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mardi 18 avril 2017

Quel programme...



Le silence perlé du désert sec
Le poison lent du doute perpétuel
Les sanglots longs des violons monocordes
L’inquiétude fondée de l’électeur moyen
L’imposture massive de projets fictifs  
L’incompréhensible oubli des priorités ordinaires
Les grands dégâts des petits arrangements
L’indécence crasse de candidats véreux
La fausse question du vote utile
La persistance tenace des basses manœuvres
Le livre blanc des colères noires
Le sanglot ravalé des occasions manquées
La lente progression du dégoût rance
La systématique reproduction des schémas injustes
La morgue insupportable des médiacrates serviles
La porte béante des manipulations médiatiques
La sourde implosion de systèmes obsolètes

La lampe bleue des espoirs éternels
Les grands espaces de l’idéal démocratique
Les aventures extraordinaires d‘une promesse tenue

L’ubuesque farce de l’élection présidentielle

samedi 1 avril 2017

VOTRE ÇONDAGE COMME UN GRAND COMME SI VOUS Y ETIEZ


Allez. Explication, comment que ça marche les çondages.
Exemple :« 57 % des Français estiment que le candidat cela est plus solide que le candidat ceci selon un çondage ».
Il y a les fiches techniques : 
Sondage IFLOP réalisé par téléphone les 35 et 36 septembre, auprès d'un échantillon de lessive (sans cadeau) de 957 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, sélectionné selon la méthode des gros tas.
Egalement sondage CSB réalisé par nuage de fumée le 33 octobre, toujours auprès d'un échantillon national de lessive (avec cadeau) de 1.004 personnes âgées de 18 ans et plus, sélectionné selon la méthode des toquards.
La marge d'erreur est d'environ plus ou moins trois (3) points de pourcentage (%).
Précision :
Eblouissants, TOUS les journals et médias continuent à commander des çondages et à bien préciser parallèlement que ça ne vaut pas tripette au niveau résultats.
Touchant aveu,  du type « on vous dit que c’est nul mais comme on vous le dit du coup ça nous dédouane ». 
Emouvante abnégation, tirons-nous une balle dans le pied,
Sens aigu de la contorsion, remarquable persévérance, étrange acharnement...
Sur le candidat qui est plus « ceci », pris au hasard puisqu'il n'y a qu'à se baisser pour ramasser, on notera avec profit l'utilisation extrêmement rationnelle et rigoureuse des mots :
"solide" ( on sait pas trop) à moins qu'il n'y ait un rapport avec l'état de la matière et l'on peut s'attendre logiquement dans quelque temps, c'est-à-dire quelques çondages plus tard, dans une rigoureuse étude des courbes spécifiant « liquide », puis "gazeux" en cas de transformation...ou d'évolution.
Plus subliminal que la sublimation serait de dire que si SOLIDE renvoie à ETAT, c'est donc par exemple une allusion aux moyens que lui permet sa position de ministre d'Etat. 
C'est ainsi que le candidat Cela dispose d'un potentiel et d'une force de frappe loin d'être négligeables et, en ce sens, SOLIDE, c'est bien le moins qu'il puisse faire. CQFD ou plutôt CCMFLD1 …

Pour terminer, revenons au mode de calcul utilisé dans ces çondages. Parce que, hein, comment ils font 57 ?
Alors, 36 septembre - 35 septembre = 1
(Je vous compte pas la taxation téléphonique )
33 octobre - 18 ans = 15
(je retire un sondé sur 2 de la Moselle pour pas fausser les résultats)
d'où 1+5 = 6
1004 personnes - 957 personnes = 47 d'où
1 + 6 + 47 = 54
Incorporons maintenant la marge de 3 :
54 + 3 = 57 %
= CQFD

A ce stade, on peut filer à la cuisine et on conclut sans peine que la louche est un instrument d’une extrême précision; Enfin, un petit tour dans le jardin ou dans la rue, bref dehors, permettra d'entériner que la méthode du doigt mouillé fondée sur la physique quantique offre des garanties de l’ordre de 148 % .


