Numéro 2 sur 3 de la série « ??? »
Le
crucifix grinçait et suintait l’ail.
Vincent
Peur, le héros intrépide au sourire si borgne depuis qu’il avait croisé Modeste
Présent (le cadeau piégé), se pinça les dents et serra le nez.
Ah, des
spectacles glaçant le sang, il en avait vu d’autres depuis le début de cette
aventure, tels Quasimodo Pou, la vision d’horreur ou encore Art Hair, le mec
qui pissait le sang par les cheveux.
Vincent
savait fort bien que tout ceci n’était qu’orchestration maléfique ourdie
par son ennemi juré intime qui lui appartenait à lui seul.
Oui, un nouveau
coup monté par l’ignoble Francis Stain (pseudonyme transparent de Dracula Frankenstein)
comme en avaient témoigné Tom d’Adam (le Cou Mordu) et surtout Andy
Coagulan (l’hémophile) qui avait été lâchement achevé par Eugénie Coton-Nirien,
l’infirmière incompétente dont Vincent avait pensé qu’elle était à la solde
d’Isidore Lépied, triste tortionnaire lui-même homme de main de Francis Stain.
Au début,
notre héros avait cru être réveillé par Laurie Bleuméprize (son cauchemar
récurrent) dans lequel immanquablement Géraud Nimot (l’indien muet)
l’entraînait au cimetière où Pierre Detaille (la tombe maléfique) se soulevait
pour laisser passer Guy Don, le cycliste sans tête.
Vision
horrible certes.
Mais
presque angéliquement anodine à côté de ce qui s’ensuivait avec les déchirants
cris d’orfraies d’Alec Sandra (le linceul) qui essayait d’étouffer
Aldo Matchione (l’horreur de casting) qui, à son tour et immanquablement,
retombait sur Jeffrey Lanuit (l’ombre inquiétante) qui brandissait les
attributs habituels de l’horreur draculino-frankesteinienne accompagné d’Irénée
Hoplafon, le fou du cimetière.
A ce
moment du cauchemar, toujours et éternellement le même, Vincent Peur se
réveillait et cherchait de la main s’il était bien seul dans son lit et là, non
seulement Salomon Crucifix (le voleur d’amulettes) s’était déjà fait la malle
mais encore Holly Mabel (la vierge violée par le vampire) avait disparu pour
céder la place à Max Sacralatronçonneuse (le pinailleur qui coupait les cheveux
en quatre et les vampires en deux) qui épiait l’épieu pied à pied.
Dilemme.
D’un
côté, Roger Epéda le faux pieu, était là, tout comme de l’autre, Woody Stick,
le vrai pieu.
Mais
lequel était lequel ?
Bon sang,
la coupe était pleine et Vincent l’avait bue.
C’est là,
en dernier ressort, qu’intervenait Fidèle Halier (l’ami du héros) accessoirement
ancien fils d’horloger.
C’était
l’inséparable acolyte anonyme de Vincent, son Watson en quelque sorte, présent
dans toutes leurs enquêtes et leurs traques aux malfaisants maléfiques.
Fidèle, à
tout coup, se débarrassait de Jules Chaussette (le mauvais sang bu) délivrant
Vincent du sortilège de cette potion, puis les pieux s’évanouissaient, et nos
héros pouvaient repartir vers de nouvelles interminables aventures jusqu’à la
prochaine nuit des temps.
J'ignore si tel est ton but, mais en lisant ces deux premiers chapitres je m'étrangle de rire. C'est super passionnant, trouvailles et tout...ouf, il y a une suite.
RépondreSupprimerColo, attention, garde ton souffle !
SupprimerJe dois avouer que j'ai fait un effort sur le suspense.
Et si tu ris franchement, tant mieux !!!
LE TROIS !! LE TROIS !! LE TROIS !!
RépondreSupprimerSigné Manny Festant (l'agité du boulevard)
alias vous savez qui.
Ah...ces anonymes qui ne se défilent pas,c'est beau l'enthousiasme !
Supprimer;-)
Oui, c'est le cas de tous mes potes : Alain Conut (un type plein de flamme), le père Sonne (curé à la cloche), la belle Anne Haunime (une fille un peu effacée), Hal Yas (réputé pour sa double personnalité), et le célèbre Di Nobo (le type en perfecto):-))
RépondreSupprimerJ'me présente plus...
Encore une sacrée brochette ;-)
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