Une vieille dame en anorak rose qui ne s’assoit pas quand
une jeune femme lui propose spontanément sa place car elle descend à l'arrêt suivant.
Un étudiant qui, harnaché d’un monstrueux sac à dos, tapote
sur son portable minuscule, les yeux rivés sur un écran d’une blanche
luminosité blafarde.
Un monsieur barbichu et une dame aux ongles peints en rose,
septuagénaires ballottés par le mouvement de la rame, s’amusent entre deux
secousses qu’à l’heure de pointe « à chaque arrêt il en monte toujours plus
qu’il n’en descend » (sic).
Une vieille dame qui, parvenant à s’asseoir trois stations
après être montée, se replonge dans un livre épais qu’elle tient à plat sur ses
genoux et dont le titre inaperçu me restera mystérieux.
Un collégien en noir, hirsute, mal réveillé, qui marmonne à
toute allure en discutant avec deux de ses congénères avant de descendre en
coup de vent.
Un monsieur en survêtement noir et baskets qui parle avec sa
voisine, les mains posées sur les roues de son fauteuil roulant.
Une jeune fille portant des lunettes à montures marron qui
semble réfugiée dans le cocon de son monde intérieur, recroquevillée sur son
siège, visage opaque.
Une dame blonde en manteau marron qui lit debout un journal
gratuit tout en tenant la publication concurrente roulée dans sa main gauche.
Un monsieur chauve en blouson rouge qui fait rire aux éclats
dans sa poussette un enfant noir accompagné de son père.
Ecrit avec, en tête, d'une certaine manière, Vila-Matas et Queneau.
Une réponse à http://www.oulipo.net/contraintes/docs/poeme-de-metro ?
RépondreSupprimerDepuis quelque temps est en instance dans l'Appentis une histoire de tram stéphanois... Qui reste à écrire. Cet autre tram fait ressurgir les images sonores.
Vivent les transports en commun !
J'y suis allé voir, non, je n'ai pas procédé ainsi ! Mais cela me donne l'idée de retravailler la forme pour aller rimer... comme un aller-retour textuel ! A suivre dès demain !
RépondreSupprimerEt on attendra un peu pour le tram stéphanois, alors !