26 impressions, images,
marques ou traces, ombres ou filigranes, pensées...
Je me laisse flotter au
gré du vent... juste avant la reprise.
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A comme aqueduc : le
Pont du Gard. Nous y étions juste après le 15 août.
Le musée du Pont du Gard
(enterré dans la colline) est fort bien conçu et explique parfaitement la
prouesse technologique des Romains sur 50 km.
Certains souvenirs ont
afflué, promenades et baignades.
Et mon seul bain de
l’été, baskets au pied ce fut là... et c’est bien !
B comme bricolage. En juillet. J’ai pris et j’ai eu
le temps de bricoler, ah oui, vive les finitions ! Vous savez bien, ces
trucs qui ne traînent ou qui ne finissent jamais ! Des coups de pinceaux,
de petites réparations, un joint à refaire ou à nettoyer, bref ! Et puis
aussi du rangement, du tri, la réorganisation de l’atelier... Et ça aussi ça
fait du bien. Du bien qui se voit.
C comme cheveux.
Cette année depuis fin
mars, j’ai laissé pousser ! J’ai pu constater qu’à partir d’une certaine
longueur, ça boucle toujours autant dans tous les sens. Ce n’est pas clairsemé
mais terriblement épais, et pour la couleur, disons que ça s’est pas mal
éclairci (...) !
Au moment où j’écris, une
visite chez le coiffeur a débroussaillé tout cela, sans pour autant raccourcir
autant que ces dernières années.
D comme debout. C’est le
magnifique recueil « Je suis debout » de Lucien Suel qui m’a tenu
compagnie cet été.
E comme étape dans le
Cantal où nous avons été si bien reçus par Madleine et les siens. (Bises). Quels
bons moments, si denses qu’on a eu du mal à réaliser que cela représentait tout
juste une journée. Et depuis l’idée d’un certain festival auquel assister nous
tend les bras !
F comme famille, les retrouvailles familiales qui ont permis de prendre des nouvelles des générations suivantes qui pointent, qui pointent (trois ans et un an et demi !!!)
G
comme Gianmaria.
Testa, oui, dont j’ai pu enfin compléter ma collection de ses disques. Une découverte
marquante (merci à ... qui se reconnaîtra) et, l’écouter, aller le voir, c’est
bien le moins que mérite le chanteur poète musicien. Et je repense juste là à
la chanson Maria sur Montgolfières...
H comme Heredia, le
détective chilien sentimental de Ramon Diaz-Eterovic. J’ai fini la lecture du
polar « le Deuxième Vœu » que j’avais laissé en plan dans ma liseuse.
Je l’ai repris et terminé. Et très apprécié. C’était le bon moment pour le
lire.
I comme Impression soleil
levant, vu en vrai à Marmottan à Paris.
J comme jazz, bien sûr
avec un concert sur la péniche de l’improviste, début juillet à Paris et avec
des albums marquants, Europa Paris de l’ONJ d’Oliver Benoît et Belle Epoque
d’Emile PArisien et Vincent Peirani.
K comme kilomètres.
En
TGV ou en voiture, Paris puis Aix, Marseille, Avignon, le Pont du Gard, Rodez,
Aurillac... Cette géographie mêlant des retours en des lieux connus il y a des
années et des années et longtemps délaissés, et puis d’autres découverts et
appréciés. Je ne m’étais pas rendu
compte que nous allions couvrir autant de terrain cet été !
L comme lire, comme
livres.
En plus du recueil de
Lucien Suel cité plus haut, et parmi d’autres lectures, il y eut la République
de Mek-Ouyes de Jacques Jouet, feuilleton foisonnant, loufoque et profond,
festif !
La Fête de
l’insignifiance de Kundera m’a laissé assez froid, par contre une belle
découverte avec Marcel Cohen et l’excellent « L’homme qui avait peur des
livres » des éditions Arfuyen (une mine), un entretien fort
intéressant avec l’auteur clôture le livre. N’oublions pas « Eloge du contraire »
de François Bott très fin et léger à la fois.
M comme Marseille et M comme MUCEM.
Un chef d’œuvre. C’est
une réussite totale, c’est éblouissant au plan architectural, et une émotion
esthétique très forte m’a submergé ce jour-là, j’étais absolument étreint par
l’intensité du lieu.
N comme nuit, pour le
voyage du retour.
J’ai conduit de nuit, cela faisait des années que je ne
l’avais pas fait et ce fut une tentative qui sera renouvelée à l’occasion. La
circulation se raréfie, c’est calme, il faut seulement veiller à ... rester
éveillé !
O comme originalité.
