Les bulles de savon que cet enfant
S’amuse à tirer d’une paille
Sont en leur translucidité toute une philosophie.
Claire, inutiles et passagères comme la Nature,
Amies des yeux comme des choses,
Elles sont ce qu’elles sont
Selon une précision rondelette, aérienne,
Et nul, pas même l’enfant qui les abandonne,
Ne prétend qu’elles sont plus que ce qu’elles
Semblent être.
Quelques-unes se voient à peine dans l’air lumineux.
Elles sont comme la brise qui passe et touche à
peine les fleurs
Et dont nous savons qu’elle passe,
S’amuse à tirer d’une paille
Sont en leur translucidité toute une philosophie.
Claire, inutiles et passagères comme la Nature,
Amies des yeux comme des choses,
Elles sont ce qu’elles sont
Selon une précision rondelette, aérienne,
Et nul, pas même l’enfant qui les abandonne,
Ne prétend qu’elles sont plus que ce qu’elles
Semblent être.
Quelques-unes se voient à peine dans l’air lumineux.
Elles sont comme la brise qui passe et touche à
peine les fleurs
Et dont nous savons qu’elle passe,
simplement parce que quelque chose en nous se
fait plus léger
Et accepte tout avec plus de netteté.
Alberto Caeiro, in Le Gardeur de troupeaux, Fernando Pessoa ; poésie/Gallimard
traduction remix de K d'après Armand Guibert Maria Antónia Câmara Manuel, Michel Chandeigne et Patrick Quillier.
Et clin d'oeil bullesque à Fernand(o) et MH.
Encyclique à cent balles, plouf plouf ( bullez bullez il en restera toujours quelque chose!)
RépondreSupprimerUn pape dans sa cour où glousse la curetaille
Sur un hanap penché, souffle dans une paille ;
Et voici que soudain une bulle se dessine
Ronde, abstruse, émanation divine
Les uns se pâment, les autres s’emballent
Quand au ciel romain brille la bulle papale
Encyclique en six lignes en six clics ?
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