(1) CCMFLD C’est Con Mais Fallait Le Dire

vendredi 23 décembre 2016

Trouvaille


"Chacun peut créer n’importe quoi et a le droit d’en être satisfait, pourvu qu’il ne soit pas sincère dans son travail et qu’il trouve quelqu’un pour l’admirer tout aussi mensongèrement. Nous englobons tous les mouvements non reconnus jusqu’ici : le néo pseudo-crétinisme, le filoutisme, le prendre-pour-un-connisme (le mensongisme polonais est encore en gestation mais nous lui reprochons une trop grande dose de démonisme ; son unique représentante Josépha Pignon-Blaga, 13 ans, tend déjà vers nous), le néo exploitisme, le singisme, le perroquettisme, le néo-cabotinisme, le falsifisme, le solipsoèdrisme, le mystificisme, le fourbisme, le faire-semblantisme, le fictivobétaillisme, l’escroquisme, le néo-humbuguisme, le tartuffisme, le bouffonnisme, l’insincérisme, le blousisme, le cocufisme, le couillonnisme, l’arnaquisme, le pigeonnisme, le dindonnisme, le mener-en-barquisme, l’entubisme, le bonimentisme, le vessio-lanternisme, le bourrage-de-cranisme, le mentisme, le menterisme, l’oculo-poudrisme, le baisisme et le biaisisme. Tous les représentants de ces mouvements respireront dans notre voluptueuse atmosphère de Blague Pure."

lundi 12 décembre 2016

Faire le rapprochement



Ce qui nous sépare
N’est pas l’incompréhension
Ni le malentendu
Ce ne sont pas nos différences
Ni nos timidités
Et ce n’est pas le silence
Ni l’indifférence
Ce n’est pas le mur
Ni la grille
Ce n’est pas la frontière
Ni la barrière…
Ce n’est pas l’intervalle
Le fossé…
Aucun rempart,
Aucune palissade
Encore moins le fleuve si large
Ce n’est pas la clôture
ni la digue
ce n’est pas la distance
ou l’immensité
pas le précipice
et surtout pas le vide

Non, c’est la vitre,
Ouvre la fenêtre
Embrassons-nous !

jeudi 17 novembre 2016

Nous, Daniel Blake


Pour ce film, fichons-nous copieusement de la Palme d’Or pour commencer.
Ensuite oublions les beaux esprits qui se pincent le nez devant un scénario « prévisible » « à gros sabots » ou « schématique »... etc. (Ou comment taper en touche face à … face à quoi au fait .. ?)

De ce point de vue, toute autre fin aurait sûrement été l’objet de critique aussi pour angélisme, parions-le.
Et pourtant le film raconte deux parcours, dresse un tableau qui est traité rigoureusement, c’est brut et sans concession par rapport à l’état du système ambiant qui broie la dignité des « petits ».
Rappelons-leur aussi qu’il y a des habitudes cinématographiques qui, même si elles ne sont pas incompatibles et sans aller jusqu’à les qualifier de coupables, ne sont pas du même ordre : tiens, à choisir, en toute mauvaise foi, entre « se cogner » le dernier Woody Allen et le dernier Ken Loach, vous me trouverez chez le britannique.

Ayons par contre à l’esprit que la force du film est bien dans les portraits des deux personnages principaux, campés au mieux par deux acteurs vraisemblablement inconnus de ce côté-ci de la Manche, un point qui pour moi renforce considérablement la crédibilité de ces incarnations.
Pensons à l’absurdité abyssale du système (un rapprochement sera fait avec La Loi du Marché de Stéphane Brizé) qui promène les gens en les humiliant.
C’est une diversion permanente qui par pansement interposé ne règle rien structurellement et humainement.
Alors évidemment ça se noircit ou se radicalise dans la seconde partie, mais comment peut-il en être autrement ? Est-ce cela qui gêne nos spectateurs nez pincés car gênés dans leur petit confort ?   

On sort de ce film avec les yeux qui piquent, oui, et une colère immense. 



jeudi 13 octobre 2016

C'est off ?


Il avait dit bonjour.

Protestations des mecs qui partaient.
Communiqué officiel des impolis se sentant stigmatisés.
Les mecs qu’il avait déjà vus le fustigent.
La ligue de protection des sourds porte plainte.
Le syndicat des veilleurs de nuit crie au foutage de gueule.

Comme quoi…
Un président ne devrait pas dire ça

mercredi 13 avril 2016

Les extraordinaires aventures de Monsieur P.

Note introductive : 
Comme on dit hypocritement dans ces cas-là, toute ressemblance avec des faits ou des personnes existant ou ayant existé serait pure coïncidence. Là non. 
Quels que soient les latitudes, les tropiques, l'escalier en haut à gauche, les galaxies et même les confins, on tombe sur ça, et on s'aperçoit que "ça" ne nous manquait pas. Bizarre, non ? 