Celle, constante, des nouvelles de
Vila-Matas toujours picorées avec plaisir dans le recueil Suicides exemplaires,
Christian Bourgois éditeur.
« L’art de la disparition » est
remarquable dans son jeu avec les paradoxes, les mises en abyme, les fausses
pistes. Borges n’est pas loin...
P comme Paris, quatre
jours en juillet avec ma fille aînée.
Moments irremplaçables.
Q comme Quête.
Ou collecte, ou bien
récolte. Elle fut spontanée. Un petit carnet pour noter quelques idées sur ce
qui se lira ici dans les mois qui viennent.
R comme Rodez.
Le musée Soulages à
l’architecture réussie et étonnante (cubes) et l’œuvre dont Soulages parle
quand il dit « C’est en travaillant la matière que je découvre ce que je
cherche ».
Tableaux sans titres,
travail sur la matière et la lumière, l’humilité et la passion de l’artisan.
Essentiel.
Très belle atmosphère.
S comme serre.
J’ai même monté une serre
aux parois en polycarbonate. Quelle idée !
De quoi finir carbonisé
car sur la notice les dessins étaient en allemand. Par contre pas de quoi
rester toujours exagérément poli, vus quelques p... de passages délicats dans
le montage.
Mission accomplie :
elle est dans le jardin, elle tient debout !
T comme tranquillité.
Vraiment le leitmotiv de ces congés.
U comme utilitaire, comme
notre véhicule. Il a bien fallu, car nous sommes descendus très chargés de
cartons, sacs et autres à Aix. Une fois la livraison réalisée, la place libérée
fut vite reconquise par le futur déménagement de notre fille cadette... La rue
des Cordeliers en plein centre a désormais moins de secrets pour nous !
Et
au fait il n’y a pas un truc sur la nature et son horreur du vide ?
V comme vacances. Tant
attendues, elles ont été ce que j’attendais, pleines et relaxantes, et j’en ai
vraiment pleinement profité. Sans contraintes de temps autres que celles que
j’ai voulu me donner. (Longue inspiration...)
W comme Williams, la mort
de l’acteur si marquant de Dead Poets Society. Un peu oublié ou perdu de vue, je me suis
rappelé l’avoir apprécié aussi dans Fisher King, Good Morning Vietnam...
Et s'il était le seul... J'ai aussi retenu Lauren Bacall, Charlie Haden, Jean-Jacques Avenel.
X comme Xia, dynastie
chinoise.
Nos deux grandes filles
en entendront-elles parler ? Elles sont parties ensemble une douzaine de
jours du côté de Pékin.
J’aime leurs sourires
éclatants sur les photos.
Y comme Yaron.
Yaron Herman dont l’album
Alter Ego m’a accompagné cet été.
Une réussite dans
l’inspiration et les formats, très diversifiés, ce qui donne des climats où la
légèreté et l’intensité se rejoignent. Un album plus profond qu’il n’en a
l’air.
Recommandé.
Z comme zéro, l’intérêt
que j’ai trouvé à regarder un match de foot, après des années d’abstention.
Quel ennui !
Un pote m’avait invité
chez lui, j’ai surtout retenu la bière.
Pour le ballon rond,
c’est ferme et définitif. Terminé.
Bonjour K, que d'occupations diverses, variées et passionnantes. Je retiens, en tout cas, le Ramon Diaz Eterovic que j'essaierai de lire dès que je le trouverai en bibli. Quant au pont du Gard, je ne le connais pas, mais il est très beau. Bonne fin d'après-midi.
RépondreSupprimerOui le Pont du Gard mérite qu'on s'y attarde, ne serait-ce que pour capter une certaine lumière !
SupprimerBonjour, j'apprécie cette énumération à la fois synthétique et si complète... un sentiment de plénitude ...
RépondreSupprimerMerci Marie.
SupprimerCette forme m'a paru convenir à ce que je voulais "fixer" !
Des vacances qu'on peut appeler des vacances, donc... Vous me faites envie avec votre "suicides exemplaires" ;)
RépondreSupprimerVila-Mats on peut y aller les yeux fermés.
SupprimerEnfin...presque :-)
"J'en ai pleinement profité"...extra!
RépondreSupprimerTa photo du Pont du Gard, la lumière, oh, que c'est beau.
Bonne journée. sereine encore.
Merci Colo !
SupprimerBeaucoup de bonnes choses effectivement dans cette période.
Ah, le pont du Gard. J'y associe définitivement les cerises... et un rosé. C'était la Féria. Il y a longtemps déjà.
RépondreSupprimerBricolage. Repeint et remonté les volets. Deux ans qu'ils étaient sous le hangar.
