samedi 22 octobre 2016

S'engourdir


Voici venir
Les clartés noires du gris du ciel
Les interstices intermittents des nuages
Où glisse la lumière
comme par effraction

La poussière blanchâtre des chemins
Se grise des pas d’hier
Errants, les arbres bientôt décolorés,
Sombres, s’agrippent à leurs propres branches

S’éteint la luminosité
Ses éclats ont rejoint l’obscur
Sur les littoraux sableux blanchis
Qui côtoient en un rêve voilé
Les pâleurs intenses de l’océan 

10 commentaires:

  1. jolie ballade dans les brumes
    où l'on se plait à rêver à des lointains grisants
    où des vagues échouent leur cargaison de plumes.

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    1. Une ambiance que tu as bien saisie !

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  2. J'essaie d'imaginer à quoi ressemblera ce poème au lever du jour.

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    1. Pourvu que ce ne soit pas
      une aube
      épine
      dans le pied gauche

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  3. Un automne précoce dans la tête, Mr K ? En ce cas la palette est bien délicate et la nostalgie, bien douillette...

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  4. Que c'est beau; "se grise des pas d'hier", un "rêve voilé"...l'automne donne des ailes de poète al señor K!

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  5. j'aime l'image des chemins qui se grisent de nos pas ...

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    1. Trouvé en cheminant avec les mots !

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