’hésite pas à utiliser la
pression... Cette mayonnaise qui prend, c’est d’autant plus intéressant pour
l’opposition quand on sait que le pouvoir est dans la ligne de mire
internationale...
Un régime totalitaire va tomber.
A mon avis le film de Pablo Larrain s’appuie – entre autres
qualités- sur des points forts qu’il parvient à tenir jusqu’au bout.
D’abord, le ton est juste et s’apparente à un documentaire,
il mêle parties jouées et extraits de l’époque, visant le réalisme (c’est
gagné). C’est très bien fait en n’apparaissant jamais artificiel. De plus, même
si on connaît la fin, on ne décroche pas une seconde, je crois que la chute
d’une dictature n’y est pas pour rien.
Ensuite, aucun angélisme, aucune naïveté. S’il est
finalement réjouissant de voir que les marchands de mort sont chassés par les
marchands de micro-ondes, on voit bien – on a le recul- ce que va occasionner
cette méthode du point de vue des démocraties.
Il y a beaucoup de petites touches très fines sur les
personnages, les vies personnelles sont esquissées avec profondeur. René a été quitté par sa compagne qui accepte mal – sans
doute- sa tiédeur ou son incapacité à s’engager (...au sens large ?). Il
paraît manquer de maturité, il s’inquiète de la casse de sa voiture lors des
manifs... On ne sera pas surpris, le résultat étant connu, de constater qu’il n’est pas touché par la «grâce » après la libération et la victoire du « no ». Il y semble étranger et traverse tout cela comme la ville sur sa planche à roulettes, sans en être fortement affecté...
Après ? Il se contente juste de reprendre le « boulot ».
Il me faut préciser que c’est aussi en ces dernières scènes que le film est remarquable car il résiste, reste modeste et même refuse toute conclusion romanesque et grandiloquente, ne tombant pas dans le piège de l’incohérence, restant collé à ce qui a précédé, en sa justesse et sa propre complexité.
Après ? Il se contente juste de reprendre le « boulot ».
Il me faut préciser que c’est aussi en ces dernières scènes que le film est remarquable car il résiste, reste modeste et même refuse toute conclusion romanesque et grandiloquente, ne tombant pas dans le piège de l’incohérence, restant collé à ce qui a précédé, en sa justesse et sa propre complexité.
Ce film passionnant et très réussi, comportant aussi quelques touches d'humour, m’engage évidemment à
suivre avec attention son auteur, Pablo Larrain, dont j’avais déjà beaucoup
apprécié le précédent et époustouflant « Santiago 73 post mortem ».
Malchance
Filant un mauvais cocon, avec ce froid de panard, il n'a pu que poser un sapin et il boit du noir. Que s'est-il tassé ? Il a tété une durite ?
Non. Plutôt un train de sable, un Goncourt de circonstances.
Ayant échappé sans tabou ni tempête au ballet des papes, cet homme (averti en vaudou) s'est mis à fumer la socquette, à en perdre son lapin. Parti en fenouil, il a mis la
clé sous la morte et rendu son sablier. Pourtant très Saint-Patrick, on lui
fait un procès d’invention et lui promet déjà la corde au clou, ou le pagne.
C'est la goutte d'eau qui fait déborder le nase, un supplice de Cantal pour lui, l’empêcheur de penser en
rond qui, riche comme Fréjus, les fâchait avec des élastiques sous prétexte que
les petits cuistots font les grandes rizières. Il doit se serrer la peinture et
bouffer de la vache engagée.
Les bras m’encombrent !
Pris pour un couillon de onze heures, un dindon de la force, c'en est fini du tiroir aux alouettes alors qu'il avait
d’autres chats à souhaiter. On lui avait savonné la branche, pour en mettre plein la
rue : l’agent n’a pas d’odeur, à défaut d’avoir le nez
preux. Une mise en loupes réglées d'une main de ferme dans un gang de bœufs lourds.
Quelle tranche de salut lui reste-t-il ? Filmer à l’anglaise ? Mettre l'égout ?
Minute tatillon ! Pas de sonnettes ! Pas de messies pour des lanternes : il sortira quand les poules auront des gants.
samedi 16 mars 2013
cri
Avec le Printemps des Poètes, un "petit" Siméon
(outre que cela tombe un peu sous le sens)
ça fait toujours beaucoup de bien.
(outre que cela tombe un peu sous le sens)
ça fait toujours beaucoup de bien.
Partout !
Tout ça c'est des chichis
et des préjugés
ce n'est pas une histoire d'homme et de femme
tout ce qui se dit
partout tous les jours par tous
ce qui se dit en marchant en mangeant
en baisant en
travaillant tout aussi
ce qui se dit
sans se dire en dormant
en rêvant en
regardant tiens la
mouette contre la
vague ce
tas de langage
tout ça
c'est kif le
merde que tu beugles
quand tu te
coinces le doigt dans la porte
l'humain il est
coincé et
il détaille son
cri voilà tout
Jean-Pierre Siméon (La lune
des Pauvres)
Et en prime, là, juste dessous, ce qu'il nous dit, c'est...comment dire... essentiel ?
