dimanche 31 janvier 2016

51 Temporaire sans zébu

Les mots 


Parfois, même si c’est temporaire,
l’énigme reste perchée au sommet de l’impénétrable. 
Quand l'impossible tient dans une main,
laquelle tient le stylo, lequel ne crache rien. 
Et ce n’est pas une question d'hygiène ni d’ubiquité. 
Juste que la chasse aux idées, même tous azimuts,
avec les mots qu’on a ensilés et mis à notre disposition,
nous fait le regard transparent, comme en vadrouille vers le no man’s land. 
Et cela ressemble au silence du monde. 
Que n’interrompt aucune fuite en avant, aucune dérobade. 
Et il n’y a pas de conseil valable, ni d’attitude viable.
Les pensées s’effacent au profit d’une idée fixe :  
«Wahou, j’en bave, là ! » ,
et nul besoin de se sécher les babines. 

Bon sang, mais que se lève un vent rafraichissant
qui charrie quelques bribes, maigres brindilles
où le texte puisse commencer à nicher. 
Et aussi en passant
livrez donc une montagne de courage,
ce ne sera pas du luxe, si l’on reste sur les produits autorisés.
Car il vaut mieux éviter le dopage et ces dommages,
surtout si sous l’effet de la xanthine,
on pense soudain croiser un yack.
Cela ne ferait en rien surgir le texte,
de même qu’aucune soif ne saurait être étanchée par un zébu. 
Ainsi la quête ne finira-t-elle pas forcément mal, au contraire.
Il y aura bien un résultat, c’était juste une question de temps


et de tempo qui permettra de se dire que cela ne pouvait durer.

6 commentaires:

  1. "Quand l'impossible tient dans une main,

    laquelle tient le stylo, lequel ne crache rien. "

    de quoi en faire baver de jalousie plus d'un(e)

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  2. Dans les baveuses',je prends omelette!

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  3. Réponses
    1. Surtout pour les lecteurs !

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    2. Ma parole, vous arrivez à tout caser tout le temps dans vos textes ;) Cela tient du miracle !

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    3. Anonyme> A défaut d'être lisibles, certains textes ne sont pas impénétrables : j'arrive à caser les mots en question !

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