Le revoilà
Le revoici
Il nous manquait ?
Monsieur Parfait

Il est partout
Il est par là
A la ramener
Il est rev’nu
Il a tout vu tout fait

Et ça tartine
ça confiture
Ça colle ça coule
Et ça saoule

Il est rev’nu
Il nous manquait ?
Monsieur Parfait

Il est rev’nu
Fin d’accalmie
A tout compris
Et en glisse une
Pour parler de lui
Il compatit
Salut l’altruiste
Il fait savoir
Ce qu’il faut savoir
A son sujet
Il fait tout bien il a tout fait
Il est...  parfait
Monsieur Parfait

Il est si fier
Si libéré
Il s’aime bien
Monsieur Parfait 
Décomplexé

Monsieur Parfait,
une question trotte
et sert d’escorte : 
Passe-t-il les portes ?

Il est rev’nu
Le revoilà
Il nous manquait ?
Monsieur Parfait

Monsieur Parfait, Ah ça va pas traîner,
Monsieur Parfait , et que ça finisse
Monsieur Parfait, et qu’il réussisse
Monsieur Parfait, A se faire appeler …

Narcisse. 




jeudi 11 février 2016

When it's sixty-four...

En feuilletant vaguement un programme de télé, je tombe sur une de ces émissions qui reviennent ad nauseam sur des vieilles affaires en général bien glauques et traitent ça comme une enquête policière qui ne fait pas peur du tout.
Soupçonnant qu’avec ces émissions était à l’œuvre un fonds de commerce attrape pub et gonfle audience flattant des vils instincts, j’en ai décompté pas mal après vérification, mais je ne vous en dresserai pas la triste liste.
Mais, c’est ainsi que je me suis rappelé le "tueur à l'échiquier », un Russe assez malade je pense, qui voulait tuer sans doute 64 personnes.

A mon tour je souhaite questionner ce dossier.
Bien, les Russes ont toujours été fortiches aux échecs.
Mais on ne nous a pas tout dit et un certain nombre de questions reste à poser :
  1. Supprimait-il alternativement des Noirs et des Blancs ?
  2. A-t-il balancé certaines victimes d'une tour ?
  3. Que fait la police ?
  4. d2-d3 ?
  5. S'est-il trahi par un comportement cavalier ?
  6. Et là tu coupes ? 
  7. 8 x 8 ?
  8. Les experts l'ont-ils déclaré fou ?
  9. Il tire ou il pointe ?
  10. A qui profitent les crimes ?
  11. A-t-il des complices ?
  12. Si oui, combien ? 
  13. Si non, combien ?
  14. Pourquoi des cases carrées ?
  15. La 15e victime, il l'a achevée en combien de coups ?
  16. Est-ce qu'ils étaient en bois les chèques ?
  17. Tu sais si la baguette a augmenté ?
  18. Les Noirs étant au Nord, les Blancs au Sud, quelle couleur il avait, sachant que pour un homme de l'Est, il était à  l'ouest ?
  19. Combien de questions sont là par simple remplissage ?
  20. A-t-il travaillé comme berger saisonnier ?
  21. Le jeu de dames c'était trop simple ?
  22. Ou bien trop long (100 cases, quand même) ?
  23. A-t-il tué certaines victimes à grands coups d'échiquier en marbre ?
  24. Belote, rebelote et 10 de der ?
  25. A-t-il mis certaines victimes en pièces ?
  26. Si oui, tenaient-elles sur les cases ?
  27. c2-c3, coulé ?
  28. A-t-il le teint mat ?
  29. Si certaines victimes lui ont échappé, doit-on le déclarer  "pat" ?
  30. Sait-on s'il aime les dalmatiens ?
  31. Et pourquoi je touche pas 20 000, là ?
  32. Et pourquoi je touche pas 20 000, là ?
  33. Tu l'as pas posée deux fois la question, là ?
  34. Et tu as remarqué que  je suis pas sourd ?
  35. Sinon, c'est toujours le rouble la monnaie là-bas ?
  36. Jacques a dit "Posez votre question". Comment ?
  37. Mais qui a fait cette connerie d'inventer le jeu d'échecs ?
  38. Vous avez vu les dégâts ?
  39. 16 pièces blanches, 16 pièces noires, ça fait 32 victimes ; il en reste 32 mais de quelle couleur ?
  40. A-t-il tenté le petit roque avec deux victimes ?
  41. A moins qu'il n'ait pratiqué l'échange de dames ?
  42. A-t-il connu l'échec scolaire ?
  43. Toujours pas la télé en couleurs en Russie (il aurait pu choisir un autre jeu...) ?
  44. Quelle heure est-il ?
  45. A quelle victime appartient le cheveu trouvé en F6 ?
  46. A-t-on des nouvelles de Karpov ?
  47. C'est comment qu'on freine ?
  48. Les Tchèques, bizarre, non, qu'ils n'aient pas de tueur à l'échiquier ?
  49. Il en reste beaucoup des questions ?
  50. Des quoi ?
  51. Des questions, t'es con ou bien ?
  52. Quelle était la couleur du roi noir ?
  53. Sait-on si Raspoutine a un alibi ?
  54. Heureux qu'il n'ait pas focalisé sur la bière 1664, non ?
  55. Ou pire, 20 000 lieues sous les mers…
  56. Et le grand roque, rien à dire ?
  57. Peut-on juger finalement très positif qu'il aime les échecs ?
  58. Et en Fahrenheit, il chausse du combien ?
  59. Sait-on comment sera le carrelage de sa cellule ?
  60. Quelle pièce se trouve en H5 ?
  61. Le jeu de l'oie c'était peut-être mieux finalement  (63 cases) ?
  62. Ne pensez-vous point que le pastis 51 c'était encore mieux question nombre de victimes ?
  63. Heu...le colonel Moutarde avec la clé anglaise ?
  64. Enfin, le saura-t-on un jour : il lui manquait exactement combien de cases ?


