C’est en descendant de son yacht que le zèbre s’aperçut qu’il avait été
rayé par des abrutis.
Des bas du front qui n’avaient rien trouvé de mieux à
faire que baguenauder en surveillant peut-être la ligne de flottaison.
Se
sentant enclin à distribuer des mandales plutôt que des câlins, le zèbre
craignit de se faire traiter de drôle et sentit bien que le délice procuré par
les pains serait passager, presque clandestin, que le soulagement ou même
défoulement occasionné risquait fort de lui valoir de gros déboires.
Comme ce n’était pas le moment de faire l’âne,
il décida donc, prenant sur soi, de ne pas franchir la ligne, de rester du côté
de la légalité qui, cette fois, ne faisait que rimer très pauvrement selon lui
avec l’égalité.
Il organisa donc une marche blanche, une marée noire. Et s'envola.

d'où l'origine de la nouvelle devise rayépublicaine "bleu blanc zèbre"
RépondreSupprimerPour changer de l'actuel bleu blanc blues...
Supprimer;-)
RépondreSupprimerPigeon vole, aigle vole, ...zèbre aussi!?
Excellent paul(A)!
C'est bien ce que je lui disais !
SupprimerUn zèbre dont la pensée décoiffe...et lui permet de mettre les voiles.
RépondreSupprimerJ'en veux bien une photo, tiens, si vous avez !
SupprimerPas un zèbre chauve...
Ton yacht doit être amarré à côté de l'Arche de Noé. Celui de la Revanche des otaries, de Vincent Wackenheim (Le Dilettante, 2009)
RépondreSupprimerAlors que l'Arche de Noé est en partance, les gens restés à quai agitent des mouchoirs et ricanent. « Quelques comparaisons malveillantes fusèrent, le mot Titanic fut prononcé par tous ces laissés-pour-compte qui allaient bientôt faire les frais du Déluge.»
Quelle ambiance !
SupprimerNon seulement on voit un zèbre voler, ce qui déjà change des nouvelles désespérantes du monde, mais en plus, les commentaires prolongent le climat surréaliste et poétique du billet.
RépondreSupprimerBravo à la communauté des zèbres !
Le zèbre vole certes car Prévert n'est pas loin.
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