lundi 26 décembre 2016

Et après ?



Pente douce vers janvier...
Envisager 2017.
L'heure du leurre.
J’abandonne le clavier.
J’achève le parcours.
J’arrête là.
J’arrive au bout.
Je cesse de continuer.
Je clos l’affaire.
Je clôture l’exercice.
Je conclus enfin.  
Je coupe court.
Je disparais des écrans radar.
J’expédie les affaires courantes.
Je ferme la porte.
J’interromps les signaux.
Je mets le holà.
Je prends fin grossièrement.
Je m’évanouis dans la nature.
Je tourne court.
Je tranche dans le vif.
Je vide la pièce.
...
Mais chaque chose en son temps.
Finir 2016 ? 
La liquider celle-ci, éprouvante, chaotique, en l'insupportable désordre du monde ? 
Sachant que ... rien de tout cela, évidemment.
Le millésime nouveau ne résoudra rien.

Se demander. Se dire…. Un blog pour quoi faire finalement... 
Paradoxal,  infiniment dérisoire, contrepoids ridicule...
En réalité non. 
Rien de tout cela. Si l'on pense à ces désordres..  
Tout le contraire.

Préserver ainsi des espaces , intérieurs ou pas, qui s'inscrivent là pour...
Tenir le cap
Garder la main.   
Partager. 
Vents, marées.
Envoyer du bon, du beau, du rire, de la chaleur et de la fraternité. 
Urgence poétique.
...

Et ainsi donc










Continuer, en somme. 
Fortes probabilités de se retrouver ici en 2017.  J'y serai.  
Et vous, ça ne tient qu'à vous, mais j'espère vous y voir et vous lire de temps en temps !

22 commentaires:

  1. Bonjour K, pour le moment, je ne coupe pas court, j'arrive au départ, j'ouvre l'affaire et j'emplis la pièce avant 2017 où je continuerai moi aussi mais qui sait? Bonne fin d'année 2016.

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    1. Dasola, merci, et, oui, à l'année prochaine, qui est ... imminente !

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  2. Un très beau texte, des couvertures soignées, toutes perspectives qui me vont bien! Je plongerai volontiers dans les interférences, et me poserai sur ces petites planètes accueillantes qui, à mes yeux, brillent dans la blogosphère ...

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    1. Merci Espiguette, merci de ces quelques mots depuis ton espace qui est très accueillant aussi!

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  3. Cher K, en tant que passante,j'aime bien venir ici régulièrement jeter un coup d'œil à travers la fenêtre de ton esprit, laissée exprès sans rideaux.( un blog , c'est un peu ça non?) et parfois me prendre au jeu et y laisser quelques mots. Le partage c'est bien ce qui nous lit/lie.
    Merci donc pour ces petites choses bricolées pour les passants qui passent en espèrant que l'atelier restera ouvert en 2017 !

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    1. Pas de rideaux, oh, ça dépend lesquels. Mais c'est un peu ça !
      J'espère juste que le "dedans" n'est pas trop effrayant !!!

      Et pour le partage, ça marche ;-)

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  4. Le monde est compliqué dernièrement, c'est vrai, le chaos n'est pas nouveau pourtant.
    Alors venir ici reposer mon esprit, en poésie et musique, en subtiles trouvailles (qui souvent me dépassent;-))), et bien c'est un luxe que tu me/nous offres. Un tout grand merci et à 2017 donc!

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    1. Merci chère Colo, je ne pensais pas faire dans le luxe !!!!!!!!!!!!

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  5. Tout est dit, et E-VI-DEM-MENT que le lectorat des Interférences reviendra en 2017 !!... Ou plutôt, ne cessera pas de ne pas arrêter de te lire. Qu'importe le passage d'un chiffre à l'autre : même lien, même plaisirs, même partage. Bonne année à Mr K, inlassable interférencier, directeur de collections introuvables ailleurs, jongleur de mots d'une année sur l'autre, fournisseur de musiques qui font du bien où elles passent ! Et bonne année à son lectorat, une petite communauté où il fait bon se reposer en passant : à très bientôt !

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    1. Oui, on va continuer à jongler.
      Le passage de 16 à 17 s'accompagne un peu classiquement d'une réflexion où l'on soupèse un peu les choses... Le billet dans son avancée est une manière de l'illustrer.

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  6. Retenons l'urgence poétique. La nécessaire urgence poétique.

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    1. Tu connais sans aucun doute :

      "Alors que la crise bat son plein, alors que le langage guerrier est partout, que l'on ne nous parle que de menaces, que l'on cherche à nous calmer avec du vide, du creux, du toc et que chacun joue avec nos peurs, nos faiblesses et nos paresses. Quand le futile domine, que les égoïsmes ont le pouvoir et que la terre, notre terre s'abîme. Il est plus que jamais temps de revenir à l'essentiel et "d'habiter le monde poétiquement".

      La poésie ce n'est pas se piquer de mots. C'est une présence, un regard qui arrête l'instant, un être au monde sous le signe de la générosité. C'est faire corps et cœur avec le verbe. C'est penser que tout commence et que rien, rien ne pourra éteindre l'espérance, s'il reste un poète. Résister à la spirale mortifère et proclamer l'état d'urgence poétique car la poésie c'est la vie. Amoureux de cet art essentiel, Frédéric Brun en a fait une conviction. Il y a pour lui une réponse poétique aux défis que doit aujourd'hui relever l'humanité. Le 30 mai 2016, sa maison d'édition Poesis organise une rencontre à la Maison de la poésie de Paris, avec Hubert Reeves et Kenneth White, sur le thème "Habiter poétiquement le monde".

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  7. Au début... puis à la fin... c'est fou comme la réflexion... à 2017 sur un canapé de secours ;)

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  8. Merci pour ce beau texte, ses illustrations et ce partage : il fait toujours bon passer chez toi pour un regard, une jolie pensée , des sourires, des interrogations , de ces pirouettes qui assouplissent l'esprit...et se reposer en 2017 sur ce "canapé de secours"

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    1. Merci Charlottine.
      Bien vérifier que le canapé de secours n'est pas encombré !!!

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  9. Tenir le cap et garder a main, c'est le moins que je puisse souhaiter aux Interférences !
    Résolution 2017 : ici ou là, j'y serai.

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    1. Je n'en souhaite pas moins à l'excellent Marque-pages ;-)

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  10. Pente douce... mais... se demander... préserver... et ainsi donc :
    à l'année prochaine, cher K !

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    1. Excellent résumé Tania, merci et oui à 2017 !

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  11. Mais oui, continuons, sachant que nous ne pourrons jamais effacer ce qui fut, ni ré-organiser tout ce qui est en chaos, mais simplement, un jour après l'autre, vivre au mieux et ne gaspiller aucun des cadeaux qui seront présentés...

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    1. Un excellent manifeste, merci Edmée !

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