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mercredi 7 janvier 2015

Folie

Voilà où nous en sommes. 
12 vies fauchées et de gros dégâts autour pour ceux qui restent.

Brindilles, il va falloir jouer serré.

 Je n'ai absolument pas pu me concentrer sur quoi que ce soit ce mercredi après-midi.

S'il est un billet que je n'aurais jamais imaginé mettre en ligne, c'est bien celui-ci. 
Et il me semble si dérisoire...

Un lien ... 

Ensemble.





Note/ à titre exceptionnel les commentaires sont fermés.

samedi 4 octobre 2014

Moi je pense à la...

Disons-le, certaines tâches sont des nécessités. Elles nous conduisent à fréquenter des lieux où ce qu’on y fait dépasse ce pourquoi on s’y est rendu.
Il en est un, pratique, organisé, où nous nous rendons régulièrement en adoptant une conduite et une tenue qui semblent convenir à l’endroit, tel qu’il est conçu et tel qu’il s’utilise.

Nous ne sommes pas seuls à venir et c’est justement là que cela devient intéressant.

Lorsque l’on se trouve sur place, il faut toujours composer avec la configuration de l’espace et assez souvent attendre, ce qui donne du temps pour observer le microcosme.
On ne manque pas d’être frappé d’abord par ce qui se distingue de notre façon de faire, disons notre « méthode ».
L’œil est attiré, l’esprit s’aiguise, il s’agit de comprendre des différences, d’imaginer à quoi elles tiennent. On repère aussi des similarités, une certaine parenté si ce n’est confraternité dans l’approche, et l’on se sent moins seul...

Sur le matériel, la remorque y est l’arme absolue, pour celles et ceux qui la maîtrisent du petit doigt sur le volant, en marche arrière, mais ... l’arme peut se retourner contre son utilisateur.
Si celui-ci est peu habitué à la manœuvrer, arrimée ou détachée, il s’expose presque immanquablement à la tendresse humaine : des regards noirs qui le  transpercent, lui à qui l’on reproche d’encombrer et de faire perdre du temps.
Encore une remorque mal placée.

La bâche est soit un substitut soit un complément à la remorque très communément utilisé, que l’on possède un véhicule utilitaire ou pas.
Et elle peut donner lieu à de magnifiques envolées, pas forcément prévues certes, mais qui confèrent un lyrisme insoupçonné aux déchets verts éparpillés hors de la benne (bien sûr) parce que la bâche a cédé, crevé ou était mal ficelée...
Le même phénomène très mystérieux est observable pour les sacs poubelles indéchirables.
Enfin puisque nous abordions les fameux déchets verts, vous pourrez peut-être -si vous êtes chanceux- observer un jour un quidam vider dans la benne sa remorque d’herbe coupée ... à la fourche.
Le diable est dans les détails.
  
Ne parlons pas des poubelles, seaux et caisses de tous acabits, parfois entassés précairement par l’éco-citoyen qui, de plus très pressé, empile le tout inconsidérément et finit par consacrer un peu de sa vie précieuse à tout ramasser (en tout cas je l’espère bien) alors qu’il pensait déjà avoir la main sur la clé de contact pour redémarrer son véhicule.

Les méthodes pour éjecter sont variables, en solo, à deux et parfois plus.
On reconnaît bien vite les gens rôdés. On reconnaît aussi les tenants sans doute involontaires d'une qualification "pas débrouillés"... ou autre.
Il y a ceux qui viennent avec leurs gamins, dont je ne suis pas convaincu que ce soit pour éveiller les consciences quand on les voit courir et faire les cons partout. Passons. 