Cheveux. J'y pense. Mais il y a peu, une dame élégante m'a abordé dans la rue pour complimenter ma natte. Alors, je remets la visite au coiffeur. On ne va pas au coiffeur, mais chez le coiffeur. Je sais, je sais. Je dis qu'est-ce que je veux.
Dernier Lucien Suel lu. Relu. Petite Ourse de la pauvreté. L'année passée : Mort d'un jardinier. Avant une visite au cardiologue. On ne dit pas au cardiologue... Je sais, je sais. Ça va mieux merci.
E. Rien dans le Cantal.
Je saute jusqu'à L. La République de Mek-Ouyes. En feuilleton ou en courriel-ton. Une attention de POL. Plein la BAL ! Réjouissant.
Je n'oublie pas Soulages. Projet. D'ici, il y a quelques kilomètres. Je saute encore.
Z. Le site du Zéro. J'affine mes connaissances informatiques. Des sites à améliorer. Un autre à créer.
Tu as raison pour les cerises !
SupprimerSuel, un grand intérêt partagé !
Soulages était quasiment sur le chemin, cela aurait été un peu bête de...
Je viens par le biais de Marie. Vous me ramenez au pays qui fut le mien... A vous lire !
RépondreSupprimerMerci du passage alors et du petit mot, et merci Marie également !
Supprimervotre ABCDR de l' E.T a un drôle d'R...de b.a.-ba
RépondreSupprimerBon alors ,On va où?
Par là ?
SupprimerCe journal de vacances comme une longue promenade à travers les jours ...
RépondreSupprimerJe repasserai pour détecter les détails insolites :-)
Repassez quand vous voulez, et je me fais un plaisir de la réciprocité par chez vous !
SupprimerEt bien me voilà fort intrigué par cet homme qui aurait peur des livres... Je pars en quête de Marcel Cohen.
RépondreSupprimerLucine Suel peut-être, quand l'émerveillement littéraire underground, que je connais peu, me rattraperont ?
Cohen mérite le détour ,et c'est très bien mené.
SupprimerSuel dépasse même l'underground je pense !
A bientôt !
Moments irremplaçables mais séjour tout à fait renouvelable :)
RépondreSupprimerRebelote vers la troisième semaine d'octobre.
SupprimerSurveille les programmations des clubs de jazz ou autres affiches...
;-)
Très touché de figurer dans votre abécédaire estival. Grand merci !
RépondreSupprimerC'est un plaisir !
SupprimerEt j'espère bien que vos pas et vos mots vous ramèneront vers Nantes d'ici quelque temps, pour des lectures ou autres festivals...pourquoi pas !
Content que tu aies apprécié le MUCEM. Magique est le mot pour qualifier cet endroit.
RépondreSupprimerUne appréciation partagée,oui, ces moments passés là-bas sont gravés !
SupprimerBel inventaire de mois lumineux. Belle journée.
RépondreSupprimerMerci ! C'est vrai, de l'air, de la lumière...
SupprimerEn souhaitant qu'il en fut de même pour toi !
Tu as oublié chef de gare dans la description de Testa :)
RépondreSupprimerPour l'avoir également vu en concert il y a environ 15 ans, je comprends ton enthousiasme !
Concrètement combien d'heures de route le retour ?
Tu as raison et ça complète même à mon sens son côté poétique !
Supprimer***
Retour, on a mis 6 bonnes heures, je pense qu'on était at home un peu avant 4 h 30 du mat...
;-)
... Superbes photos comme si on y était, j'apprécie un MUCEM plus vrai que les photos léchées qu'on nous a vendues depuis sa création. Et c'est - du coup - plus beau (comme quoi Platon avait raison).
RépondreSupprimerLes photos étant reviendues, la taulière se félicite (y a pas de quoi) d'avoir pu les regarder. L'Orange déconne à plein tube ici, voilà sans doute pourquoi votre fille est muette.
J'en profite pour donner quelques nouvelles du front : réouverture de l'Appentis par épisodes, le webmestre a bossé dur et l'accès est sans problème (malgré les avertissements Google qui parfois perdurent alors que le pb est réglé). Mais nous pensons sérieusement migrer sur Blogger, qu'en dit le tenancier des Interférences ? Un avis, un conseil ?
Merci MH,tant mieux si la technique cesse ses caprices !
SupprimerSur blogger, dont je suis très content car finalement adapté à ce que je veux en faire, j'apprécie avant tout l'absence de publicité, ce fut un critère de choix.
Ensuite, je n'ai pas d'autres micro-bugs que les rares fois où l'on me dit, alors que je rédige un article, que l'enregistrement/sauvegarde a rencontré un problème technique, sans dommage pour les contenus jusqu'ici.
Pour le reste, rien à signaler.