lundi 21 novembre 2016

Courir, penser



Course à pied

Se glisser dimanche d’automne

fin de matinée

Dans ce qui subsistera de l’éclaircie

Chaussé vêtu casquetté



Dans les bois luisants

L’humidité fait la loi

La piste colle un peu d'un peu de boue

Sans mal on tient debout

le vent déverse l'averse sourde dans les yeux



La tempête hier a tout bousculé

couleurs formes branches

Le sol ne lâche plus les feuilles

étoiles de mer 

comme des arbres tombées

8 commentaires:

  1. C'est beau, j'aime beaucoup la dernière strophe.
    Ce matin, le grand vent est tombé à son tour.

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    1. Merci Tania, je ne cacherai pas que je l'ai quasi improvisé dans ma tête sur place... et "recueilli" juste rentré !

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  2. Deux blogs, deux courses à pied ! La tienne est plus sereine :) et elle communique cette sérénité, à la lecture...
    Bon pied bon oeil Mr K !

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    1. Il est vrai que traverser les bois au pas de course, plus ou moins vite, et - essentiel - sans casque (je ne supporte pas) me permet de m'imprégner des lieux, de m'immerger, tranquillement...

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  3. Très réussi cher K; en courant, feuilles collées aux pieds, que tu as bien pesé les mots, pas boueux du tout.

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    1. Se sentie bien, le nez dehors l'oeil et les oreilles à l'écoute...

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  4. Rien ne sert de courir ... mais à travers les mots c'est l'ivresse du vent et de la pluie, le coeur que l'on entend battre t qui n'attend pas tant que ça l'éclaircie ...

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    1. C'est bien vu, oui j'aime la pluie, en aucun cas ce n'est un obstacle...

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