Certains usagers garent leur bagnole en plein milieu et font tout à la main.
Je ne suis pas certain qu’ils prennent garde à ne pas se faire éborgner et songent à anticiper les coups de portière mal placés. 
Selon leur niveau d’équipement, variante : il arrive que ce soit remorque à la main.
Pas moins.
Et ça peut confiner au chef d’œuvre, car ces génies sont aussi des chercheurs : alors ça, c’est quoi, ça va où, et où peut bien se trouver la benne ?
C’est évidemment mieux s’ils le font pièce par pièce ce qui prouve indiscutablement qu’ils sont partis la veille. Et vous comprendrez que je ne veux pas entendre parler du chargement de leur véhicule.
C’est avec eux qu’on se prend à penser résolument à des calculs idiots mettant en relation la masse et la nature du chargement avec le temps passé sur le site.
On ne les remerciera jamais assez.
Il est vrai que deux heures pour un vieux tasseau pourri et trois branches d’arbuste n’est pas à la portée du premier venu.
Plutôt du dernier parti. 
J’éprouve toutefois une tendresse pour ces minutieux : ils sont si loin des flemmards égoïstes qui balancent tout et n’importe quoi dans la même benne.

Sur la tenue, en toutes saisons, si j’y vais en très très négligé (sic) cela n’a rien à voir avec le fait que je n’aurais pas eu le temps de me  changer.
Non, c’est juste l’exacte et identique tenue avec laquelle j’ai chargé la voiture : un short ou un pantalon pourri, tâché, souvent déchiré, un tee-shirt de la même eau (?), des baskets de chacal ou des grolles à grosse semelle et puis quand même une paire de gants.
Bon, j’avoue, pas de cravate.
Cela met en avant mon côté caméléon qui permet que je me faufile incognito pour gagner des places à la benne. Faut juste que je fasse gaffe à ne pas me faire jeter dans une benne parce qu'on m'aurait pris pour un déchet. La déchetterie est une jungle, et la merde un combat.


Pour revenir aux tendances vestimentaires, en touchant à nouveau les rivages de l’insondable et de l’étrange, lorsque j’aperçois la tenue disons proprette ou bien mise, si ce n’est tirée à quatre épingles qui ne seront même pas jetées, de certains éco-citoyens venus jeter ce qu’ils sont venus jeter, je me demande 
a)     d’où ils tiennent le fameux « dress code »,
b)    pourquoi je ne suis pas au courant,
c)     dans quelle tenue ils évoluent par ailleurs en temps « ordinaire »,
d)    ce qu’ils mettent en temps exceptionnel, soirées, fêtes, voire mariages, enterrements.   
e)     Suis-je vraiment à la déchetterie ?


Mes amis, je vous le dis, la richesse vient de là, cette diversité avec son alliée, la surprise,  constamment possible. On s’ennuierait pas mal si on s’en tenait comme moi au BCBG (bien crade bien galeux)... non ?


Enfin on ne peut passer sous silence ce que l’on voit et ce que l’on trouve.
C’est un reflet particulièrement cruel de ce qui régit notre société et nous ronge : « j’achète/je jette » en passant par « j’utilise, j’use, je casse », avec un détour par « j’ai plus la place, ça ne me plaît plus, j’ai plus envie »,  sans oublier le triste constat « je ne sais pas, je ne veux pas savoir, j’ai la flemme d’aller chez Emmaüs ou au dépôt de récupérateurs du coin ». Individualisme roi. 

Et réparer semble un mot oublié, une tâche inutile, une perte de temps ?
Et que dire lorsque échanger, donner ou mettre à disposition... librement -sans passer par le nerf de cette guerre qui use- peut désormais faire courir le risque de paraître ... suspect, mais oui !
Et puis j’ai trop souvent l’impression, par exemple, que certains se débarrassent de leur cafetière électrique parce qu’ils n’ont plus de café.

Forcément, ça rend perplexe... Un peu comme si, de retour, ayant ramené mes poubelles et mes bâches, j’avais tapé ce texte en oubliant de retirer  mes gants.


mercredi 4 juin 2014

On avait dit 12 !