"Bien-être"
Lisez de tout. Soyez des lecteurs gourmands, vous n’êtes pas obligés de vous imposer des pensums. Si ce que vous lisez vous met mal à l’aise ou vous est hostile, vous n’êtes pas obligé de continuer. Ou alors vous pouvez vous dire : si cette poésie m’agace, c’est qu’elle a quelque chose à voir avec moi peut-être ! Parce que, ce qui a quelque chose à voir avec nous, ce n’est pas forcément dans une sorte d’adhésion immédiate ; il faut peut-être même se méfier des adhésions immédiates.
Lisez de tout. Soyez des lecteurs gourmands, vous n’êtes pas obligés de vous imposer des pensums. Si ce que vous lisez vous met mal à l’aise ou vous est hostile, vous n’êtes pas obligé de continuer. Ou alors vous pouvez vous dire : si cette poésie m’agace, c’est qu’elle a quelque chose à voir avec moi peut-être ! Parce que, ce qui a quelque chose à voir avec nous, ce n’est pas forcément dans une sorte d’adhésion immédiate ; il faut peut-être même se méfier des adhésions immédiates.
Il faut en tous cas être assez mobile. On peut être parfois rebuté par des poètes et justement c’est pour cela qu’ils nous intriguent et nous intéressent... c’est comme les comédies américaines au cinéma... Prendre un poème parmi d’autres, ne pas tout lire, mais un poème comme ça quand ça nous prend ; dans une fréquentation qui doit être gratuite.
Vous lisez trois vers d’un poète, cela suffit pour nourrir une journée, parfois beaucoup plus. Moi je fais comme ça, je le dis franchement, très directement et j’en suis heureux. Je ne prends pas de gros livres de poésie que j’étudierais un stylo à la main, jamais ! Cela a sa fonction, mais c’est autre chose.
La vraie lecture de la poésie, elle est dans cette liberté, absolument intransigeante. Vous n’avez de compte à rendre à personne pour la lecture que vous faites. Vous avez le droit d’aimer ou de ne pas aimer. Vous avez le droit d’être agacé, même si c’est un « grand » poète ou qu’on dit tel ! Vous avez le droit de dire : ce qu’il dit là, ça ne me concerne pas.
Mais essayez de vous donner ce luxe, et c’est un plaisir immense, croyez-moi, de parcourir la poésie universelle, dans l’histoire et dans le contemporain aussi, et dans des langues différentes, en traduction (si vous lisez Pablo Neruda en traduction, il n’est pas nécessaire de lire dix poèmes pour comprendre que c’est beaucoup mieux que beaucoup d’autres choses! Que sa vision du monde, sa force d’évocation passent à travers la traduction. Donc, pas de scrupules avec des traductions).
J’insiste là-dessus parce que ce qui doit fonder votre geste pédagogique c’est d’abord votre propre perception de la poésie et votre bien-être dans la poésie.
J’insiste là-dessus parce que ce qui doit fonder votre geste pédagogique c’est d’abord votre propre perception de la poésie et votre bien-être dans la poésie.
vendredi 15 mars 2013
M O T S
Assise Invisible Mémoire Etrangement Recommencée
Incertaine Marée Effaçant Ramenant Allusions
Mousses Ecumes Rivière Affrétant Idées
Encre Ruisseau Aspergeant Inspiration Marche
Ressac Agité Inventant Mouvement Exorable
Libres Etonnants Silencieux
Espacés Seuls Limpides
Souriants Lumineux Eclairés
Mélange Odorant Tissant Subtilité
Orage Tonnant Souvenirs Mouillés
Teintes Subreptices Mirages Ondoyants
jeudi 14 mars 2013
Passage
Entre s’en aller et rester hésite le jour,
amoureux de sa transparence.
Le soir circulaire est déjà une baie:
dans son calme va-et-vient se berce le monde.
Tout est visible et tout est élusif,
tout est proche et tout est intouchable.
Les papiers, le livre, le verre, le crayon
reposent à l’ombre de leurs noms.
Battement du sang qui dans ma tempe répète
la même syllabe têtue de sang.
La lumière fait du mur indifférent
un théâtre spectral de reflets.
Dans le centre d’un œil je me découvre;
il ne me regarde pas, je me regarde dans son regard.
L’instant se dissipe. Sans bouger
je reste et je m’en vais: je suis une pause.
amoureux de sa transparence.
Le soir circulaire est déjà une baie:
dans son calme va-et-vient se berce le monde.
Tout est visible et tout est élusif,
tout est proche et tout est intouchable.
Les papiers, le livre, le verre, le crayon
reposent à l’ombre de leurs noms.
Battement du sang qui dans ma tempe répète
la même syllabe têtue de sang.
La lumière fait du mur indifférent
un théâtre spectral de reflets.
Dans le centre d’un œil je me découvre;
il ne me regarde pas, je me regarde dans son regard.
L’instant se dissipe. Sans bouger
je reste et je m’en vais: je suis une pause.