mardi 22 décembre 2015

Tics en toc - série en cours

Le dernier "Marianne" m'étant passé aussi bien par les mains que sous les yeux, j'ai eu la chance d'y découvrir un article franchement réjouissant sur les tics et expressions à la mode qui nous polluent et nous appauvrissent à la fois... D'aucuns ajouteraient nous hérissent. 
Tout ce qu'on y trouve ne fait pas partie de mes habitudes. Donc j'ai bien ri.
Forcément.

Cela m'a fait repenser à ce que j'avais commis il y a deux ans environ, ici-même, je vous retrouve le lien ... ici.

Outre la pinte de bon sang dont vous pourriez bénéficier à la lecture dudit article, je ne peux qu'adhérer à ce qui y est dit. Cela correspond à mon propre niveau de vigilance. Et puis - si besoin - ça rassure, on se sent moins seul !
Un aperçu ?
Sont passés férocement en revue ce qui suit :

- la mode du "en mode",
- le recours au retour avec "je reviens vers vous",
- la vraie plaie du "C'est pas faux",
- l'horrible confession du " J'avoue",
- la ponctuation quelque peu hypertrophiée "avec mille guillemets" avec/sans geste à l'appui,
- la certitude mal placée du "On est sur Paris" des géographes mal dégourdis, ou du "on est sur un boisé fruité" de ces cons de cavistes,
- l'encerclement que l'on ressent parfois avec les "carrément",
- le problématique "pas de souci"
- l'instantané, pire que le café, "vite fait"
- l'extension massive des possessions, avec "je le connais mon Etienne"
- enfin le ridicule qui ne tue plus avec le précieux "belle journée" qui emmène par 40 mètres de fond.

Ils auraient pu y ajouter ce que je mentionnais il y a peu chez la Taulière, à savoir les insupportables  
"Bonjour à vous" et "Merci à vous".
Tiens, je vous copicolle l'affaire : 
"Ah oui, le "merci à vous " qui me les brise menu, lentement mais sûrement...
Pourquoi préciser "à vous" alors qu'on est face à face en train de "se courtoiser civilement dans la politesse " c'est bel et bien à l'interlocuteur qu'on interlocute bordel ! 
Imaginons "Et bonne soirée au mec dans le fond".

Sans vouloir tout corseter, cette vigilance est sanitaire si  l'on veut bien faire passer tous les jours inlassablement que les mots ont un sens.

ET donc b... onne journée !

;-)

dimanche 21 juin 2015

Intentionnel et inacceptable -


Ces problèmes récents de fuites montrent clairement le niveau. Comment en venir au dégradant. Comment aborder une question en se "contentant" d'en parler de manière inadmissible sans rien résoudre -évidemment, on va pas être surpris de ça, on a déjà vu cinq ans de quoi il est "capable"-

Voilà, des fuites, au point de se demander qui n’est plus étanche.
Ensuite, que ce soit une stratégie délibérée est certainement encore plus grave, révélatrice si besoin du "projet politique" -qui doit tenir sur un timbre- finalement proche des rats et des égouts.
Ce mec fait sous lui maintenant.
C'est peut-être ce qu'on appelle la dérive des incontinents ?

