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samedi 19 novembre 2016

Quand ça rame




Génial
J’ai rien capté
Moi non plus
T’es sûr qu’il a dit ça
Le weekend s’est bien passé chez ta mère
Bon ben à toute on se retrouve à 21h
Je suis en chemin là
Oui
Salut c’est moi

Sympa comme idée

C’est toi maman
C’est pas ce qu’il a dit

Alors là tu vois

D’accord à vendredi
Oh putain pas lui
Ça fait une semaine qu’il est malade

Intermè®de

L’enfer c’est les autres ?

Pourtant…
Va je ne te hais point
De la musique avant toute chose
O temps suspend ton vol
Heureux qui comme Ulysse
Le petit chat est mort
La terre est bleue comme une orange
Et rose …
(L’ouverture automatique des portes dans les transports en commun

signale  la station.

Permet d'autres arrêts. 


Un progrès.

Une délivrance parfois.)
…elle a vécu
Demain dès l’aube
Il faut cultiver notre jardin…

vendredi 9 septembre 2016

Vertige, vide et insanités

Je ne reconnais même pas ma mère sur une photo.
Je devrais peut-être faire de la politique.

Cet extrait que j'avais noté en mai dernier 
à la lecture d'Indépendance de Richard Ford, 
deuxième roman de la "série" des Frank Bascombe, 
m'est revenu en tête allez savoir pourquoi ces derniers jours...

mardi 24 mai 2016

Quelque chose dans l'air



En un souffle,
secousse légère
Le vent commence petit
L’enfance de l’air

Le vent prend son temps
Avant de souffler
Le vent peut filer doux 
Pousser ombre et lumière
Impression soleil
Le vent

Le vent siffle
Disperse le temps
Il fend la brume
Tapis volant, plumes filantes

Le vent pousse
les ombres des feuilles
le vent fatigué
se couche dans les herbes
le soir
Le vent nous file des frissons
Il bouge les buissons
Le vent empile les étoiles
dans un coin de la nuit

Le vent siffle
Il passe sous les portes
Et passe son chemin
Le vent debout déboule
Se montre fou
Le vent se cogne contre les murs
Le vent griffe leurs fissures

Parfois le vent s’essouffle
Le vent s’efface
et file comme le temps
Le vent cale
Le souffle court
le vent devient vieux
ses rafales se fanent et s’affalent
le vent manque son coup

Le vent se voit
Dans les flaques du temps
Transparence de l’air
Le vent va de l’avant
Le vent en a eu vent

Le vent fait mousser l’océan
Contretemps et marées
Le vent secoue le tout
Le vent se joue de tout

Le vent sème le temps
dans l’espace-vent
Le vent pointu pique nos joues
Il souffle sur nos pensées légères
Qui filent dans l’air 
Emmêle nos cheveux
Et met les bouts
Le vent se joue de nous


dimanche 29 juin 2014

Oeil 9 et demi

Clins d’oeil 
et paupières closes

Un petit rire
passe dans ses yeux
le silence
Moi aussi
il ressasse des phrases
pendant
dix heures
une antenne
que je connais vient d’apparaître
jusqu’au bout de vous-même

encore plus                                                                                                                                                  troublants
les amis
des parties de flipper,
ces parties de flipper
le détail
simple
cheveu
prix fou
d’un ennui

baleine blanche
si vous voulez bien me suivre
l’hypnotiseur
que puis-je faire pour vous
passer en revue
le secret espoir
je peux vous donner des adresses
pas très folichon
monsieur Vernier,

un type a joué au ball-trap
pour se faire incinérer
trois jours
–         trois jours ?
obligés trois jours
trois jours
pour trouver tonton
j’ai essayé de compter
soixante-douze
lundi matin
jeudi
les siècles sans le repos

je n’ai jamais su 
je m’appelle
je m’appelle 
j’ai une histoire
et la patience

qui Catherine imagine
ce léger fil
où elle pêche
à prendre par moment
ça
c’est elle
je dis longtemps
en face

oubli
jamais existé
moment emprunté
pire plus loin
je t’ai laissé un rêve filandreux
tiède

on a des appuis
des trucs oubliés
profond
grave
et plein d’autres
une chance
plus de temps
un gros coup
maintenant
dans la foulée
le geste que je redoutais

un rien de temps
dans les mains
des chemins
inattendus
tu vas voir
personne n’a fait attention
le détour
fondamental
hasard évaporé
en mémoire

l’impossible
raison
instant échappé
Wyatt a tout arrangé
grand bonheur
le temps rivalisait
avec l’eau de Javel
ambiance moribonde
musique moderne avant
je poserai son espace à genoux

j’ai rien
rien
et exactement l’inverse
j’ai pensé rendre l’espoir
j’ai ouvert
plus de vingt-cinq
vous comptez
deux minutes plus tard
le travail était fait
impeccable




* * *



Notes : 
Réalisé par compilation des onze "Oeil neuf" dans l'ordre, avec réorganisation en 3 colonnes pour proposer différentes modalités de lecture.

vendredi 27 juin 2014

mercredi 18 juin 2014

lundi 9 juin 2014

samedi 31 mai 2014

jeudi 22 mai 2014

mardi 13 mai 2014

dimanche 4 mai 2014

vendredi 25 avril 2014

mercredi 16 avril 2014

3 oeil neuf


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4h20

lundi 7 avril 2014

samedi 29 mars 2014