Voici ma proposition pour la restructuration territoriale.
J'ai procédé alphabétiquement.
C'est pas plus idiot, non ?
Et même si c'est pas moins le bordel, au moins ça ouvre des perspectives !
Je tiens cependant à préciser que je ne brigue aucunement la présidence de la République.




jeudi 17 octobre 2013

Rappel



Définitif.
Sans appel.

mercredi 9 octobre 2013

Zéro

Triste constat hier en début de soirée, lorsque je me suis résolu à tourner le bouton pour éteindre la radio "d'informations" dans la voiture. J'ai d'abord (en une soudaine bouffée de conscience ou de lucidité car oui ça m'arrive de rechuter) pensé que je n'aurais jamais dû l'allumer et que j'aurais mieux fait de ne pas oublier la paire de cd que j'emmène la plupart du temps...
Parce que je savais hélas à quoi m'attendre. Finalement.
Je me suis dit également en passant puisque ce fut un "sujet" qui a tenu quelques minutes (ce devait donc être un dossier de fond) : il n'y a pas que la cigarette que marine le pen devrait arrêter.
Et juste après cette info (?) il y eut un "truc". Désolé de ne pouvoir le désigner clairement, les mots m'en tombent.
Il s'agissait d'un montage extrêmement rythmé, que j'ai perçu à ce moment-là aussi bien insoutenable qu'incompréhensible, de ce qui passe pour "les meilleurs moments de l'info" ou de l'actualité, une synthèse sous forme de courts extraits ou séquences, définitivement des bribes s'apparentant à des débris.
Je vous passe les détails. Tout simplement parce que je n'en ai rien retenu, tout simplement parce qu'il ...n'y avait rien à retenir.
Et c'est là qu'un deuxième éclair m'a percuté,comme une résurgence, une espèce de lame de fond dans un moment où il était tristement et cruellement absent.
 Dans ces médias dominants, la bouillie prémâchée qu'on nous sert, extrêmement fragmentée, réduite à une espèce de twitter permanent, en quelque sorte un hymne à madame Morano bref, comment parviennent-ils à la synthétiser à moins que l'objectif ne soit d'approcher le vide. Rien, deux fois rien, trois fois  rien comme disait Raymond.

Je sais.
Je ne devrais  pas me faire de mal comme ça.

Je sais.
Où sont mes disques ?


jeudi 9 mai 2013

Pinte

Je lis très occasionnellement l'hebdomadaire Marianne et, une fois n'est pas coutume, je peux recommander deux excellents articles dans le numéro de cette semaine dont la une est (con)sacrée au Mur des Cons de la rédaction.
De quoi prendre une pinte de bon sang, dans une ambiance très "audiardienne", ne le cachons pas !
Une seconde pinte ? 
Avec l'autre article que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt : celui où Emmanuel Todd - commentant Hollande an I - se livre sans concession comme d'habitude à une excellent analyse du système oligarchique français, des propos qui montrent s'il en était besoin, qu'il faut passer à autre chose, qui pourrait s'appeler n'en déplaise à ces messieurs-dames qui tiennent tout en faisant des allers/retours entre la haute administration, les cabinets et les banques ... la VIe république ! 



Note: je ne sais pas du tout si cela peut se lire "en ligne".

dimanche 14 avril 2013

Blablablabla

Prélevées depuis le dernier week-end ... 
Un résumé, quelques brèves, je suis bien bon, mais c'est histoire de s'y retrouver (?) bien sûr ! 


