vendredi 28 novembre 2014

Coup double




Dès que Matisse en colosse sort son matos,
Comme aspirée par le soleil de Nice
Son inspiration se fait véloce
Et son esprit aiguisé tisse
sur les couleurs du cosmos 
les gouaches feu d’artifice 
qu’il colle comme un gosse 
Dès que Matisse 
sans pathos
esquisse 
noce








Ah ! Que Matisse illumine sa toile de phrases
déferlantes et qu’il nous y engloutisse 
telle en un précipice l'épectase...
Métisses unies marémotrices,
Vagues et couleurs s’y embrasent,
Comme un complot ourdissent,
Si loin de leurs vases.
Ah ! Que Matisse
Œil topaze
Brandisse... 
Jazz !

12 commentaires:

  1. Ah! j'en ris!
    De ces Petits papiers qui réjouissent
    quand sous ses ciseaux naissent
    Ces mondes d'ors profonds qui jamais ne matissent.

    (" ‘La lumière du Pacifique, des îles, est un gobelet d’or profond dans lequel on regarde.’ Matisse)



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    1. Merc(i) de cette contribution bien troussée et de cette fort belle citatio(n)
      ;-)

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  2. AH ben oui, ça jazze ! Voilà qui illumine bien mieux que les machins de Noël ! Mr K, à quand la masterclass de girondeau(x) ? Ceux-ci sont de toute beauté...

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    1. Merci chère MH.
      Faudra que j'y pense.
      Maybe
      ;-)

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  3. Deux épectases (je connais le sens du mot depuis une minute alors que le correcteur Google n'en sait rien qui le souligne, honte à lui), deux épectases étirées vers le silence de ciseaux complices.

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    1. Que l'épectase commence, alors !
      ;-)

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  4. Bel hommage et bien beau texte !

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  5. Je souris en couleur, en coin, en rythme de jazz lent....très bel ensemble!

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    1. Tout est gagné, un sourire...
      Et merci.
      :-)

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  6. Eh bien, on dirait que Matisse vous fait de l'effet. Rendre les couleurs avec les mots, voilà un travail passionnant.

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    1. En effet, chère Anonyme, Matisse de thé est assez ma tasse !

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