Telle est la jubilation qui m'étreint !
Les primaires de droite à paris sont vraiment primaires si ce n'est primitives.
Rudimentaire serait trop avancé pour cette bande de raclures.
Décidément, les règles, la démocratie, au PMU ils n'y arrivent pas. Et même la compétition, finalement, dont ils sont pourtant les chantres officiels. Mais en réalité ils vendent ça aux pauvres pendant qu'eux font leur beurre libéral en piétinant copieusement décence et éthique, et la compétition ne peut se concevoir que s'ils gagnent eux, forcément, sinon ça vaut pas (écoutez-les par exemple piailler sur l'illégitimité de flanby).
Les copets, voquié, nk ...hum et consorts (oui qu'on les sorte !) une sacrée bande de putains de rustres sous-développés. Pardon, mais ça soulage.
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vendredi 31 mai 2013
dimanche 12 mai 2013
14
C’était une journée d’avril froide et claire.
Mode d'emploi :
Le titre 14, abrégé et tiré de 1984, est tombé sous le sens, après !
Il convenait donc
parfaitement.
Il n’y avait aucun moyen de savoir quelle rédaction serait
finalement adoptée, mais il avait la conviction profonde que ce serait la
sienne.
Au milieu de cette horrible pauvreté, il y avait quelques
belles maisons, hautes et larges, où vivaient des hommes riches qui avaient
pour les servir jusqu'à trente domestiques.
« Vous pouvez pas r’garder où vous allez,
non ? »
Déjà, sur le chemin qui partait de la gare, il s’était
senti sale et rabougri, sous le soleil de mai.
C’était une de ces innombrables chansons, toutes semblables,
que la sous-section du Commissariat à
la Musique publiait pour les prolétaires.
Après avoir dévoré le chocolat, il se sentit quelque peu
honteux de lui-même et traîna par les rues pendant plusieurs heures, jusqu'à ce
que la faim le ramenât à la maison.
C’était comme de lutter contre une tâche physique écrasante,
quelque chose qu’on aurait le droit de refuser, mais que là on était néanmoins
nerveusement anxieux d’accomplir.
Manufactures, mines, terres, maisons, transports, on leur
avait tout enlevé, et puisque ces biens n’étaient plus propriété privée, il
s’ensuivait qu’ils devaient être propriété publique.
Il glissa une main dans sa poche.
Jamais il ne l’avait aimé si profondément qu’à ce
moment, et ce n’était pas seulement parce qu’il avait fait cesser la douleur.
Savez-vous que vous puez comme un porc ?
IL
AIMAIT BIG BROTHER.
Mode d'emploi :
-Contrainte Oulipienne :
-Source : 1984 George Orwell
(édition Folio Gallimard - traduction Amélie Audiberti)
-Règles utilisées pour la "réduction" du texte :
a) en partant de la première phrase, sélection de 7 phrases toutes les
1984 lignes.
Si une phrase se termine dans la ligne repérée, elle est
sélectionnée en la prenant du début.
b) en partant de la dernière phrase, même principe en
remontant de 1984 lignes en 1984 lignes.
Dans la ligne repérée c’est la phrase qui commence qui est
retenue.
c) les 14 phrases « en quinconce » sont alors replacées
dans l’ordre du récit.
Le titre 14, abrégé et tiré de 1984, est tombé sous le sens, après !
jeudi 9 mai 2013
Pinte
Je lis très occasionnellement l'hebdomadaire Marianne et, une fois n'est pas coutume, je peux recommander deux excellents articles dans le numéro de cette semaine dont la une est (con)sacrée au Mur des Cons de la rédaction.
De quoi prendre une pinte de bon sang, dans une ambiance très "audiardienne", ne le cachons pas !
Une seconde pinte ?
Avec l'autre article que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt : celui où Emmanuel Todd - commentant Hollande an I - se livre sans concession comme d'habitude à une excellent analyse du système oligarchique français, des propos qui montrent s'il en était besoin, qu'il faut passer à autre chose, qui pourrait s'appeler n'en déplaise à ces messieurs-dames qui tiennent tout en faisant des allers/retours entre la haute administration, les cabinets et les banques ... la VIe république !
Note: je ne sais pas du tout si cela peut se lire "en ligne".
mardi 9 avril 2013
Tautogrammatically-4
Je profite honteusement de l'actualité.
Un peu de T ?
Terminée, trépassée ta Thatcher traumatisante, terrible totem tory, triste tenancière terroriste, teigneux tyran taxidermiste, tranchant têtes tragiquement, terrorisant travailleurs, trucidant tristement, tortionnaire typique, tenace Terminator, tiens, tirons tous tomahawks, tapons tels tigres tentaculaires : terminus Tartare !
