Il arrive parfois
que quelque chose nous tracasse.
Cela peut correspondre à un laps de temps plus ou moins long, sur une échelle de durée plus
ou moins étendue...
On ne dira rien
des possibilités de répétition ou de récurrence du phénomène, ni même de possibles transformations, selon que l’on parvient
peu ou prou à le mettre de côté, à l’étouffer en étant pris par exemple par une activité
qui mobilise l’esprit et contraint (aide ?) à différer.
Je ne sais quelle
unité légale de mesure du temps pourrait paraître la plus adaptée. Qui pourrait
trancher ? Et en est-il besoin en réalité ? Je pense que
chacun de nous ayant pu déjà éprouver cette différence de durée dans les
situations, nous n’avons pas besoin de plus de détails pour faire saisir cette
évocation.
Ce « quelque
chose » semble une expression appropriée dans sa magnifique splendeur
imprécise, surtout si l’on n’a pas réussi à remettre la main par la pensée et
par les mots sur ce que cela pourrait bien -bon sang de bon sang- être.
Car « il »
s’apparente à une présence obscure, presque fantomatique, qui peut le cas
échéant nous hanter, à tort ou à raison, tant qu’on ne l’a pas cerné... Présence
semblable peut-être à la lumière
faible, incertaine, intermittente, renvoyée par une bougie à la flamme
vacillante et tremblante du fond d’une caverne.
Il arrive bien
sûr que le « quelque chose » n’en soit pas un, c’est-à-dire qu’il
soit parfaitement identifié, plutôt clair et qu’il soit « là » de
façon contrariante mais absolument pas anonyme. Un souci, un problème, une idée
noire à l’origine bien définie.
Mais si nous
revenons au cas de figure précédent qui traite du phénomène non identifié ou
non reconnu pour des raisons sur lesquelles nous ne nous étendrons pas, ce
sentiment lancinant, cette sensation latente, cette idée diffuse – appelez-le
comme vous voulez puisqu’on ne sait toujours pas ce que c’est- nous privent
d’avoir l’esprit totalement libre et
nous chargent d’un poids qui empêche de nous sentir léger. Cela étant,
dans notre condition d’humains, petits roseaux pensants, on pourra se demander
s’il est possible de façon générale de se sentir léger durablement... En
montgolfière peut-être ? N’insistons pas.
Tenez, l’autre
matin, j’ai vécu une expérience similaire. Quelque chose n’allait pas, malgré
un réveil facile et un esprit à priori clair. Immédiatement, une ambiance "cheveu dans la soupe" ou "mouche dans le lait" s’est installée. Bon sang de bon sang.
Et cela m’a pris
quelques secondes, j’ai vite compris.
Le temps de faire
deux ou trois pas.
Je m’étais trompé
de pied pour mes chaussons.
On est peu de choses.
Excellent!
RépondreSupprimerPas de repos spirituel tant qu'on n'a pas mis...le pied dessus, c'est tellement vrai.
Ah ben oui se tromper de chausson ! moi je les préfère au pommes, mais bon, c'est personnel :-)
RépondreSupprimertu es comme les gosses toi!!!
RépondreSupprimerTous > attention où vous mettez les pieds ;-)
RépondreSupprimerLe Quelque chose vous saisit au moment où vous vous y attendez le moins ! Chacun-e de nous peut en être victime. Hier matin, tenant à la main droite le tube de dentifrice débouché, prêt à l'emploi, j'ai été saisie par le Qqch de manière heureusement fugace. A la main gauche, au lieu de ma brosse à dents, je tenais... Mes lunettes.
RépondreSupprimerMH / L'Appentis Saucier (bientôt de retour, les lunettes fraîchement brossées, le regard frais et l'haleine claire).
Attention où tu mets les dents ;-)
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