samedi 4 juin 2016

Cavaler


Au premier virage, monter en voiture, elle me déposera quelques kilomètres plus loin, ensuite en quelques enjambées atteindre le bois et enfourcher un VTT, que je troquerai pour le costume du piéton ordinaire qui, au bout de quelques hectomètres, grimpera à bord du tram.
A la descente, j’effectuerai une nouvelle avancée cycliste sur la piste prévue, puis un petit détour et quelques tours sur une autre piste – d’athlétisme  celle-là – avant de filer toujours à pied vers la passerelle qui surplombe le périphérique.
Pas d’hélicoptère en vue, donc option arrêt de bus, hop je monterai et me voilà à quelques pas du fleuve. Je prendrai le bac, un simple aller-retour histoire de dire « j’ai traversé » je me sentais en forme, et je garderai la barque pour une autre fois. En revenant sur mes pas, bouclant ma boucle en longeant à nouveau la ligne de tram, je jetterai un coup de périscope pour repérer un avion se préparant à l’atterrissage afin de m’y accrocher une minute ou deux pour souffler un peu, c’est sur mon chemin, c’est pratique.
Au moins en enchaînant ainsi, j’arriverai frais comme un gardon, dans les délais ou presque, le tout étant de ne manquer aucune correspondance… 
...
Et si j'atterrissais ? Dernier lacet fait.

...
Je me mets en route. Parti pour un peu plus d’une heure. 
 Mes battements seront cardiaques. Mes chemins de traverse et, au fil du parcours, mes pensées vagabondes.
Je connais sur le bout des doigts la topographie des lieux. Je vois à l’avance les voies que j’emprunterai. Je ne sais pas dans quel sens le circuit sera accompli. Cela n'empêche pas mon esprit de se mettre à galoper sur le parcours bien plus fougueusement que mes jambes, sans emballement mais -pourquoi le cacher- de manière plus fantaisiste car ça trotte dans ma tête aussi bien que sur les chemins.



10 commentaires:

  1. La pluie s'est arrêtée, sortons !

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  2. Il fait très beau ce matin....
    J'y....cours !

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  3. Et moi qui pensais que tout le malheur des hommes venait d’une seule chose, ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. (Pascal Blaise)

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  4. Il mettait quoi comme pompes pour courir le gars Blaise ?

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  5. Oh là là... je me suis fatiguée rien qu'à te lire... J'ai presque transpiré. Comment diable fais-tu pour être frais comme un gardon après tout ça?

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    1. En vrai ? je cours seulement.
      Aujourd'hui par exemple je suis passé aux endroits habituels, j'ai insisté dans les bois (fraîcheur ) et 1h10 plus tard je suis rentré semi-frais comme un demi-gardon !

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  6. Dehors, on se débrouille toujours quand il s'agit de cavales, mais pas avec des demies chaussures (j'ai un doute: demi-chaussures ou demies chaussures ?). C'est important mais tous comptes faits, on avance avec les deux demies. J'aime les battements(de jambe), les chemins (creux) et les pensées (solitaires) ...

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  7. Un commentaire cavalcade !!!

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  8. Ah voilà qui motive à fond... Bravo les baskets vertes, elles ne font pas les choses à moitié !

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    1. Elles sont en réalité jaunes, mais sales et usées, c'est la paire que je viens d'abandonner après environ 1000 bornes de loyaux services (dont l'amortissement !) pour une autre, vraiment super verte ;-)

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