Un peu de T ?
Terminée, trépassée ta Thatcher traumatisante, terrible totem tory, triste tenancière terroriste, teigneux tyran taxidermiste, tranchant têtes tragiquement, terrorisant travailleurs, trucidant tristement, tortionnaire typique, tenace Terminator, tiens, tirons tous tomahawks, tapons tels tigres tentaculaires : terminus Tartare !
jeudi 4 avril 2013
Démangeaisons
Les récentes et toujours actuelles affaires qui touchent le
pouvoir "socialiste" (...puisque tel est son nom) illustrent
pleinement ce que je redoutais sur la question gauche/droite assortie de son
corollaire tous pourris.
Les derniers développements que j'ai suivis – en restant un
peu distant quand même - montrent à mon sens que, dans ces situations comme
d’autres, cette tentation ou posture égalitaire, équitable, ou encore
équilibrée – mais en réalité binaire- dans les récriminations, les
« fautes », tourne à vide puisque la "gauche" se défend en
invoquant ce que la droite a fait (ou n’a pas fait) dans le même cas et, bien
sûr, vous l’auriez parié, la droite en fait autant.
Et qu'on compte les points.
On a donc en permanence cette magnifique contradiction de
façade « des camps retranchés », totalement factices, qui amène
inéluctablement au "tous pourris".
Ah ! La suprême invective du tous pourris... Encore
faudrait-il définir "tous"... qui sont ces « tous » ?
Vraiment tous ? Cela ne tient pas une seconde !
Et là on retrouve l'imposture du FN qui fait partie de la
danse -ô combien- et qui sert ainsi les desseins de ceux qui veulent que
perdure le système ambiant (je ne donnerai pas de noms) : agitez, faites peur,
soufflez et hop un nouvel écran de fumée.
Pendant ce temps-là ?
L'argent ne dort pas, faites-moi confiance, le dépeçage des
ressources et des vies continue. Pendant ce temps-là ? Le libéralisme
continue.
Car le principe de cette pseudo-démocratie de l’information,
c'est bien comment faire disparaître, comment "dire" sans dire, et ne
relater que les conséquences ou les éclats, les éclaboussures sur le ton de
l'indignation outrée et de l'émotion surjouée, sans jamais évoquer les causes,
les responsables que l'on ne nommera jamais.
Les relais sont là, en place, fidèles aux postes, pour
valider une médiocrité ambiante, tels des passe-plats médiacratiques de masse, officiels, auto-relayés, auto-flattés, qui font de plus mine d'ignorer toutes
ces coulisses pas jolies jolies du jeu dont ils font partie, en toute
consanguinité. En étant, en plus, interchangeables !
Et première idée, faire peur.
Merde ça pourrait m'arriver, un coup de malchance est
toujours possible. Alors on va être sage, on va aussi se contenter du petit peu
qu'on a à peu près...
Autre idée associée, ne pas donner à penser et donc, par
précaution, le faire vite en plus ! Donc tout ça, ça s'accumule, ça s'entasse,
ça se chasse en quelques secondes, c'est de la mousse périphérique, de l'écran
total : il ne faut pas que cela prenne sens, c'est plus sûr car on ne va pas
scier l'arbre de l'argent et du pouvoir dans lequel on est perché.
D'autant qu'il n'est pas prévu de place pour tous, si
j'ai bien suivi ?
L'idée force est aussi évidemment, pour revenir aux scandales et
affaires que, coup par coup, un partout balle au centre, il y en aura pour tout
le monde, et finalement au bout du match le résultat sera nul et, comme on dit,
plus il y a de buts, plus il y a de spectacle, vous signez pour un 14-14 ? Peuplons le vide.
C’est ainsi qu’on déroule une prétendue "neutralité"
ou même "'objectivité" qui se substituerait -entre autre- à l'idée de
justice, et ça fait un peu mal non ? On est loin de l'échange
de vues, du débat contradictoire argumenté, en réalité on n'y est même pas. (Voir plus haut, penser)
Car faisant passer l'idée que le match est nul, on donne à estimer que tout cela
est donc égal -à tous les sens du terme- ce qui correspond
bien au système ultralibéral ambiant qui joue la transgression qui le fonde en
supposant et entretenant que tout se vaut, que tout est permis, possible en tout
individualisme et égoïsme, au delà de toute décence, ou bon sens commun.
Les valeurs morales, le sens collectif, le partage, ce qui
lie les humains ?
Aux chiottes !
