La défaite de l'équipe de France 2-0 en Ukraine n'empêchait pas Olivier Giroud d'être optimiste. En marge de l'entraînement des Bleus à Clairefontaine, l'avant-centre d'Arsenal a fait part de sa gratitude vis-à-vis des supporters et a affirmé que les Bleus étaient "prêts à mourir sur le terrain pour y arriver".
Ce n’était pas garanti,
car vous connaissez comme moi la célèbre expression profonde (c’est-à-dire
creuse) à propos de « la noble incertitude du sport libéral ».
Après les phénomènes et
stratégies habituels d’intox sur la composition des équipes, surtout côté
français (Kopa ? Platini ? Joueront ou joueront pas ?), on constata que
les Français étaient onze au départ.
Dès la deuxième minute,
l’arrière du milieu français s’écroulait, son nom m’échappe mais c’est pas
grave il est condamné à l’oubli. Il était peu après évacué et remplacé, et
l’Ukrainien qui traînait dans le coin mettait une patate et marquait un but.
0-1. Heureusement, les Français pouvaient toujours rester prêts à mourir, car
il y avait encore 88 minutes, et par ailleurs, l’arrière ukrainien manquait la
transformation.
En l’absence de Mimoun,
blessé, c’est Marcel Ribéri qui rengageait.
Rien de notable, le score
n’évoluait que très normalement avec 16 buts ukrainiens à un rythme soutenu
d’un à la minute (communiqué par le service statistique).
A 0-17, la garde meurt
mais ne se rend pas, comme dirait ce fin lettré de Giroud qui n’a toujours pas
touché un ballon. Sur le banc, Deschamps déchante, appelle Pole Emploi et
reprend ses cachets. Mesure purement tactique affirmera-t-il après le coup des
sifflets finaux.
Dès la 17e minute, deux
des arrières français sur consigne de DD se mettent à creuser une tranchée. Les
milieux de terrain sont chargés des mines. Les avants joueront après.
Il semble qu’à ce
moment-là c’est le ballon qui essaie de faire tourner les Français, mais
fumigènes aidant, on n’a pas tout vu. Le temps que ça se dissipe, on remit la
main sur le tableau d’affichage pour un attendu 0-36 en faveur de l’Ukraine à
la mi-temps. Le philosophe Giroud, ressortant de la bibliothèque avec la clé
anglaise, s’en félicite en disant que
l’équipe a bien maîtrisé, ça aurait pu être pire, surtout avec des arrières
obligés de creuser à la main.
Deuxième mi-temps, pas de
changement côté français, le temps de récupérer Ribéri tombé dans la première
tranchée. Giroud, n’écoutant que son courage à deux mains, est toujours vivant.
Le scénario bien huilé ne
changera pas, les Ukrainiens empilent les buts (87-0) mais restent vigilants car
ils ont lu déclarations de Giroud, l’Olivier qui pense comme un gland.
Une minute d’arrêt de
jeu, seules les mânes de Thierry Roland (sic) y croient encore.
91e minute,
Giroud meurt. C’est con il pourra pas jouer la Coupe du Monde et comme la
France n’est pas qualifiée, ça tombe plutôt bien.
On vous l’avait dit :
c’était pas facile, et pourtant, totale maîtrise.
Si tel est le score , c'est sûr, le ridicule les tuera.
RépondreSupprimerLe ridicule a du boulot un peu partout !
SupprimerC'est dans le journal, c'est donc vrai !! Confirmation ce soir à mon avis. Il paraît que la remise à plat de la fiscalité aurait achevé les Bleus qui, à c't'heure, se prennent une bonne biture à Clairefontaine histoire d'en finir une bonne fois pour toutes !
RépondreSupprimerExact, c'est vrai ! Marrant mais je vais pas ouvrir la radio ce matin, histoire d'éviter l'hystérie...
SupprimerIci, dans le bar où j'ai bu un café, il se disait qu'à la mi-temps, si aucun but n'était marqué par la France, ce serait Platini en personne qui en mettrait "avec ses deux mains". Ohhhhhhhhhhhhhh.
RépondreSupprimerOlé.
Supprimerha ha ha ! A la fin du match, les joueurs sont rentrés dans la loge des journalistes pour arroser les oiseaux de mauvaise augure.
RépondreSupprimerLe président Hollande a déclaré " c'est une victoire, il faut s'en réjouir"
car rêvait-il, si les Bleus l'ont fait ( gagner envers et contre tous), les bleus de mon gouvernement peuvent le faire aussi (envers et contre des sondages au plus bas)...
Alors K railleur , pas trop mouillé? ;-)
(joli titre de Libé ce matin "Rio, bravo!")
Ah non je suis plutôt au sec.
SupprimerPas regardé hier soir, ni l'été prochain !
Vu ce que ça me passionne ;-)
Quel match de foot ? Il y en a eu un ? Pas au courant.
RépondreSupprimerJ'ai méthodiquement évité les comptes-rendus, les vivats et autres zanalyses.
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