lundi 25 août 2014

Avant d'aller plus loin

26 impressions, images, marques ou traces, ombres ou filigranes, pensées...  
Je me laisse flotter au gré du vent... juste avant la reprise.
Retenir ? Partager ?

A comme aqueduc : le Pont du Gard. Nous y étions juste après le 15 août.
Le musée du Pont du Gard (enterré dans la colline) est fort bien conçu et explique parfaitement la prouesse technologique des Romains sur 50 km.
Certains souvenirs ont afflué, promenades et baignades.
Et mon seul bain de l’été, baskets au pied ce fut là... et c’est bien !
 


B comme  bricolage. En juillet. J’ai pris et j’ai eu le temps de bricoler, ah oui, vive les finitions ! Vous savez bien, ces trucs qui ne traînent ou qui ne finissent jamais ! Des coups de pinceaux, de petites réparations, un joint à refaire ou à nettoyer, bref ! Et puis aussi du rangement, du tri, la réorganisation de l’atelier... Et ça aussi ça fait du bien. Du bien qui se voit.

C comme cheveux.
Cette année depuis fin mars, j’ai laissé pousser ! J’ai pu constater qu’à partir d’une certaine longueur, ça boucle toujours autant dans tous les sens. Ce n’est pas clairsemé mais terriblement épais, et pour la couleur, disons que ça s’est pas mal éclairci (...) !
Au moment où j’écris, une visite chez le coiffeur a débroussaillé tout cela, sans pour autant raccourcir autant que ces dernières années.

D comme debout. C’est le magnifique recueil « Je suis debout » de Lucien Suel qui m’a tenu compagnie cet été.

E comme étape dans le Cantal où nous avons été si bien reçus par Madleine et les siens. (Bises). Quels bons moments, si denses qu’on a eu du mal à réaliser que cela représentait tout juste une journée. Et depuis l’idée d’un certain festival auquel assister nous tend les bras !


F comme famille, les retrouvailles familiales qui ont permis de prendre des nouvelles des générations suivantes  qui pointent, qui pointent (trois ans et un an et demi !!!)

G comme Gianmaria.
Testa, oui,  dont j’ai pu enfin compléter ma collection de ses disques. Une découverte marquante (merci à ... qui se reconnaîtra) et, l’écouter, aller le voir, c’est bien le moins que mérite le chanteur poète musicien. Et je repense juste là à la chanson Maria sur Montgolfières...

H comme Heredia, le détective chilien sentimental de Ramon Diaz-Eterovic. J’ai fini la lecture du polar « le Deuxième Vœu » que j’avais laissé en plan dans ma liseuse. Je l’ai repris et terminé. Et très apprécié. C’était le bon moment pour le lire.

I comme Impression soleil levant, vu en vrai à Marmottan à Paris.  

J comme jazz, bien sûr avec un concert sur la péniche de l’improviste, début juillet à Paris et avec des albums marquants, Europa Paris de l’ONJ d’Oliver Benoît et Belle Epoque d’Emile PArisien et Vincent Peirani.

K comme kilomètres. 
En TGV ou en voiture, Paris puis Aix, Marseille, Avignon, le Pont du Gard, Rodez, Aurillac... Cette géographie mêlant des retours en des lieux connus il y a des années et des années et longtemps délaissés, et puis d’autres découverts et appréciés.  Je ne m’étais pas rendu compte que nous allions couvrir autant de terrain cet été ! 


L comme lire, comme livres.
En plus du recueil de Lucien Suel cité plus haut, et parmi d’autres lectures, il y eut la République de Mek-Ouyes de Jacques Jouet, feuilleton foisonnant, loufoque et profond, festif !
La Fête de l’insignifiance de Kundera m’a laissé assez froid, par contre une belle découverte avec Marcel Cohen et l’excellent « L’homme qui avait peur des livres » des éditions Arfuyen (une mine), un entretien fort intéressant avec l’auteur clôture le livre. N’oublions pas « Eloge du contraire » de François Bott  très fin et léger à la fois.


M comme Marseille et M comme MUCEM.
Un chef d’œuvre. C’est une réussite totale, c’est éblouissant au plan architectural, et une émotion esthétique très forte m’a submergé ce jour-là, j’étais absolument étreint par l’intensité du lieu.





N comme nuit, pour le voyage du retour. 
J’ai conduit de nuit, cela faisait des années que je ne l’avais pas fait et ce fut une tentative qui sera renouvelée à l’occasion. La circulation se raréfie, c’est calme, il faut seulement veiller à ... rester éveillé !

O comme originalité.
Celle, constante, des nouvelles de Vila-Matas toujours picorées avec plaisir dans le recueil Suicides exemplaires, Christian Bourgois éditeur. 
« L’art de la disparition » est remarquable dans son jeu avec les paradoxes, les mises en abyme, les fausses pistes. Borges n’est pas loin...

P comme Paris, quatre jours en juillet avec ma fille aînée. 
Moments irremplaçables.

Q comme  Quête.
Ou collecte, ou bien récolte. Elle fut spontanée. Un petit carnet pour noter quelques idées sur ce qui se lira ici dans les mois qui viennent. 

 R comme Rodez.
Le musée Soulages à l’architecture réussie et étonnante (cubes) et l’œuvre dont Soulages parle quand il dit « C’est en travaillant la matière que je découvre ce que je cherche ». 
Tableaux sans titres, travail sur la matière et la lumière, l’humilité et la passion de l’artisan. Essentiel.
Très belle atmosphère.
 


S comme serre.
J’ai même monté une serre aux parois en polycarbonate. Quelle idée !
De quoi finir carbonisé car sur la notice les dessins étaient en allemand. Par contre pas de quoi rester toujours exagérément poli, vus quelques p... de passages délicats dans le montage.
Mission accomplie : elle est dans le jardin, elle tient debout !

