Nous
poursuivons notre entreprise de réhabilitation 100 % bio entamée il y a peu
(rappelez-vous Charles-Emile Marat et Jean-Jacques Zola) avec quelques lignes
bienvenues pour apporter enfin des précisions sur la vie de quelqu'un dont on
parle fort feu, si trop peu, en réalité pas du tout ces temps-ci.
Pour des
raisons obscures si ce n’est échappatoires en effet, il n’y a rien sur Marot,
rien de rien sur celui qui ne fut même pas un célèbre révolutionnaire affecté
d’une maladie de peau.
Assez
mort actuellement, on pourrait de plus penser selon une hypothèse non pas
gratuite mais à trois euros quarante qu’il serait de nos jours un possible
« confrère » puisqu'il tiendrait peut-être un blog en se foutant
complètement que son ordi ou sa tablette soient étanches et que son poêle et sa
cheminée soient correctement entretenus.
Si Marot,
Clément de son prénom, n’a jamais eu l’intention de devenir pape vers 1978,
pourtant, comparé à Marat ou à Zola, il l’aurait pu si l’on considère son
prénom, qui peut en revanche indiquer qu’il n’aurait pas davantage que les deux
autres songé à en changer pour s'appeler François.
Par
contre, et il fallait s’en douter, son orientation
professionnelle a comme d’habitude posé rapidement de gros problèmes à ses parents.
Il se
signale par un comportement brutal qui l’amène à détruire violemment tout ce
qui lui tombe sous la main : Marot casse. En revanche, il n'a aucun
problème de vue et, de fait, éliminons la légende d’un Marot miro. Surtout qu’il
se surpasse en certaines occasions et tire sur tout ce qui bouge : Marot
canarde.
Et bien
évidemment, en vrai garnement, ça faisait marrer Marot. Comme il ne se dénonçait
jamais, tous trouvaient le petit Marot diable et les altercations parentales
furent nombreuses avec Marot qui niait.
Il
alternera lui
aussi de célèbres
moments de repli sur soi et des périodes explosives. Dans ces moments en creux,
on sent que Marot bout. Et comme chacun sait, Marot bouillu, Marot foutu.
Ses
parents s’installent à la campagne, ce qui tombe bien, ils n'y étaient pas. Ils
vivent maintenant dans une grande demeure au beau milieu d'un domaine doté de
magnifiques espaces verts et pensent tenir LA solution. Ils inventent encore
une fois le travail d'intérêt particulier et décident que le petit Clément -qui
ne l’est pas beaucoup même s’il s’appelle toujours ainsi- aidera les
jardiniers dans leurs tâches quotidiennes pour canaliser son énergie
débordante. Désormais il n’est pas rare que Marot tonde.
Très
exactement 40,195 kilomètres de pelouse par semaine. Par contre,écartez les témoignages de ceux qui disent avoir vu Marot biner.
Mais cela
ne dure qu’un temps comme aurait pu le prévoir n’importe quel visionnaire de la
trempe d’Elisabeth Féchier ou de la claque de Madame Sommeil. Marot
s’arrache : il est en âge de filer sur Paris où il se trouve déjà lui
aussi, au mépris de la cohérence de cette biographie, et, vous l'auriez parié,
il a du mal à subsister. Sans ressources, tel un mendiant, croisant quelquefois
Zola, Marot quête.
Et toute
occasion était bonne pour quémander, que ce soit sur les places ou dans les
rues, ce que Marot niait. Il prendra toutefois le temps de créer le concept de marosme
qui n’est apparemment pas parvenu jusqu'à nous et en cette période troublée, il
inventa aussi le mouvement perpétuel et le décalage horaire, qu'il
expérimentait sur lui-même car on voyait se déplacer Marot d’heure en heure.
Plus
tard, devenu proche de François Ier qui lui non plus n’a jamais voulu être pape
et pourtant, personne d’autre que lui n’en a jamais été aussi près (sauf les
papes eux-mêmes évidemment), Marot sera blessé à Pavie où il aurait
testé, pas vu, un antidouleur : le pavot ou le pavé.
Un exil
en Italie ne l'amènera pas - après réflexion- à se faire prénommer Aldo. C’est
là un des rares points sur lequel cala Marot.
Cela
s’arrangera fort heureusement et la suite de sa vie est littérature, faire
l’épître étant normal pour un esprit vif, ce sera un des nombreux talents
qu’allie Marot, loin du contrepet qu’allie ô Marie !
Il
devient célèbre sans journal, et pourtant, on connaît Marot. On se souvient
aussi de la célèbre apostrophe " ça marche, Marot !" et la suite de la suite, sa mort, ne sont qu’histoire et je
n’en dirai pas davantage car chacun sait combien, ultime stade, il n’y eut de
Marot qu’un, qui cana.
Marot mais si tu veux revenir faire tes études en France, tu peux.
RépondreSupprimerProchaine bio : jankelevitch.
SupprimerPeut-être.
C'était aussi un brutal avec les végétaux : combien de fois a-t-on entendu "Marot bat fleurs"... Qui à l'occasion ne détestait pas d'aller frayer avec les coquines de la ville basse : "Marot bas traîne"...
RépondreSupprimerJe n'ai non plus alimenté les rumeurs politiques à propos de Marot coco.
SupprimerMarot binait les allées du Roy ,
RépondreSupprimerc'est en écoutant la musique des cailloux qui roulent que se révéla Marot, cœur de
rockeur,
c'est pourquoi il ne faut pas crier Marot sur le baudet.
On aurait tort de ne voir en Marot qu'un drôle. Tout comme ne considérer Marot que fort.De De ne garder que l'image d'un Marot gorille. Cela le desservirait et ce serait pour Marot hâtif.
SupprimerAh, oui, une vie bien particulière!
RépondreSupprimerJ'ai toujours bien aimé / ri de ce poème...pour le veau.
"À un poète ignorant"
Qu'on mène aux champs ce coquardeau,
Lequel gâte (quand il compose)
Raison, mesure, texte et glose,
Soit en ballade ou en rondeau.
Il n'a cervelle ni cerveau.
C'est pourquoi si haut crier j'ose :
" Qu'on mène aux champs ce coquardeau. "
S'il veut rien faire de nouveau,
Qu'il oeuvre hardiment en prose
(J'entends s'il en sait quelque chose) :
Car en rime ce n'est qu'un veau,
Qu'on mène aux champs.
Clément Marot
Merci de ce petit rappel si bienvenu !
SupprimerComme disait Ronsard (celui qui dîne à l'huile) : "un mou de veau et je suis sauvé !"
RépondreSupprimerMais foin de blagues à deux balles, et super ce gentil et rigolo poème de ce pauvre Marot qu'on a tant malmené avec nos calembours capillo-tractés (pas au point tout de même de rebaptiser Marot Toto !
Question bio, Ronsard ferait bien de se tenir à ...Marot ;-)
SupprimerJe confirme MH excellent petit poème, Marot n'était pas manchot.
dans le même style, et plutôt bien vu, (en général je ne suis pas fan de SG) dans Libé du we lire page 37"la maladie du président"
RépondreSupprimerLu, j'ai trouvé un lien, c'est pas mal effectivement et je vois que nous sommes d'accord sur SG que je ne goûte guère...non plus !
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