samedi 14 décembre 2013

Précaution !

Allez, un peu de musique choisie pour la voix, les guitares et le côté bourdonnant du morceau.
Pour le week-end... que je vous souhaite excellent.




mercredi 11 décembre 2013

Retour

Tout ce petit monde du billet précédent se retrouve pour rentrer en un trajet qu'ils accomplissent,  pour certains, un peu plus légers.  

Père son 
accompagné noir enfant 
poussette 
dans éclats aux rire 
fait qui
rouge blouson en chauve 
monsieur. 
  
Gauche main 
roulée concurrente 
publication la  tenant en tout 
gratuit journal 
un debout lit 
marron manteau en blonde dame.

Opaque visage siège
recroquevillée intérieur, 
monde de cocon 
dans réfugiée semble marron 
montures à lunettes 
portant fille jeune. 

Roulant fauteuil,
son de roues 
posées mains 
voisine parle baskets 
et noir survêtement 
en monsieur.

Un  vent de coup,
en descendre avant 
congénères de deux discutant 
en allure 
toute marmonne, réveillé, mal hirsute, 
noir en collégien.

Mystérieux restera inaperçu,
titre (dont genoux) plat 
tient épais livre 
replonge, montée, 
être stations trois 
s’asseoir à parvenant dame vieille.

(sic).
descend plus, toujours monte 
en arrêt chaque pointe, l’heure à secousses 
deux entre s’amusent, rame de mouvement 
ballottés septuagénaires rose, 
peints ongles dame et barbichu monsieur.

blafarde luminosité blanche 
écran sur rivés yeux 
minuscule portable, son sur tapote dos, 
sac monstrueux d’un harnaché étudiant.

Suivant l'arrêt, descend. 
Elle place spontanément,
propose une femme jeune 
quand pas s’assoit qui 
rose anorak en dame vieille. 


Ecrit avec, en tête, d'une certaine manière, des moufles.
Et la poésie de métro, donc !

lundi 9 décembre 2013

instanTRAMés

Une vieille dame en anorak rose qui ne s’assoit pas quand une jeune femme lui propose spontanément sa place car elle descend à l'arrêt suivant.

Un étudiant qui, harnaché d’un monstrueux sac à dos, tapote sur son portable minuscule, les yeux rivés sur un écran d’une blanche luminosité blafarde.

Un monsieur barbichu et une dame aux ongles peints en rose, septuagénaires ballottés par le mouvement de la rame, s’amusent entre deux secousses qu’à l’heure de pointe « à chaque arrêt il en monte toujours plus qu’il n’en descend » (sic).

Une vieille dame qui, parvenant à s’asseoir trois stations après être montée, se replonge dans un livre épais qu’elle tient à plat sur ses genoux et dont le titre inaperçu me restera mystérieux. 

Un collégien en noir, hirsute, mal réveillé, qui marmonne à toute allure en discutant avec deux de ses congénères avant de descendre en coup de vent. 

Un monsieur en survêtement noir et baskets qui parle avec sa voisine, les mains posées sur les roues de son fauteuil roulant.

Une jeune fille portant des lunettes à montures marron qui semble réfugiée dans le cocon de son monde intérieur, recroquevillée sur son siège, visage opaque.

Une dame blonde en manteau marron qui lit debout un journal gratuit tout en tenant la publication concurrente roulée dans sa main gauche.

Un monsieur chauve en blouson rouge qui fait rire aux éclats dans sa poussette un enfant noir accompagné de son père.






Ecrit avec, en tête, d'une certaine manière, Vila-Matas et Queneau.





samedi 7 décembre 2013

Expressionnisme-2

Les bras m’encombrent
j’ai un pansement au cœur.
Ce coiffeur ayant chignon sur rue,
des yeux de sphinx
et une mémoire d’élégant
sans pense- tête
trié par les cheveux, 
n’était qu’un homme de faille
rongé par les rebords
tel un vieux clou de mer
traité de triple-ruse
de sol pleureur
et de pétard rouillé
par un mauvais loucheur,
toujours en têtard,
qui plaquait les portes
méritait des gaffes
et d’se faire envoyer naître :  
La bonne mioche
pour que jeunesse se tasse.

Y a pas de césar,
il aurait dû y mettre du chien 
sans tambour ni trempette.
Ne pas commettre de baffes
les pieds dans le même rabot.
Du coup c’est la touche écossaise
et le grand décalage.
Faudra demander sa clé à Paulette
pour la gomme de discorde
et, en deux coups de cuillère à mots,
finis les flans sur la comète :
la cerise sur le ghetto.

vendredi 6 décembre 2013

46664


En ces circonstances où tout est déjà dit et répété, j'aime autant citer la parole de celui qui fait l'objet d'un hommage planétaire.

J'ai emprunté la longue route vers la liberté.  J'ai essayé de ne pas faiblir, j'ai fait quelques faux pas en chemin. Mais j'ai découvert qu'après avoir gravi une grande montagne, on trouve qu'il y en a encore beaucoup d'autres à franchir. Là, je me suis arrêté un moment pour admirer la vue et pour mesurer le parcours accompli. Mais un moment seulement. Car avec la liberté viennent les responsabilités et je n'ose m'attarder car ma longue marche n'est pas terminée. 
Nelson Rolihlahla Mandela.

jeudi 5 décembre 2013

anatomisme

Ils avaient 
Un nez à goutte 
Un œil à larme 
Une oreille à puce
Une bouche à eau 
Un cul de tête 
Une cheville à enflure
Des dents à mors
Une épaule à coup
Un éventail à orteil
Une langue à cheveu
Un œil à doigt
Un cœur à main
Des joues à rouge 
Un honneur à doigt
Un genou à mollesse
Une épaule à coude
Des lèvres à bave 
Des bras à tour
Un plat à pieds
Un coude épaule 
Une merde à cou
Une lettre à pied
Un dehors à mors
Un poulet à cul
Un coude épaule nord
Une soupe à cheveu
Une peur à ventre
Un talon à estomac  
Un mouchoir à coude
Un bois à  langue
Un jeu à coudes
Un feu à fesses
Une couture à doigt
Un œil à poutre
Le cou lisse à pied
L'essieu dans les yeux  
Une jambe à cou
Un poil à main
Un poil à deux mains
Un poil à après-demain 
Un cul à pied 
Un demi-tour à bras
Une oreille à bouche
Un cou d’épaule sud
mais ceci n'empêchait
ni
Bouche à bouche  
ni
Yeux dans les yeux

lundi 2 décembre 2013

Immarcescible

Quelques lignes lues rapidement m'ont appris qu'ils se reforment pour un spectacle...
Ce ne sera pas un film, on peut même présumer que le spectacle sera exceptionnel (one-off) et ne sera guère joué à travers le monde.
Et tout naturellement ça m'a fait repenser à certains moments du M P Flying Circus...



Et celle-ci. Pour les amateurs de Cluedo ?



Question danse, on a aussi :