mercredi 27 janvier 2016

49 Ni fantaisie ni langoureux

Les mots : 



La surprise fut de taille.
Il y avait une telle fantaisie chez Martin Gall qu’il était devenu le spécialiste reconnu du gag qui tue, le running gag qui ne doit rien au hasard. Le comique de répétition c’était son affaire, il en maîtrisait la formule sur le bout des doigts. Ses talents de scénariste garantissaient aux programmes qui recouraient à ses services des taux d’écoute records. Avec lui une histoire de kangourou c’était –forcément- dans la poche.

Mais le hasard – si c’est son nom - frappe aussi les idoles.
Le gourou du gag se fit canarder, car l’idole suscite en certains cas la jalousie. 
Gangrénée par la colère.
Des bouffées et des bribes réfléchies par le sombre kaléidoscope de la haine.

C’était comme une gangue toxique qui occultait l'écran et l’avait rendu fou.
Pourquoi lui, et pourquoi pas moi.
Son regard malade se fit langoureux de jouissance. Justice enfin, il le tenait à sa merci. 

La déflagration folle brisa les vies.
Patrick Lebras devint enfin célèbre, mais ce ne fut pas drôle du tout.   


4 commentaires:

  1. Tiens ! Le zèbre n'est pas redescendu ?

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  2. Encore un effort, il en reste trois ! Et si Lebras n'en revient pas, ce fut drôle .

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  3. ET d'où il ne revient pas Lebras ?
    - Menton
    ;-)

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