Octavio Paz

Mouettes
Trois mouettes
Je te donne trois mouettes
La pulpe d'un fruit
Le goût des jardins sur les choses
Le goût des jardins sur les choses
La verte étoile d'un étang
Le rire bleu de la barque
La froide racine du roseau
Je te donne trois mouettes
La pulpe d'un fruit
De l'aube entre les doigtsrévu
De l'ombre entre les tempes
Je te donne trois mouettes
Et le goût de l'oubli
Le rire bleu de la barque
La froide racine du roseau
Je te donne trois mouettes
La pulpe d'un fruit
De l'aube entre les doigtsrévu
De l'ombre entre les tempes
Je te donne trois mouettes
Et le goût de l'oubli
-Andrée Chedid-
Une manière de signifier que le printemps des poètes a commencé le 9 mars !
Un autre texte dans la foulée.

Un autre texte dans la foulée.
Même si, ici, ce sont toutes les saisons, toute l'année !
mercredi 13 mars 2013
Alphabécédarisation
Annoncée hier, voici la 2e mouture du jeu que j'ai repris au bond chez Obni.
Arrangement : y en a pas !
Arrangement : y en a pas !
Bricolage : réveille le « manuel » qui sommeille
en moi ?
Con :
blancs-becs et vieux fourneaux.
Dé : isocaédrique
Episode : Putain de mot insupportable qui remplace
chute pour la neige.
Et donc E bis :
Expérience : Cons caducs ou cons débutants / petits
cons d’la dernière averse / vieux cons des épisodes neigeux d’antan / (Pffff,
ridicule. )
Foule : ça commence à combien ? répondez vite je piaffe
(et je sors).
Géographie : abattre ses cartes, se mettre en
marche
Harmonie : état d’esprit
Inimaginable : inimaginable !
Jazz : rythme, liberté
Kafkaïen: K ?évidemment !
Livre : ouvert
!
Minéral : j’aime ce mot !
Nougaro : j’aime chansons qui riment à quelque chose
Ornithorynque : pour la cohérence (le nom d’un animal
disgracieux dont l’orthographe ne l’est pas moins).
Pistache : j’aime autant que le pastiche.
Quichotte : pour les moulins, avant.
Roue : beaucoup trop souvent réinventée.
Solitude : pour Ferré
Tarte : citron
Univers : rempli de possibles ...
Vision : ...protecting me
from fear at night ...
Watt : doux
watt !
Xylo : xylotête et
hache tendre
Ys : la Bretagne quand elle pleure ?
Zygomatique : plus rigolo que zoo (jungle qui aurait
mal tourné ?)
- Exercice refait mais en changeant les entrées (variante 2), merci à Obni pour le filon !
mardi 12 mars 2013
Analphabétagammes
Acrostiche : I N T E R F E R E N C E S
(Ici nous tentons et rêvons fort évidemment rencontres échanges, notes commentaires et soliloques )
Bobinette :
Lapointe, c’est clair ! De cheval.
Couleurs :
bleu noir (et noir foncé !)
Dilemme : l’aime !
Etoiles : Sirius, La Croix du Sud
Fractale : de l’astragure ?
Gentleman : quelqu’un qui sait jouer de la cornemuse et n’en joue pas.
Homme : humain
Informatique : du temps aussi, à raisonner
Jeux : sur les mots, une indispensablerie ondulatoire
Kss Kss: K
Dilemme : l’aime !
Etoiles : Sirius, La Croix du Sud
Fractale : de l’astragure ?
Gentleman : quelqu’un qui sait jouer de la cornemuse et n’en joue pas.
Homme : humain
Informatique : du temps aussi, à raisonner
Jeux : sur les mots, une indispensablerie ondulatoire
Kss Kss: K
Loufoque :
animal bizarre tendance autodérisionnique
Musique :
pas un jour sans une note entendue !
Nombre : un peu infini comme question
Oulipo : le labyrinthe c’est la liberté
Poésie : la mer dans une goutte d’eau
Qu'en-dira-t-on : qu’en sais-je ? qu’en chaise ? le faut-il ? le fauteuil ?
Rubicond : pour franchir à sec
Safari : sadépend, sa peut farier
Théorème : lâche Thalés Toutou !
Nombre : un peu infini comme question
Oulipo : le labyrinthe c’est la liberté
Poésie : la mer dans une goutte d’eau
Qu'en-dira-t-on : qu’en sais-je ? qu’en chaise ? le faut-il ? le fauteuil ?
Rubicond : pour franchir à sec
Safari : sadépend, sa peut farier
Théorème : lâche Thalés Toutou !
Uniformité :
infirmité ?
Vagabond : errant, omme une pensée, comme se prendre la sienne en pleine tête
Waterzoi : morne plaine ?
X : incognito
Yeux : quatre à quatre avec mes nunettes ! .
Zodiacal : bélier .
Vagabond : errant, omme une pensée, comme se prendre la sienne en pleine tête
Waterzoi : morne plaine ?
X : incognito
Yeux : quatre à quatre avec mes nunettes ! .
Zodiacal : bélier .
- Exercice refait (variante 1 en gardant les mots) car le plaisir accompagna la lecture
- Exercice refait bientôt mais en changeant les entrées (variante 2)
source : l'incomparable Obni !
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