Dans l’obscurité pressentir la joie,
Savoir susciter la fraîcheur des roses,
Leur jeune parfum qui vient sous vos doigts
Comme une douceur cherche un autre corps.
Le cœur précédé d’antennes agiles,
Avancer en soi ,et grâce à quels yeux
Eclairer ceci, déceler cela,
Rien qu’en approchant des mains lumineuses.
Mais dans quel jardin erre-t-on ainsi
Qui ne serait clos que par la pensée ?
Ah pensons tout bas n’effarouchons rien
Je sens que se forme un secret soleil .
Jules Supervielle, in La Fable du monde

Tiens, ça me plaît bien de commencer la journée avec ces mots-là.
RépondreSupprimerParfait alors !
RépondreSupprimerSans doute y a-t-il là de quoi garder des caps et démarrer du bon pied pour cela ;-),
Merci pour la sérénité...
RépondreSupprimerIl y a souvent des images surprenantes chez l'ultra-sensible Supervielle.
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