samedi 10 décembre 2011

C'est trop gentil

Allant partout pour parler de tout,
sur les deniers publics évidemment,
et n'étant pas vraiment président puisqu'il est resté porteur de division au service d'un clan ou d'une caste,
et alors qu'il n'est pas candidat non plus
(serait-il "rien" finalement ?) ,
il faudrait donc croire ce sauveur protecteur autoproclamé
(quand on connaît la valeur d'engagement de ses paroles...)
qui n'a que le mot France à la bouche
avec sa petite cape de Zorro
lui qui n'a pas arrêté de détruire sur son passage
y compris de saccager de l'humain...
Et de nous raconter la belle histoire qu'on raconte aux enfants,
pour les endormir...

Mais j'y pense...
Au fait, ni président ni candidat, il fait ça sur son temps libre, non ?
Il est désinteréssé, c'est donc ça ?

vendredi 9 décembre 2011

every mother's son

 
Once again I'm northward bound, on the edge of sea and sky
Tomorrow is my friend, my one and only friend
We travel on together searching for the end

I'm a traveling soul and every mother's son
Although I'm getting tired I've got to travel on
Can you please help, my god? Can you please help, my god?
Can you please help, my god? I think it's only fair

Once again I'm northward bound, on the edge of sea and sky
Together we will go and see what waits for us
A backdoor to the universe that opens doors
 
Traffic, 1970, album John Barleycorn (un chef d'oeuvre)
Winwood Capaldi Wood 


mercredi 7 décembre 2011

Plus qu'on long discours...

Un exemple parmi d'autres de ce que peut dire le mec qui, en ce moment, sauve l'Europe toutes les semaines... 
" Je n’accepte pas, et des milliers d’entrepreneurs avec moi, que le travail salarié et l’esprit d’entreprise soient bafoués par les rémunérations et les privilèges excessifs que s’octroie une toute petite minorité de patrons. Je n’accepte pas qu’au niveau mondial, pour des raisons de pur profit, on joue avec les salariés et avec les usines comme on déplace des pions sur un jeu de société."
Quand on entend ou lit ça, il ne faut surtout pas se méprendre.

On n'est absolument pas sur une déclaration d'intention qui éventuellement se poursuivrait par une action ou mesure concrète en lien direct (et cohérent) avec ce qui est dit.
On est sur une incantation démagogique qui, comme les très nombreuses saillies de ce triste personnage, font que son quinquennat est vraiment très/trop long et nous donne le sentiment tenace que le pays, notre pays, dont il a la responsabilité depuis ces looooooongues années a été transformé en poubelle.

mardi 6 décembre 2011

L'étourdissement

Troisième roman d'une série empruntée en médiathèque en novembre, L'ETOURDISSEMENT de Joël Egloff m'a procuré de bons moments, quelques rigolades et, surtout, je suis allé jusqu'au bout de ces 140 pages sans mal, c'est bon signe et surtout révélateur pour moi que le format de 140 pages était le bon, ni trop court ni trop long.

L'ambiance, c'est, pour commencer, qu'on vit dans la merde.
La pollution. Le village du narrateur semble concentrer toutes les tares de notre société post-industrielle.

Où que se pose le regard, c'est poubelles, c'est fils électriques qui pendouillent, ruisseaux ou rivières avec beaucoup de mousse, un brouillard permanent à couper au couteau, des avions volant très (trop) bas avec des pilotes plus que maladroits, bref, pas facile pour aller bosser... à vélo !
Et la station d'épuration n'est pas loin, c'est même une destination de vacances.
Le narrateur vit dans une petite maison avec sa grand-mère, pas facile, et enfin il bosse à l'abattoir.
Quelques morceaux de bravoure d'un humour noir redoutable se glissent ça et là, notamment sur les plans de carrière des mecs qui se retrouvent là, et aussi aux alentours dans les aventures ubuesques et improbables avec son pote.
Une précision, l'étourdissement précède l'abattage des bêtes, on provoque un évanouissement avant la mise à mort.
On se laisse envelopper, comme le brouillard, par le style de Joël Egloff qui tisse lentement mais sûrement sa métaphore de la décomposition, de l'hébétude. Nous partageons cette quête absurde et décousue de l'humanité par des personnages déboussolés, oppressés mais attachants.
Mais il n'y a aucun effet de dramatisation, pas de surenchère : l'écriture est sèche et sobre, je me suis pris à relire certains passages qui l'air de rien se sont révélés de véritables bombes à retardement, une fois réglée la fréquence.
Par son style et son humour décalés, Egloff décape sans donner de leçon.
Cela mérite le détour !

lundi 5 décembre 2011

High Q

C'était hier soir et ce fut un très bon moment musical avec Q.
Un exemple ? Une idée ?
C'est là !


samedi 3 décembre 2011

Afterwards


Réécouté ce samedi... la chanson Afterwards de Van der Graaf Generator qui ouvre en 1969 l'album "The Aerosol Grey Machine", leur premier album.
Je ne m'en lasse définitivement pas.

 
On pourra noter que cette photo qui illustre la vidéo avec Peter Hammill, David Jackson, Guy Evans, et Hugh Banton au premier plan ne correspond pas à la composition du groupe à la sortie de l'album.
Jackson n'était pas encore arrivé. Le bassiste était Keith Ellis, et un certain Jeff Peach tenait la flûte.
David Jackson sera présent sur le 2e album The Least We Can Do Is Wave to Each Other et, Ellis étant parti, ce sera aussi l'arrivée de Nic Potter à la basse.





jeudi 1 décembre 2011

Réflexions sans tain

A des moments incertains,
il apparaît que les dés sont jetés, les ponts fermés
nos bâtons sont rompus et battus les sentiers,
qu'on en mène étroit, c'est-à-dire pas large,
les héros ne sont que déchus,
les haricots sont cuits et c'est la fin des carottes,
les sanglots ravalés, on serre les dents car on n'a plus de coudes,
quand ce n'est pas l'inverse...
Et quand même nos dévolus sont jetés,
et que le déluge ce sera bien après nous,
nos habits font forcément le moine,
notre noir est broyé, impossible est français...
et quand la pluie enfin ne tombe pas mais s'abat,
c'est qu'il est sûr
que la fatigue a planté son couteau dans nos reins.