dimanche 14 octobre 2012

Ici

Ici et là, ça déambule. Les stations sont plus ou moins longues, les arrêts peuvent se prolonger et les postures adoptées surprendre. Des yeux s'écarquillent, des mains s'agitent, prennent et reposent.
Des têtes armées de regards incisifs, experts, trahissent une intention très précise, quand d'autres semblent vagabonder, l'esprit disponible et perméable à un détail qui accrocherait l'oeil, mettrait en route toute une machinerie d'espérance d'un plaisir à venir. Les visages s'éclairent. Souvent.
J'en fais partie, des uns comme des autres...
Je reprends, après un temps que je ne prévois jamais vraiment, la direction de la sortie, après les enregistrements de rigueur.
Il y avait du monde, des jeunes et des moins jeunes, entrants et sortants, j'ai discuté longuement (pas trop fort quand même ) avec une dame qui travaille sur place et a pu m'expliquer quelques petites choses.
Il y avait du monde, et quand on prend donc le chemin du retour, on se sent bien, on se prend à penser que ça fait un bien pas possible, un bien fou d'avoir vu autant de monde ici, un petit peuple de fourmis à tête chercheuse.
La médiathèque, un samedi en fin de matinée...

vendredi 12 octobre 2012

Changeant

 

En 1974, le chant du cygne pour TRAFFIC en studio avec "When the Eagle Flies".
Superbe.  Le morceau proposé (Dream Gerrard, un peu plus de 11 minutes) plane sur l'album . 
Traffic constitue également une pièce maîtresse de ma collection de disques, 
un peu comme le représentant de la partie mélodique dans ce que j'écoute.
J'ai toujours aimé ce groupe, je le réécoute régulièrement. 
Changeant dans sa composition et dans sa direction musicale aussi (au risque de certaines impasses) 
autour du noyau stable Steve Winwood, Jim Capaldi, Chris Wood,  
tous remarquables multi-instrumentistes,
la formation a su proposer une musique unique mêlant pop rock blues jazz folk. 
Sans grand tintamarre, sans outrance démonstrative, 
(et sous l'influence de Winwood avec son goût des jam-sessions),
les compositions présentaient suffisamment de jeu, de vie 
pour être le tremplin d'improvisations qui ne pouvaient que 
convenir tôt ou tard à mes penchants jazzistiques !

Contrôle


Je viens de reprendre le contrôle des mots de mon billet (n° 243 du 12 octobre) des 366 Réels. 
On ne peut pas tout avoir : j'ai repris le contrôle sur l'autre blog ! 
Voici néanmoins ce que ça donne : 
 
"Aujourd’hui les mots de ce billet ont pris leur liberté. Ils font absolument ce qu’ils veulent. Cela occasionne évidemment quelques difficultés et un réel inconfort ... pour parvenir à lire correctement le texte du jour qui échappe totalement à mon contrôle. Ce qui me fait penser à la série télévisée Au Delà Du Réel."

dimanche 7 octobre 2012

Bleu

Jeudi dernier la soirée fut bleue avec Bjorn Berge, guitariste norvégien.
Possédant un cd ( l'excellent St Slide) j'avais pensé qu'en concert ça pouvait être très bien ! 
Ce le fut ! Après une journée de travail, exactement la musique qu'il fallait.
La technique est phénoménale, fluidité notamment, mais ne prend pas le dessus au point d'assécher le propos musical qui nous a permis d'écouter ses compositions (excellentes) ou bien quelques reprises. 
Une magnifique version de Woodstock de Joni Mitchell  ne pouvait que me toucher en plein cœur.
Communicatif, il a enflammé la salle chauffée à blanc par son blues énergique et, quelquefois, plus posé. 
C'est ce versant-là que j'ai choisi d'illustrer. 
Si vous avez un peu de temps et l'envie, laissez-vous emmener par le programme qui s'enchaîne après cet extrait !


vendredi 5 octobre 2012

Brûlée


 

1975, Van der Graaf Generator revient -en force, en forme- 
après trois ans de "pause".  Premier album de ce retour, 
Godbluff dont voici le 2e titre "Scorched Earth". 

Dans l'intervalle de trois ans Peter Hammill (guitare et chant), 
souvent accompagné de ses acolytes du groupe 
(Evans batterie, Jackson saxophone, Banton orgue) 
aura publié  4 albums solo... et pas des moindres.

Musicalement et artistiquement, tout est désormais contrôlé 
par le groupe à qui personne ne dicte quoi et comment faire.  
Marquée par l'urgence et la fulgurance, cette nouvelle période donnera 
trois albums publiés en 18 mois 
(Godbluff / Still Life / World Record) avec la même formation 
et sera considérée comme le "grand œuvre" de Van der Graaf Generator.  
L'effet collatéral  sera de mettre (un peu) dans l'ombre 
l'album de 1977 (The Quiet Zone) où le propos et le projet musical 
avaient déjà évolué sans qu'on perde en ... intensité ! 

mardi 2 octobre 2012

fragments

                                                                                    

Comme annoncé dans un billet précédent, Dig Me, pour creuser le King Crimson des années 80 !  

               
  
(by popular request) O caroline, le morceau qui ouvre l'album de Matching Mole 
comme une fausse piste où l'on détecte déjà les qualités de Wyatt au chant. 
Attention le reste de l'album est beaucoup plus... expérimental.

dimanche 30 septembre 2012

Pionniers

Je poursuis mon excursion intérieure... avec Soft Machine en 1970 qui atteint un sommet avec Mike Ratledge, orgue et piano / Elton Dean, saxophone alto /Hugh Hopper, basse / Robert Wyatt , batterie et chant. C'est leur troisième album et c'est marqué dessus !
Robert Wyatt enregistrera encore "Fourth" et quittera Soft Machine pour former...  Matching Mole !
Cet album est lui aussi très réussi. 



Et les taupes sont bien myopes !