7 janvier.
Terrible semaine juste après.
Le sentiment d’un ko debout. L’automate allant malgré tout
travailler, accomplissant les tâches quotidiennes, au ralenti, et l’esprit
ailleurs.
Des images, Pelloux, détruit, le visage absolument gonflé
d’un chagrin irréversible.
Des billets lancés dans la foulée pour témoigner ;
soutenir, comme des bouteilles à la mer, verre rayé et goulots passablement
ébréchés.
Le dérisoire est assis sur un banc…
Les billets des autres par ci par là et quelquefois
l’impression tenace de lire du silence
mouillé.
Après, marcher dans une foule compacte dont l’intensité
silencieuse rendait les yeux brillants.
Et puis un trou, ensuite, cinq jours, pour laisser à la
poussière le temps de retomber, de se déposer, un comble quand on a le
sentiment qu’elle va rester en suspension et troubler durablement l’horizon.
Un espace avec deux ou trois jours pendant lesquels le son
fut coupé pour tenter de retrouver une
respiration intérieure, loin de
l’engorgement poisseux et de la folie furieuse des media.
Deux exemples. Ce ridicule à vouloir trouver la formule choc : c'est notre 11 septembre. Pitoyable.
Et une
parmi les politiques, catégorie « dédiabolisée » réussit haut la main à lier l’indécence et
l’ignoble, sans frémir et… sans surprise, en foulant aux pieds la mémoire des
tués.
Et puis une semaine après, se procurer le « nouveau
Charlie », oui ce sera fait, mais tranquillement, pas à la manière des
soldes auxquels je ne participe d’ailleurs jamais…
J’ai dans ce laps de temps très spécial souvent été touché
par les témoignages gorgés d’humilité, disant l’incompréhension et la peine, et
surtout pas par les démonstratifs – tellement narcissiques- racontant
et analysant « j’ai fait ceci ou cela, parce que voyez-vous j’ai
tout compris ».
Et je ne parlerai même pas des théories fumeuses qui ont
vite émergé.
Aujourd'hui je ne sais pas encore très bien ce que j’ai
compris ou pas.
Je reste sûr qu’il faut en parler, pour mesurer une
responsabilité : celle des « grands » envers les « plus
petits » qui sont en train de grandir, de se construire. Elle existait déjà avant. Elles reste indispensable.
Et lire, toujours, pour essayer d'y voir clair...
RépondreSupprimerExactement.
RépondreSupprimerC'est encore impossible à réaliser...
RépondreSupprimerMais soyons fous ! Espérons en l'humain malgré tout !
On va le prendre comme ça.
RépondreSupprimer