-Un certain X X qui a récemment sectionné à la tronçonneuse dans le Muséum d'Histoire naturelle de Paris une défense d'un éléphant ayant appartenu à Louis XIV a été remis en liberté vendredi.
A-t-il toujours sa tronçonneuse ? Est-il repéré du côte de la rue de Solférino ?  
-Un certain Jérôme C. spécialiste de l’implant politique aurait menti aussi à une banque helvétique.
Si on allait à l’essentiel et simplifiait la liste en se contentant d’indiquer à qui il ne ment pas.
-Un certain X automobiliste manchot, contrôlé à 215 km/h.
A deux bras, il roulerait à 430 ? ou à 157,5 ? Même question à zéro bras.
Pourquoi si vite au fait, il était poursuivi ? Pour le deuxième bras ?
-Un certain Claude B. président d’une assemblée censément représentative, à propos d’un certain Jérôme implantiste sur la soupe : je n’arrive pas à le dissuader de revenir sièger.
Enlève sa chaise, et au lieu de le convaincre, mets-lui sur la figure !
-Un certain Gérard F. militant en colère, sali.
Gérard qu’est-ce que tu fous encore là0 ? 
-Une certaine Nadine M, transparente, a dit des trucs, mais j'ai pas suivi et j'écoute même plus, en plus elle est même pas députée, alors ... 
Nadine résiste . Elle prouve qu'elle existe. Enfin il paraît. Du moins le croit-elle. Existe-t-elle vraiment, mais ce qui veut dire exister... Apportez-lui un cachet d’aspirine.  
-Une certaine Aurélie F pense que si la droite (sic!) a été complaisante avec un certain Jérome C, c'est parce qu'elle le considérait comme l'un des siens.
Donc au ps il faisait espion c'est ça ? 
Encore un argument pour restaurer la "confiance" comme ils disent ...
-Un certain Jean-Louis B, spécialiste de maisons que personne n’a jamais vues, n’aime pas la boîte à outils d’un certain François H.
Ah, les experts... ça se reconnaît immédiatement, non ?
-Un certain Laurent W spécialiste du cancer1 a appelé à une opération mains propres.
Quand on s’en lave les mains, ça avance vraiment ? 
Au fait Lolo, dis-moi, on vérifie les mains de tout le monde ?

-Un certain Harlem D spécialiste de rien depuis trente bonnes années appelle à un référendum.
Mon petit H, tu joues après, quand c’est fini et quand on connaît le résultat ?
T’es engagé dis donc ! Mais bon, on te connaît tu serais capable de foirer la question !
-Un certain Christian J a traité des élus socialistes de repris de justice. 
Ah, s'il s'était repris de justesse, que n'aurait-il point dit ?
Dire que c'est lui le président du groupe à l'assemblée, c'est dire l'estime portée à l'instance ! 
-Un certain Jean-François C spécialiste de lui-même option foutage de gueule permanent, parle, parle, parle pourquoi, pour qui, comme vierge effarouchée, comme pauvre petit bisounours offusqué...
Jeff, je t’ai vu, tu feintes. T’as pas piscine aujourd’hui ?
-Un certain Pierre M, ministre de nos économies qui foutent le camp, déclare qu’il ne savait rien.
Même pas que Jérôme C n’était pas socialiste ?
-Un certain Jean-François C spécialiste de lui-même option foutage de gueule permanent, parle, parle, parle ... ah non ! Un peu moins ces jours-ci question patrimoine et j'en reste songeur...  
Serait-le début d'une nouvelle ère sur un registre plein de "retenue"... A moins que... Jeff,  alors t'as piscine aujourd’hui ?
-Le cirque Pinder est depuis mardi à Lyon.
Bonjour les petits éléphants.



Et c'est pas fini.
Hélas.
Comme quoi, les brèves ça peut être long.
En route vers la moralisationnementation ?




0 appelé aussi parti socialiste
1 appelés aussi « bénéficiaires du RSA »

jeudi 11 avril 2013

Hyaloïde


L’étang étant dans le lac, preuve que l’étang change, je préfère jouer la transe pas rance et révéler de ce pas spontanément (et derechef) mes titres et les oeuvres que j’ai pu publier, parfois sous un modeste pseudonyme, tout au long de ma – comme chacun sait – très brillante carrière.
Simple mesure de précaution, vous l'aurez compris, avant que de honteux plagiaires s’envergognent, tels de vulgaires imposteurs malpolis, à se les approprier, non mais faut pas déconner non plus.

Titres et fonctions:
Prix Nobel de choucroute ondulatoire 1744 et 1908 (décerné par Pierre Dac).
Vice-président du fond de mon jardin depuis 2008
Grande Croix du ramassage de déchets canins (1999-...)
Premier prix en CP (juin 1967)
Quart de finaliste du festival Bobards et Mensonges, organisé par le PS en 1981 
Abonné au gaz
Homme de paille au potager (1993-...)
Cycliste
Gomme d’argent du Championnat de France de Plagiat 1877 et 2003.

