Souvenez-vous, j’ai lu en début d’année « Jason
Murphy » de Paul Fournel sur ma liseuse, Fournel dont j’avais lu le
précédent roman sur papier titré justement... la liseuse !!!
Je sais, je suis parfois joueur.
Alors fatalement, à force de faire le malin ou l’enclume,
on se prend parfois les pieds dans son propre tapis. Les décalages peuvent
faire glisser, trébucher.
Joueur certes, mais sans imaginer me prendre à mes
propres tours...
C’était un matin, il y a quelques jours.
« On se lève tôt un matin,
et l’on ne dit ni une ni deux
pour se mettre en train
et démarrer la journée.
Entre un papier à déposer
Et une course programmée
Le monde peut battre de l’aile
On n’a pas le temps d’y penser... »
(J’aurais presque pu le chanter, et comme je n’en ai pas
pleuré, il faut en rire !)
Bien décidé, je sors, ferme la maison puis monte
dans mon véhicule dont j’ai impérativement besoin.
Je mets le contact, c’est parti, je me dirige vers le
périphérique après avoir traversé quelques ronds-points, la voie ferrée et la
voie de tram.
Un avant-dernier changement de direction et la la pédale
d’accélération ne répond plus. Les voyants passent au rouge. Faut dire que
c’est leur boulot.
Sur la lancée, je parviens quelques mètres plus loin à me
ranger parfaitement sur une place de stationnement. Je coupe tout et j’attends
quelques minutes avant de redémarrer. A la troisième ou quatrième tentative, j’y parviens
et je décide de repartir à l’aventure, parce que - n’oublions pas- j’ai une course à faire. Quand même.
Mon optimisme déjà fort modéré cède rapidement la place à un
sang-froid pragmatique mâtiné d'un plan B au stop suivant où, la pédale d'accélération présentant une nouvelle fois sa démission accompagnée de toussotements de machine, je me retrouve en rade, en plein milieu du carrefour, figé sur la ligne de
stop.
Je déclenche donc les feux de détresse qui eux sont orange (nul
n’est parfait, drôle de couleur pour la détresse, mais bon...) alors que les voyants du tableau de bord sont toujours rouges : il y a au
moins un truc qui marche dans cette caisse !
Un petit délai supplémentaire.
J'attends.
J'attends.
Je réussis à relancer le moteur, et là, ni une ni deux, immergé dans le plan B au point de ne plus avoir pied, j'avise et je vise un petit parking d’une quarantaine de places, car j’ai compris et je
n’insiste pas. J’atteins de justesse la terre promise en jouant avec une petite bosse pour me propulser et me garer en roue
libre.
Et je rentre en marchant. Assez glorieusement tout de même, en ayant fait preuve de calme et de patience. Pas un juron, rien, je vous le promets !
Et je rentre en marchant. Assez glorieusement tout de même, en ayant fait preuve de calme et de patience. Pas un juron, rien, je vous le promets !
Et même si en cette occasion je viens de vérifier par
l’expérience qu’il faut un peu d’essence pour aller faire le plein.
Un jerrycan plus loin, en fin de journée, j’ai trouvé plutôt marrant de tomber en panne en allant faire le plein. J’avais quand même bien senti le coup, non ?
Un jerrycan plus loin, en fin de journée, j’ai trouvé plutôt marrant de tomber en panne en allant faire le plein. J’avais quand même bien senti le coup, non ?
C'est l'empire d'essence ;-) De quoi être dans un état sans essence dessus dessous :-)
RépondreSupprimerTu as raison, Raymond aurait pu m'aider à pousser, tiens ;-)
SupprimerSauvé par une petite bosse..enfin, presque!
RépondreSupprimerDans ces cas-là, la connaissance des lieux peut être un atout !!!!
SupprimerOn ne le répète pas suffisamment : le geai cajole.*
RépondreSupprimer* Désolé !
Et ça fait une moyenne avec ceux qui roboament !
SupprimerAh le coup de la panne si bien raconté !... la seule fois où ça m'est arrivé, j'étais avec ma mère qui regardais avec désespoir l'aiguille de la jauge. On passe devant une station mais là c'est trop cher, je connais une station plus loin... je te préviens, je ne pousserai pas !... ça n'a pas raté, mais heureusement j'étais à quelques centaines de mètres de la station ;)
RépondreSupprimerC'est la première fois que ça m'arrive !!!
SupprimerBonjour K, voilà une de mes hantises: tomber en panne d'essence ou d'autre chose en rase campagne, sous la pluie. Un cauchemar éveillé. Pour cette fois-ci, tu as eu de la chance d'être dans un milieu urbain. Bonne journée.
RépondreSupprimerA deux pas de la maison, en fait.
SupprimerMais j'ai une petite excuse, le voyant lumineux indiquant la réserve est en panne depuis....pfff ! Et j'ai oublié de regarder suffisamment tôt !
Dites-moi, pour garder ce calme olympien, vous prenez quoi ? ;)
RépondreSupprimerC'est ma nature.
SupprimerEt puis une bonne dose d'"auto"-dérision de façon régulière !
Ah oui, je témoigne, le calme olympien, c'est de nature. Il ne prend rien (et encore heureux !) !
SupprimerIl ne prend tellement rien qu'il ne prend pas non plus d'essence, ou alors Justine Tit'goutte ? Corinne Tit'goutte ? ;-)
RépondreSupprimerAvec les bagnoles, j'ai toujours eu du pot : panne d'essence en vue de la station ; crevaison pile à dix mètres d'une place de parking en bout de file (pas de manoeuvre), en pleine heure de pointe à Lyon, et, last but not least : mort définitive de la direction dans un rond-point où je roulais au pas, non par prémonition mais pour cause de bouchon, et là encore, place de parking en sortie de rond-point. Seul souvenir : étrange impression de tourner le volant et de voir ta caisse garder imperturbablement la ligne droite.
Bon c'est pas tout ça, n'oublions pas de saluer le génie du récit de Mr K qui ne délivre le fin mot qu'à la fin (Joséphine Tit'goutte ?)
Quand seul le volant tourne, cela peut perturber, en effet ;-).
SupprimerEt le coup de la panne, il y aurait de quoi faire un florilège.
Préférer le panais sensé…
RépondreSupprimerou bien la panais générique
RépondreSupprimer;-)