lundi 21 décembre 2015

43 La rouflaquette sous le xyste

Les mots 



Le docteur Watson referma son carnet.
Pensif.
L'enfant dans la corbeille avait quelque chose d’étrange.
Ses rouflaquettes lui donnaient un air à la Phileas Fogg.
Il n’aurait pas été surprenant d’apprendre qu’il avait été le protagoniste d’un duel au pistolet trente ans plus tôt.
Le chat noir s’était pourtant mis à sa recherche, muni de ce portrait-robot, car il était dit que la symphonie promise, ce chef d’œuvre que devait constituer l’enquête, ne pourrait rester inachevée.

Les aléas, les contretemps s’étaient ligués comme des rouquins. 
En ces temps-là les appels à témoins étaient placardés et inutiles. Wiggins et sa meute de futés espiègles étaient beaucoup plus efficaces.
Etre, paraître… Apparaître ? Les hêtres rouges ? 
Holmes avec sa monographie sur les cendres de différents tabacs n’avait pas été d’un grand secours dans un premier temps.
Alors que la société de pêche de la Tamise, oui. 
Sans distinction d’âge. La couronne d’hameçons provenait donc d’une turlutte. Une couronne fournie par la société elle-même qui disposait de quelque matériel en réserve à l’adresse de ses membres.

- Et les menteurs, mon cher Watson ? Qu’en faites-vous ? fit Holmes. 

Oui, inattendu, Holmes était réapparu, brisant la folle utopie d’une énigme résolue, expliquant par a + b que la pêche en mer n’est pas la pêche en rivière. 
Alors, qui avait bien pu couvrir cette voyageuse qui dans l’Express de Brighton, le 15h07, se tournait en souriant victorieusement vers la fenêtre. 
Elle avait brisé ce code, flairé la fausse piste .
Ce n’était pas le côté « wu »  
太湖片台州片瓯江片甌江片东瓯片東甌片  

apposé volontairement pour égarer, mais le dos de la bandelette dont il fallait tenir compte avec ceci :

 !

Oui, ceci, qui allait la mener dans une allée couverte, le xyste, où l’ultime épreuve, elle l’ignorait encore, lui serait fatale. Quand les mallettes sont piégées par un mécanisme subtil et pervers, la souris verte détale ventre à terre. 

Et le docteur Watson avait donc refermé son carnet.
Pensif.
Décidément, si le phare de l'enfance éclaire les arbres d'intermittence, il est incontestable que la solution à 7% fait des dégâts.



8 commentaires:

  1. Le narrateur a vraiment du fil à retordre avec ces mots. Cette phrase "phare de l'enfance éclaire les arbres d'intermittence" pourrait faire un bel inducteur !

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  2. Ouaip.
    Le genre de texte dont on pourrait dire qu'il y a plus de plaisir à l'écrire qu'à le lire. Je me suis amusé à le truffer au risque -sans doute atteint- de l'abstrait incompréhensible et n'importe quoitisé.

    D'ailleurs, c'est sans commmmentaires !!!

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  3. "(...) Mais tu te mettras à ce travail : toutes possibilités harmoniques et architecturales s'émouvront autour de ton siège. Des êtres parfaits, imprévus, s'offriront à tes expériences. Dans tes environs affluera rêveusement la curiosité d'anciennes foules et de luxes oisifs. Ta mémoire et tes sens ne seront que la nourriture de ton impulsion créatrice. Quant au monde, quand tu sortiras, que sera-t-il devenu ? En tous cas, rien des apparences actuelles."
    Rimbaud, Les Illuminations, Jeunesse, IV

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    1. Bon, ben on fait dans le crypté alors !

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  4. Bien wu !
    Content d'avoir tiré un U pour débarrasser ma réglette de ce W qui m'empêche de tenter un scrabble depuis deux tours.

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  5. De plus en plus crypté ... tant mieux, si ce deubeuliou ne bush plus l'accès au scrabble.

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  6. Bonjour,
    Texte effectivement agréable à lire, mais où le sujet des rouflaquette est plutôt trompeur... Etant coiffeur barbier bordeaux j'ai été surpris, cependant bonne continuation !

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    1. Oui, le projet d'écriture amenait à ruser avec les mots imposés.

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