Ode à la vague.

Encore une fois
mon vers se tourne
vers la vague.
mon vers se tourne
vers la vague.
Je ne puis m’empêcher
de te chanter,
mille fois mille,
mille fois, ô vague,
fiancée fugitive de l’océan :
vénus verte,
élancée
tu hisses ta cloche,
et de là-haut,
tu laisses tomber
des lys.
de te chanter,
mille fois mille,
mille fois, ô vague,
fiancée fugitive de l’océan :
vénus verte,
élancée
tu hisses ta cloche,
et de là-haut,
tu laisses tomber
des lys.
Ô lame
Incessante
secouée
par
la
solitude
du vent,
érigée comme une
statue
transparente
mille fois mille
cristallisée, cristalline,
et puis
tout le sel à terre :
le mouvement
se fait écume
puis de l’écume la mer
se reconstruit
et de nouveau ressurgit la turgescence.
Incessante
secouée
par
la
solitude
du vent,
érigée comme une
statue
transparente
mille fois mille
cristallisée, cristalline,
et puis
tout le sel à terre :
le mouvement
se fait écume
puis de l’écume la mer
se reconstruit
et de nouveau ressurgit la turgescence.
Et de nouveau,
cheval,
pure jument
cyclonique
et ailée
la crinière ardente de blancheur
dans l’ire de l’air
en mouvement,
tu glisses, tu bondis, tu cours,
conduisant le traineau
de la neige marine.
cheval,
pure jument
cyclonique
et ailée
la crinière ardente de blancheur
dans l’ire de l’air
en mouvement,
tu glisses, tu bondis, tu cours,
conduisant le traineau
de la neige marine.
Vague, vague, vague,
mille fois mille
vaincue, mille
fois mille dressée
et déversée :
vive
la vague
mille fois immortelle
la vague.
mille fois mille
vaincue, mille
fois mille dressée
et déversée :
vive
la vague
mille fois immortelle
la vague.
in Tercer
libro de las odas, 1957.
Pablo Neruda
Pablo Neruda
Des images qui éclaboussent de justesse, une éblouissante évocation...
Ola, ola
RépondreSupprimerc'est du Neruda que tu nous donnes là?
Au bord de l’Océan Pacifique et ses paysages marins, là il passa son enfance il disait « J’ai besoin de la Mer parce qu’elle m’apprend"
Oui, j'avais oublié d'écrire son nom j'ai corrigé et je connais cette très belle phrase, merci de l'avoir rajoutée sur la crête de la vague !
SupprimerEn quatre mots, tu as commenté, parfait.
RépondreSupprimerDans le recueil "La Centaine d'amour" il y a ce début de poème:
"Parmi les vagues, une vague, une autre vague,
vague de verte mer, branche verte, froid vert,
j'ai seulement choisi l'unique et seule vague
et c'est la vague indivisible de ton corps."
Belles images encore, merci Colo.
SupprimerEt nul doute que j'ajouterai ici-même quelques extraits encore !