vendredi 29 janvier 2016

50 La maison du saltimbanque.

Les mots :




J'exerce le métier de fantôme.
Je n’habite pas à proprement parler une maison.
Je suis l'ombre qui ressemble à un rêve inconnu. 
Il n'y a aucune onde quand je vais nager, comme une obsession sans reflet. 
Je pourrais jouer au « génie des lieux », mais ce serait oublier les conseils de papa.
Alors, je voyage à travers les murailles dans un cercle de brouillard.
Je me base sur un livre ouvert, page quarante, au hasard. 
Je suis des instructions secrètes que je décrypte sans lanterne dans tout le château.
Aucune raison ne me gouverne, je reste fidèle à cette vieille maçonnerie de briques.
Je suis une sorte de saltimbanque assuré d'accomplir des prodiges.



jeudi 28 janvier 2016

CEnT-QUARANTE

Sur la plage, après la tempête, la mer avait rendu une chaise, une table, une commode, un lit,  un bahut et autant de bouées. Quelqu’un avait essayé de sauver les meubles ?

140-23

mercredi 27 janvier 2016

49 Ni fantaisie ni langoureux

Les mots : 



La surprise fut de taille.
Il y avait une telle fantaisie chez Martin Gall qu’il était devenu le spécialiste reconnu du gag qui tue, le running gag qui ne doit rien au hasard. Le comique de répétition c’était son affaire, il en maîtrisait la formule sur le bout des doigts. Ses talents de scénariste garantissaient aux programmes qui recouraient à ses services des taux d’écoute records. Avec lui une histoire de kangourou c’était –forcément- dans la poche.

Mais le hasard – si c’est son nom - frappe aussi les idoles.
Le gourou du gag se fit canarder, car l’idole suscite en certains cas la jalousie. 
Gangrénée par la colère.
Des bouffées et des bribes réfléchies par le sombre kaléidoscope de la haine.

C’était comme une gangue toxique qui occultait l'écran et l’avait rendu fou.
Pourquoi lui, et pourquoi pas moi.
Son regard malade se fit langoureux de jouissance. Justice enfin, il le tenait à sa merci. 

La déflagration folle brisa les vies.
Patrick Lebras devint enfin célèbre, mais ce ne fut pas drôle du tout.   


lundi 25 janvier 2016

48 Yacht et égalité

Les mots



C’est en descendant de son yacht que le zèbre s’aperçut qu’il avait été rayé par des abrutis. 
Des bas du front qui n’avaient rien trouvé de mieux à faire que baguenauder en surveillant peut-être la ligne de flottaison. 
Se sentant enclin à distribuer des mandales plutôt que des câlins, le zèbre craignit de se faire traiter de drôle et sentit bien que le délice procuré par les pains serait passager, presque clandestin, que le soulagement ou même défoulement occasionné risquait fort de lui valoir de gros déboires. 
Comme ce n’était pas le moment de faire l’âne, il décida donc, prenant sur soi, de ne pas franchir la ligne, de rester du côté de la légalité qui, cette fois, ne faisait que rimer très pauvrement selon lui avec l’égalité. 
Il organisa donc une marche blanche, une marée noire. Et s'envola.

dimanche 24 janvier 2016

samedi 23 janvier 2016

Un "tentet" tentant


Exceptionnelle et intègre Joëlle LEANDRE !

vendredi 22 janvier 2016

Les soldes, tiens, puisqu'on en parle...

Les "fameux" alphabétiques 366 touchent à leur fin, il reste 5 épisodes (48 à 52) dûment programmés, déjà prêts.
A mon goût, ça traîne en longueur et puisque j'ai déjà pas mal détourné cette affaire, il n'y a finalement aucune raison d'en rester là.
Je bouscule donc le calendrier, le rythme et à compter de lundi 25 janvier , les derniers textes paraîtront tous les deux jours. J'aurai rempli mon "contrat" !
Comme un nettoyage de printemps avant l'heure...