lundi 9 mars 2015

2 Quart de walkyrie

Les mots: 







En un quart d’heure, la poussière retomba et la ville fantôme retrouva un calme étrange. 

Apparu dans le lointain, quelqu'un avançait, un homme, visage fermé, qui ne parut pas remarquer le mendiant assis à même le sol contre l’abreuvoir.

Il le dépassa.
Il ressemblait fort à un rastaquouère de la pire espèce, un malfrat animé et armé d'intentions sans équivoque.

Pourtant, il se détendit et se défit peu à peu de l’air sardonique qu’on pouvait lire sur son expression.
Qu'un tel prodige s'accomplisse était fort mystérieux.
Vaincu peut-être ou -mieux- conquis, il changea définitivement d'air.

Comme s'il avait été happé par la tendresse de la mélodie lancinante qui emplissait l'espace, apparemment surgie de nulle part.  

Dans le saloon rassuré, les hypothèses sur ce changement brutal allaient bon train : 
- avec l'ukulélé, le vagabond, sans cheval et sans walkyrie.

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