Réglons nos monstres, accordéons nos violons.
Craignant un
moment de phobie, les tueurs à gaz s’étaient exécutés. Evitons la crise de bec,
inutile dans ces cas-là de montrer les gants. Leur chef avait fait des pieds et des nains pour que, croûte
que croûte, tout le monde se remonte les hanches avant d’aller au chardon.
Le chef ? Un pas commode.
Un fumeur de savane. Ambiance touchez pas au grizzly. La classe
du dandy de grand chemin. Invité régulier des grandes embrassades étrangères.
Et donc c’était pas le moment de lui filer des moutons. Sous
les pavés, l’alpage.
Et pas du genre à tendre l’autre chou. Avec lui, si t’étais
pas d’accord , mieux valait lâcher l’hybride, prendre le barge et aller
pendre sa crème ailleurs. Si t étais pas réglo, si tu défrayais l’anachronique,
il te faisait le coup de la boîte à dents et de la cellule de déguisement dont
s’occupaient ses nazes communicants. Et il avait prévenu : à force de
prendre les messies pour des lanternes...
Avec cette affaire pas facile à monter qui ressemblait à un
jeu de mégot, il fallait garder la tête dans le bidon : on pouvait pas
suivre plusieurs fièvres à la fois, ou alors avec pertes et tracas.
Il s’agissait donc de ne pas rater le boche, sans pour autant provoquer
le gourou et mettre à côté de la flaque.
Très oulipien, ça rappelle "Va chez la voisine" d'Olivier Salon, texte paru aux 1001 Nuits dans "Pièces détachées" :
RépondreSupprimerhttp://aglamiettes.canalblog.com/archives/2012/09/03/25025894.html
Bravo ; Robert Rapilly_
Merci !
RépondreSupprimerJe vais aller voir.