Oeuvres romanesques
"Paix et guerre, en trois tomes" édition en braille. (écrit hier)
"A la recherche de tout ce que j’ai perdu" (49 tomes, série en cours)
« Pends ta truelle » précédé de « Car gant tu as »
"Frime et chats qui mentent" (1866)
"L’hélice dans la vallée"
"Toute l’œuvre" de Victor Hugot (à la main) 

Œuvres politiques
Le capitole de Marx

Essais :
Manqués, 2008, étude sur les cibles marketing
L'arrêt public de Platon, essai sur l'Etat des lignes de bus
Un chou chasse l’autre, essai sur le renouvellement de la classe politique
L’arbre qui gâche la forêt, essai sur le parasitisme, les chênes, le gui et les glands.

mercredi 10 avril 2013

Moralisation


Si j'ai à peu près bien compris ce qui se trame dans les hautes sphères molles de la bulle, ça pourrait donner , à peu de choses près, ça.



Le renard ce héros au sourire si doux
tenait en son bec emmanché d'un long
cou à peu près ce  langage : que faire
en cet affront mon père est l'offensé,
ventre affamé n’a point d’oreilles, je
plie et ne romps pas ? A ces mots, tel
est pris, le corbeau ne se tient plus ni
de joie ni debout il ouvre un large loup
survint d'Agen qui cherchait sa voiture
patience et longueur de temps maître
Renard jura mais un peu tard bordel !
que n'ai-je donc vécu pour la famine
tout vous est aquilon tire la chevillette
et le phénix de ces bois passa si près
qu'on ne l'y prendrait plus. Donne-lui à
boire tout de même, en avant toute, foi
d'animal, dit le corbeau selon que vous
serez puissant ou misérable c'est là son
moindre défaut. A moi comte deux 
mots dit-il et laisse tomber sa proie en
vaut deux ô temps suspends ton vol il
faut partir à point  on n’a souvent
besoin d’un plus petit que soi car si tu
ne viens pas à Lagardère en toute
chose il faut considérer la faim ! Cette
leçon vaut bien un fromage sans doute
car rien ne sert courir vit aux dépens
de celui qui l'écoute, plus que force ni
que rage qui croyait prendre, nous 
l'avons montré tout à l'heure. 