Du coup, sans surprise, même une fosse sceptique est moins puante.
Et puis -définitivement- en tout cas même comme plombier je n’en voudrais pas.

A côté de « ça » …
.
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Comment ne pas être vivement ému, très touché, par la mort de François Delapierre (PG /parti de Gauche et Front de gauche). 
Moins souvent "que la moyenne" à la télé, sans doute parce qu’il n’oubliait pas le terrain, il y fut lorsque je l’ai vu, toujours brillant, calme et décidé. La qualité de sa réflexion, son action politique ont remis en avant l’honneur et la dignité, et ce fond qui manquent cruellement au « débat » politique miné par la « com » et les petites phrases. Voir plus haut.
Une lutte sans relâche menée contre le bruit de fond et pour les idées.
Rien que pour ça François, merci.

mercredi 22 avril 2015

Sortie de crise

Exclusif
Migrants, naufrages,
voici les 10 mesures simples étudiées de très près par l’Union Européenne


  • assécher la Méditerranée
  • titulariser les passeurs en CDD non renouvelables
  • passer le relais à la Lufthansa
  • équiper en sous-main les passeurs en sous-marins, plus discrets.
  • bombarder les aires d’embarquement au lance-pierre
  • lancer un grand chantier d’intérêt continental pour relancer le bâtiment : le Grande Muraille d’Europe avec embauche de snipers
  • ressusciter Kadhafi
  • Allo Batman, vous êtes libre en ce moment ? non ? Passez-moi Robin  
  • Une conférence d’un ex-président français en duo avec un pseudo-philosophe à Lampedusa (promo 50 % de réduction).
  • enregistrer un disque avec Bob Geldof 
NB : 
la mesure Kouchner /sac de riz n'a pas été retenue.

dimanche 4 janvier 2015

Voyons voir

Préambule : 
On a de ces faiblesses quelquefois... 
Le 2 janvier peu avant 20 heures, je suis en mode légume devant le journal télévisé de France 3. 
Je n'en crois pas mes yeux de concombre mort lorsqu'un reportage donne la parole à trois "voyants". Décidément ça continue de voler haut, question info sur le "service public".
Mon sang de navet ne fait qu'un tour. 
C'est parti.

* * * *

L'homme humain est ainsi fait qu'il se laisse aller parfois, dans sa mégalomanie à vouloir tout expliquer sans rien comprendre, à des faiblesses qui peuvent l'assimiler à un gros demeuré.
Parmi les quantités astronomiques (et je pèse mes mots) de conneries déversées et gobées, celles que nous devons aux astrologues et autres voyants ne sont pas les moindres.
Et même si à vue de nez on pourrait dire qu'un voyant est peu dangereux, ça reste à prouver, d’autant qu’on peut considérer comme vain (et plus) de vouloir hiérarchiser les nuisances.
Trêve de précautions, voyons donc objectivement ce qu'il en est de ces charlatans.
Pourquoi lorsqu'on dit voyant pense-ton immédiatement à allumé ? Leur présence (presse, radio) en rangs serrés éclaire-t-elle vraiment ? De nombreux voyants aussi lumineux rassurent-ils vraiment ?  Demandez à un pilote d’Airbus.
Pour ma part, la lecture d’un bulletin météo d’astrologue ou de voyant me donne des boutons et je saisis en ces quelques lignes en ligne l’occasion de régler cette affaire en espérant n’être pas trop…prévisible (ah ah).
Les différentes formes de prédiction ou divination laissent rêveur.
On sait qu’il y a une différence entre voyance et clairvoyance : c’est clair.
Tout voyant extra-lucide devrait au minimum se dénoncer pour intra-obscurantisme s’il tenait compte de ce qu’il prétend avoir vu en infralucide qui extrapole.

Voyons maintenant les techniques et leur popularité.
La chiromancie n’est plus guère pratiquée en raison d’une part des coups et blessures recensés dernièrement : certains prophètes prenaient aussi des mains sur la gueule sans l’avoir soupçonné un instant. D’autre part, Chirac – oui oui, lui !- n’a jamais eu la moindre vision.

