La machine à laver du temps
peut effacer les souvenirs d'amour
le vent peut dessécher
l'humide des baisers ...
Il restera au fond de nos regards
le halo d'un sourire.
La poussière des jours
peut irriter les yeux,
le fleuve d'habitude nous rouiller ...
Restera dans le noir
un éclat de sourire
Il restera qu'on s'est aimé.
Armand Monjo
Cueilli dans le florilège Paraphes (livre de poche) que je me suis procuré en 1992.
La particularité du recueil est de présenter chaque auteur et de proposer des textes extraits de son oeuvre qu'il a rédigés de sa propre main.
Alain Souchon chantait
RépondreSupprimerdans «L'amour à La Machine»
Passez notre amour à la machine.
Faites le bouillir
Pour voir si les couleurs d'origine
Peuvent revenir.
Est-ce qu'on peut ravoir à l'eau de Javel
Des sentiments,
La blancheur qu'on croyait éternelle,
Avant ?
Parenté d'inspiration !
SupprimerSouchon toutefois semble vouloir "faire revenir" alors que Monjo cherche ce qui reste, une permanence et ce qui de toute manière a eu lieu.
Parfois le regard se perd au plus profond et on ne voit rien, serait-ce de la cécité ?
RépondreSupprimerBelle question.
SupprimerNe pas chercher à "trop voir", alors ?