dimanche 1 février 2015

Précieux

Oh, ne cherchez pas, rien d'apprêté, rien de maniéré, rien de grandiloquent, non.
Pensez plutôt à juste, essentiel, hautement estimable.
Dites-vous aussi très beau, réussi et rempli d'une belle humanité -parfois rageuse ou rugueuse - assortie de quelques moments doucement ironiques.
C'est comme cela, entre mille, qu'on peut le dire.

C'est comme cela que je l'ai lu.
C'est un  livre formidable.
A lire et faire lire.

Pas pleurer.
Lydie Salvayre.





8 commentaires:

  1. Hélas... Lu voici quelques années "Passage à l'ennemie" (2003), dont il ne me reste aucun souvenir sinon d'avoir classé Salvayre parmi les auteurs qu'on peut ne pas lire, pour paraphraser le Canard. Puis, très récemment, "La compagnie des spectres" (1997) offert par une amie : même constat. Alors, un troisième essai ? Je me tâte, je me tâte... Ici nos routes (de lecture) se sépareraient-elles, Mr K, après quelques croisements ? Me fiant aux avis d'Interférences, je me ferai une idée très prochainement. Après tout, Salvayre a le droit de (bien) vieillir.
    MH de l'Appentis

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    1. Je n'ai lu d'elle que la Conférence de Cintegabelle sur l'Art de la conversation (!) globalement bien troussé.
      Ensuite "pas pleurer" me semble - de ce que j'ai compris - particulier dans son oeuvre. Et puis je suis allé - APRES LECTURE - lire quelques "critiques" dont les négatives, pour la plupart, me semblent manifester une mauvaise compréhension du roman.
      Après chacun voit ce qu'il veut.
      Et celui-là m'a conquis.

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  2. Ce livre m'a conquise pour plusieurs raisons, qui tiennent sûrement et en grosse partie à tout ce que j'ai entendu et lu sur la vie dans les villages espagnols durant ces années terribles.
    Salvayre raconte avec une telle justesse les hésitations, les tensions, les violences et prises de position, la pauvreté.. que je croyais entendre les récits de mes beaux-parents qui habitaient un petit village de Castille.
    L'émotion est présente, le parler des uns et des autres si fidèle à ce que je connais.
    Ce que j'ignorais c'était l'amplitude des massacres ici à Majorque...en apprendre plus!
    Bonne journée señor K.
    (as-tu lu 7 femmes?)

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    1. C'est une belle re-situation, sans romantisme, autour des incertitudes et des temps troublés.
      Même si certaines choses ont été romancées.
      J'avais commencé à l'écouter sur France-Culture mais j'y ai renoncé, pas envie de rompre le charme, plutôt envie de rester les belles émotions et sensations procurées par le roman.
      Et puis les écrivains, ça écrit ! ;-)
      PS Et je n'ai pas lu 7 femmes.

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  3. J'ai lu plusieurs livres de Lydie Salvayre. Une très belle écriture et un vrai style. J'ai eu aussi dans le cadre de mon métier, l'occasion de travailler plusieurs semaines avec elle. C'est une magnifique personne, pleine d'humanité et de finesse. Le Goncourt a pour une fois récompensé un écrivain de grand talent et quelqu'un de bien. Son livre fait partie de ceux qui m'attendent avec impatience.

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    1. Je pense que tu peux te préparer à un excellent moment !

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  4. Bonsoir K, je confirme que Pas pleurer est un beau et bon roman. Le fait qu'il y ait des phrases en espagnol (non traduite) ne m'a pas gênée. Cela ne nuit pas à l'histoire. C'était mon premier "Salvayre", je pense que cela ne sera pas le dernier.

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    1. L'espagnol non traduit ne m'a absolument pas gêné non plus !
      Merci du passage Dasola.

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