La cartomancie reste en vogue : il faut dire que les résultats parlent pour elle.  On vendu cette année 31% de cartes des 24h du Mans en plus. Des tests en laboratoire ont montré que si vous allez voir un cartomancien ou une cartomancienne avec une carte d’Irlande (en ne la dépliant pas afin qu’on puisse voir seulement le nom)  il ou elle vous dira quel pays vous allez visiter, ce qui à défaut d’être une prédiction valide, montre à tout le moins qu’il ou elle sait lire. Troublant et impressionnant, quand même.
Passons sur l’arithmomancie, l’oniromancie qui ne constituent que vaticinations oiseuses, augures de mauvais oiseaux et autre oracles ô désespoir,  pour nous consacrer à certaines nouveautés.
La Montmorency consiste à ouvrir un noble en deux, pour savoir si vous pourrez l’être un jour, et à le jeter.
La symphonie-en-si  est utilisée pour prévenir le mal au dos chez les chefs d’orchestre qui se spécialisent dans l’interprétation d’un seul compositeur.
Attention gras. 
Une autre forme pratiquée chez les Romains par les haruspices connaît un regain d’intérêt qu’on aurait dû sentir venir. La cassouletomancie (dont le nom vient du célèbre ragoût roboratif à base de haricots dit cassoulet) permet de prévoir le nombre d’émissions gazeuses post-repas à 200 près. Ses prophètes sont vous l’auriez parié les haruspètes.

Nous ne pouvons conclure sans poser quelques questions existentielles qui nous taraudent.
Un sourd peut-il avoir des visions ?
Un voyant peut-il choper les boules (même en cristal) ?
Un astrologue n’est-il pas qu’un désastre ?
Les horoscopes nous prennent-ils pour décans ?
En cas d’erreur un tireur de tarot garde-t-il une excuse quand il prévoit un temps de chien ?
Et peut-il se tirer ?
En peinture, les voyants préférèrent-ils les tableaux lumineux ?
Un voyant est-il remboursé quand il a des ampoules ?
Vastes questions…certes.
Et, n’en doutons pas, pour être plus éclairé, il faut bien se garder de prendre les prophéties pour des lanternes.


vendredi 21 novembre 2014

CENTQuARANTE

140-8
Ah, le sens des mots ! Etonnant de parler du retour de quelqu’un, comme une belle histoire pour les braves gens, quand il se trouve que ce petit quelqu’un n’est pas parti.

140-9

Aïe le sens des mots ! Si nous poursuivons les raisonnements paradoxaux, il serait amusant entre autre que quelqu’un  qui n’est jamais parti ne parvienne pas à revenir.  

140-10
Et, tiens, puisqu’on parle de faux retour, donc de faux départ, avant -qui sait- un vrai départ, on pourrait se demander pour ces meetings : QUI paie ? C’est surfacturé ? 

lundi 13 octobre 2014

CENTQUARANTE

0

140 ne sera pas 27.
Ce sera –forcément- un exercice de concision, de compression, ou encore de synthèse.
Brut et peut-être même brutal. 
Et vraisemblablement inopiné, improvisé ou spontané, voire idiot. 
Sur tout, sur rien, sur n’importe quoi. Ce qui ne m'étonne pas de moi.

Et en voici trois...

140-1 

140 est le titre générique d’une nouvelle série qui démarre ici.
Allusion au nombre de caractères 140 en est la seule contrainte.
Tout y sera possible thématiquement !

140-2



Je tournais autour de l’idée depuis quelque temps.
Après la lecture de touites, des visites de sites ou de blogs, même si je n’ai pas pour autant  l’intention de touiter.

140-3

Si ceux qui vendent des voitures suréquipées (sic), me laissant passablement perplexe, se reconvertissaient dans les lunettes, compteraient-elles trois verres ?

mercredi 19 mars 2014

Ne pas bouder son plaisir

Le lecteur perspicace n'aura pas manqué, s'il est arrivé jusqu'ici , de remarquer que les Interférences célèbrent à leur manière le printemps des poètes presque quotidiennement cette semaine.

Mais, que voulez-vous, parfois l'actualité s'impose, en quelque sorte.

Suite aux nouvelles révélations politico-médiatico-judiciaires impliquant Kivousavé qui faisait président avant et qui voudrait faire après, on ne manquera donc pas de savourer un mot - un seul et admirable-  prononcé par l'ineffable Jeff Copo du PMU.

Retenue. 

Un mot à savourer, à sa juste mesure, tel un îlot perdu dans l'océan de la terminologie qui me semble-t-il sied beaucoup plus au spécialiste des piscines louches : condescendance, dédain, effronterie, fatuité, impudence, insolence,  mépris,  morgue, outrecuidance, prétention, suffisance, duplicité, tartuferie, hypocrisie...

Et quitte à décevoir Jeff, je vais le savourer sans retenue.