Pour finir (aujourd'hui), je persiste à me demander ...
pourquoi faut-il un nom ou un adjectif pour préciser : si l'on dit "la
gauche de la gauche" ou la "vraie gauche" -et ça me fait penser
à la "laïcité positive" ou à la "connerie profonde" -
c'est qu'il y a sans doute un problème quelque part ! La graduation sur ce
coup-là, je n'y crois pas, c'est donc pour déconfuser un truc confus ?
Ah ! J'allais y penser...
Et puis, en passant, gauche/droite il ne faut jamais perdre
de vue que ce sont des concepts relatifs. Faites un demi-tour sur vous-même,
vous verrez !
Il faut toujours réaffirmer les valeurs plutôt que brandir
une étiquette "flottante" et ... "figée", non ?
mardi 5 février 2013
Gesticulons !
Vendredi soir, ce fut une belle et longue soirée, avec Franck Lepage dans le cadre d'une conférence gesticulée "L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu."
Magnifique, plein d'humour, provocateur, au bout du compte lumineux !
Je ne peux que vous encourager à aller voir et à participer à ce que propose régulièrement (et de plus en plus, ce qui est très bien) la Scop "Le Pavé" - et bien d'autres - car tout ne se résume pas aux conférences de Franck, loin de là. L'éducation populaire ne le permettrait pas !
La culture avec un grand Q est désossée, les ministères avec Malraux jusqu'à l'inénarrable pantin Jack Lang (et son 1989 si pitoyable)... ou comment confondre sciemment politique culturelle officielle et culture.
Dans ce grand bain salutaire, tout y passe avec comme point-clé le langage évidemment et son détournement orwellien depuis 50 ans, une novlangue positive que seul un fou aurait le malheur de critiquer !
Un seul exemple : on ne dit plus "exploités" car cela fait PENSER (le mot suprêmement interdit.. de séjour) aux exploiteurs. On dit "défavorisés" parce que du coup c'est la faute à pas de chance et celle de personne.
Luttons.
Le mot "projet" en prend aussi plein la tronche. Ça vous étonne ?
En prennent plein les dents les foutaises du développement (social, local) le lien social, l'égalité des chances, la "réussite différée" et puis l'art contemporain est assez fermement remis à sa place question imposture, ainsi que les "créateurs" qui s'apparentent de près ou de loin pour certains à des gros branleurs pourvoyeurs du marché de l'Art.
Voilà, vous aurez compris, ce fut jouissif.
Je n'ai pu le lendemain assister à l'Atelier de Désintoxication de la Langue de bois, alors je finis par un extrait d'entretien (source / Arrêt sur images).
Franck, merci pour le boulot et sur le site "le pavé", un agenda vous permettra éventuellement de trouver un lieu pas trop loin de chez vous que vous pourrez rallier pour aller voir ça !
Magnifique, plein d'humour, provocateur, au bout du compte lumineux !
Je ne peux que vous encourager à aller voir et à participer à ce que propose régulièrement (et de plus en plus, ce qui est très bien) la Scop "Le Pavé" - et bien d'autres - car tout ne se résume pas aux conférences de Franck, loin de là. L'éducation populaire ne le permettrait pas !
La culture avec un grand Q est désossée, les ministères avec Malraux jusqu'à l'inénarrable pantin Jack Lang (et son 1989 si pitoyable)... ou comment confondre sciemment politique culturelle officielle et culture.
Dans ce grand bain salutaire, tout y passe avec comme point-clé le langage évidemment et son détournement orwellien depuis 50 ans, une novlangue positive que seul un fou aurait le malheur de critiquer !
Un seul exemple : on ne dit plus "exploités" car cela fait PENSER (le mot suprêmement interdit.. de séjour) aux exploiteurs. On dit "défavorisés" parce que du coup c'est la faute à pas de chance et celle de personne.
Luttons.
Le mot "projet" en prend aussi plein la tronche. Ça vous étonne ?
En prennent plein les dents les foutaises du développement (social, local) le lien social, l'égalité des chances, la "réussite différée" et puis l'art contemporain est assez fermement remis à sa place question imposture, ainsi que les "créateurs" qui s'apparentent de près ou de loin pour certains à des gros branleurs pourvoyeurs du marché de l'Art.
Voilà, vous aurez compris, ce fut jouissif.
Je n'ai pu le lendemain assister à l'Atelier de Désintoxication de la Langue de bois, alors je finis par un extrait d'entretien (source / Arrêt sur images).
Franck, merci pour le boulot et sur le site "le pavé", un agenda vous permettra éventuellement de trouver un lieu pas trop loin de chez vous que vous pourrez rallier pour aller voir ça !
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