lundi 2 février 2015

Escadrille (1/4)

Ma piste d'aviation était vide ces derniers temps et ce sont les hangars qui récemment se retrouvèrent encombrés. Revoici donc à la lumière du jour quelques "avions" ou plus exactement une escadrille constituée à partir du même ouvrage selon la méthode suivante : 
  
  • Source : ”Comme dans un miroir” de Gunnar Staalesen. Folio policier poche.
  • Contrainte : Relevé de la première phrase et de la dernière phrase de chaque chapitre. 
  • Tri et répartition : Dans l’ordre des chapitres, regroupement des phrases courtes (avion moyen courrier) et regroupement des phrases longues (avion long courrier). 
  • Ultimes réglages de mise en page : sauts de lignes, paragraphes...


On obtient quatre lots : des premières phrases et des dernières courtes, des premières phrases et des dernières longues. Cela permet de construire 4 avions :
un moyen courrier en décollage, un en atterrissage, un long courrier en décollage, un en atterrissage.

Paré au décollage ? 

Décollage moyen courrier

Je l’avais vue bien avant que nous nous croisions. Vous n’êtes plus le même après avoir tué quelqu'un. 

La voiture noire roulait beaucoup trop vite sur la route sinueuse. De l’autre côté de mes fenêtres de bureau, rien n’avait changé. Il m’attendait à la porte tandis que je remontai l’allée de graviers.

Aller dans un club de jazz un samedi midi, c’était exotique, pas très norvégien. Les Hardangervidda étaient fermés pour l’hiver. Ce fut le même réceptionniste costaud qui m’accueillit. Avril est un mois imprévisible.

Lasse Tyudal, me dis-je. 
Dans mon métier il y a deux possibilités quand il faut aller voir les gens. 
A mon retour au bureau un message m’attendait sur mon répondeur.

L’appartement était silencieux et obscur.
Je pris un taxi pour me rendre à mon bureau.

J’avais besoin de prendre l’air. A la troisième tentative, je pus joindre Berit Braheim. Mais j’arrivai trop tard, en tout cas pour l’énoncé du verdict.

Mais ce n’était pas le cas.

« Au secours, nous allons mourir ! » s’écria Torunn Tafjord. Kare  Brodahl habitait du côté est. Le lendemain matin je descendis de bonne heure au bureau.

Je restai un instant immobile.
Les morts ne jouent pas de saxophone. 

J’appuyai de tout mon poids sur la sonnette de la maison en vis-à-vis. Au début du mois de juin, je reçus un curieux appel téléphonique.

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