jeudi 4 avril 2013

Démangeaisons


Les récentes et toujours actuelles affaires qui touchent le pouvoir "socialiste" (...puisque tel est son nom) illustrent pleinement ce que je redoutais sur la question gauche/droite assortie de son corollaire tous pourris.
Les derniers développements que j'ai suivis – en restant un peu distant quand même - montrent à mon sens que, dans ces situations comme d’autres, cette tentation ou posture égalitaire, équitable, ou encore équilibrée – mais en réalité binaire- dans les récriminations, les « fautes », tourne à vide puisque la "gauche" se défend en invoquant ce que la droite a fait (ou n’a pas fait) dans le même cas et, bien sûr, vous l’auriez parié, la droite en fait autant.
Et qu'on compte les points. 
On a donc en permanence cette magnifique contradiction de façade « des camps retranchés », totalement factices, qui amène inéluctablement au "tous pourris".
Ah ! La suprême invective du tous pourris... Encore faudrait-il définir "tous"... qui sont ces « tous » ? Vraiment tous ? Cela ne tient pas une seconde !
Et là on retrouve l'imposture du FN qui fait partie de la danse -ô combien- et qui sert ainsi les desseins de ceux qui veulent que perdure le système ambiant (je ne donnerai pas de noms) : agitez, faites peur, soufflez et hop un  nouvel écran de fumée.
Pendant ce temps-là ?
L'argent ne dort pas, faites-moi confiance, le dépeçage des ressources et des vies continue. Pendant ce temps-là ? Le libéralisme continue. 
Car le principe de cette pseudo-démocratie de l’information, c'est bien comment faire disparaître, comment "dire" sans dire, et ne relater que les conséquences ou les éclats, les éclaboussures sur le ton de l'indignation outrée et de l'émotion surjouée, sans jamais évoquer les causes, les responsables que l'on ne nommera jamais.
Les relais sont là, en place, fidèles aux postes, pour valider une médiocrité ambiante, tels des passe-plats médiacratiques de masse, officiels, auto-relayés, auto-flattés, qui font de plus mine d'ignorer toutes ces coulisses pas jolies jolies du jeu dont ils font partie, en toute consanguinité. En étant, en plus, interchangeables ! 
Et première idée, faire peur. 
Merde ça pourrait m'arriver, un coup de malchance est toujours possible. Alors on va être sage, on va aussi se contenter du petit peu qu'on a à peu près...
Autre idée associée, ne pas donner à penser et donc, par précaution, le faire vite en plus ! Donc tout ça, ça s'accumule, ça s'entasse, ça se chasse en quelques secondes, c'est de la mousse périphérique, de l'écran total : il ne faut pas que cela prenne sens, c'est plus sûr car on ne va pas scier l'arbre de l'argent et du pouvoir dans lequel on est perché. 
D'autant qu'il n'est pas prévu de place pour tous, si j'ai bien suivi ?
L'idée force est aussi évidemment, pour revenir aux scandales et affaires que, coup par coup, un partout balle au centre, il y en aura pour tout le monde, et finalement au bout du match le résultat sera nul et, comme on dit, plus il y a de buts, plus il y a de spectacle, vous signez pour un 14-14 ? Peuplons le vide.
C’est ainsi qu’on déroule une prétendue "neutralité" ou même "'objectivité" qui se substituerait -entre autre- à l'idée de justice, et ça fait un peu mal non ? On est loin de l'échange de vues, du débat contradictoire argumenté, en réalité on n'y est même pas. (Voir plus haut, penser)
Car faisant passer l'idée que le match est nul, on donne à estimer que tout cela est donc égal -à tous les sens du terme- ce qui correspond bien au système ultralibéral ambiant qui joue la transgression qui le fonde en supposant et entretenant que tout se vaut, que tout est permis, possible en tout individualisme et égoïsme, au delà de toute décence, ou bon sens commun.
Les valeurs morales, le sens collectif, le partage, ce qui lie les humains ?
Aux chiottes !
Pour finir (aujourd'hui), je persiste à me demander ... pourquoi faut-il un nom ou un adjectif pour préciser : si l'on dit "la gauche de la gauche" ou la "vraie gauche" -et ça me fait penser à la "laïcité positive" ou à la  "connerie profonde" - c'est qu'il y a sans doute un problème quelque part ! La graduation sur ce coup-là, je n'y crois pas, c'est donc pour déconfuser un truc confus ? Ah ! J'allais y penser...  
Et puis, en passant, gauche/droite il ne faut jamais perdre de vue que ce sont des concepts relatifs. Faites un demi-tour sur vous-même, vous verrez  ! 
Il faut toujours réaffirmer les valeurs plutôt que brandir une étiquette "flottante" et ... "figée", non ?

mercredi 27 mars 2013

après

Hier soir, le concert juste achevé, quittant les travées, nous étions à descendre les quelques marches pour gagner la sortie. Silencieux.
Comme très souvent, car tous deux, avec madame K, et on n'a pas besoin de se le dire, on sait qu'on va s'en parler mais un peu après, car rien ne presse... Car on est encore dedans, encore dans les sensations douces de ce très beau moment que nous a offert Gian-Maria Testa à la fois simple et chaleureux, gorgé d'humanité, et de lucidité aussi. On se sent bien, on sent bien qu'on a fait une belle rencontre.
Alors, comme souvent dans ces quelques minutes, je regardais -sans d'ailleurs vraiment regarder- les spectateurs qui venaient d'assister à ce même concert.
Ils étaient nombreux, je trouve, à reprendre le contrôle de leurs téléphones portables.
Là, tout de suite. Et je repense à l'impression d'étrangeté qui m'a assailli.
D'autant que mon téléphone, à supposer que je sache où il était, était très certainement à ce moment-là la dernière chose à laquelle j'aurais pu penser...