T comme tranquillité. Vraiment le leitmotiv de ces congés.

U comme utilitaire, comme notre véhicule. Il a bien fallu, car nous sommes descendus très chargés de cartons, sacs et autres à Aix. Une fois la livraison réalisée, la place libérée fut vite reconquise par le futur déménagement de notre fille cadette... La rue des Cordeliers en plein centre a désormais moins de secrets pour nous ! 
Et au fait il n’y a pas un truc sur la nature et son horreur du vide ?

V comme vacances. Tant attendues, elles ont été ce que j’attendais, pleines et relaxantes, et j’en ai vraiment pleinement profité. Sans contraintes de temps autres que celles que j’ai voulu me donner. (Longue inspiration...)

W comme Williams, la mort de l’acteur si marquant de Dead Poets Society. Un peu oublié ou perdu de vue, je me suis rappelé l’avoir apprécié aussi dans Fisher King, Good Morning Vietnam... 
Et s'il était le seul... J'ai aussi retenu Lauren Bacall, Charlie Haden, Jean-Jacques Avenel.  

X comme Xia, dynastie chinoise.
Nos deux grandes filles en entendront-elles parler ? Elles sont parties ensemble une douzaine de jours du côté de Pékin. 
J’aime leurs sourires éclatants sur les photos.

Y comme Yaron.
Yaron Herman dont l’album Alter Ego m’a accompagné cet été.
Une réussite dans l’inspiration et les formats, très diversifiés, ce qui donne des climats où la légèreté et l’intensité se rejoignent. Un album plus profond qu’il n’en a l’air.
Recommandé.

Z comme zéro, l’intérêt que j’ai trouvé à regarder un match de foot, après des années d’abstention. Quel ennui !
Un pote m’avait invité chez lui, j’ai surtout retenu la bière.
Pour le ballon rond, c’est ferme et définitif. Terminé.  

30 commentaires:

  1. Bonjour K, que d'occupations diverses, variées et passionnantes. Je retiens, en tout cas, le Ramon Diaz Eterovic que j'essaierai de lire dès que je le trouverai en bibli. Quant au pont du Gard, je ne le connais pas, mais il est très beau. Bonne fin d'après-midi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui le Pont du Gard mérite qu'on s'y attarde, ne serait-ce que pour capter une certaine lumière !

      Supprimer
  2. Bonjour, j'apprécie cette énumération à la fois synthétique et si complète... un sentiment de plénitude ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Marie.
      Cette forme m'a paru convenir à ce que je voulais "fixer" !

      Supprimer
  3. Des vacances qu'on peut appeler des vacances, donc... Vous me faites envie avec votre "suicides exemplaires" ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vila-Mats on peut y aller les yeux fermés.
      Enfin...presque :-)

      Supprimer
  4. "J'en ai pleinement profité"...extra!
    Ta photo du Pont du Gard, la lumière, oh, que c'est beau.
    Bonne journée. sereine encore.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Colo !
      Beaucoup de bonnes choses effectivement dans cette période.

      Supprimer
  5. Ah, le pont du Gard. J'y associe définitivement les cerises... et un rosé. C'était la Féria. Il y a longtemps déjà.
    Bricolage. Repeint et remonté les volets. Deux ans qu'ils étaient sous le hangar.
    Cheveux. J'y pense. Mais il y a peu, une dame élégante m'a abordé dans la rue pour complimenter ma natte. Alors, je remets la visite au coiffeur. On ne va pas au coiffeur, mais chez le coiffeur. Je sais, je sais. Je dis qu'est-ce que je veux.
    Dernier Lucien Suel lu. Relu. Petite Ourse de la pauvreté. L'année passée : Mort d'un jardinier. Avant une visite au cardiologue. On ne dit pas au cardiologue... Je sais, je sais. Ça va mieux merci.
    E. Rien dans le Cantal.
    Je saute jusqu'à L. La République de Mek-Ouyes. En feuilleton ou en courriel-ton. Une attention de POL. Plein la BAL ! Réjouissant.
    Je n'oublie pas Soulages. Projet. D'ici, il y a quelques kilomètres. Je saute encore.
    Z. Le site du Zéro. J'affine mes connaissances informatiques. Des sites à améliorer. Un autre à créer.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as raison pour les cerises !
      Suel, un grand intérêt partagé !
      Soulages était quasiment sur le chemin, cela aurait été un peu bête de...

      Supprimer
  6. Je viens par le biais de Marie. Vous me ramenez au pays qui fut le mien... A vous lire !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci du passage alors et du petit mot, et merci Marie également !

      Supprimer
  7. votre ABCDR de l' E.T a un drôle d'R...de b.a.-ba
    Bon alors ,On va où?


    RépondreSupprimer
  8. Ce journal de vacances comme une longue promenade à travers les jours ...
    Je repasserai pour détecter les détails insolites :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Repassez quand vous voulez, et je me fais un plaisir de la réciprocité par chez vous !

      Supprimer
  9. Et bien me voilà fort intrigué par cet homme qui aurait peur des livres... Je pars en quête de Marcel Cohen.
    Lucine Suel peut-être, quand l'émerveillement littéraire underground, que je connais peu, me rattraperont ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Cohen mérite le détour ,et c'est très bien mené.
      Suel dépasse même l'underground je pense !
      A bientôt !

      Supprimer
  10. Moments irremplaçables mais séjour tout à fait renouvelable :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rebelote vers la troisième semaine d'octobre.
      Surveille les programmations des clubs de jazz ou autres affiches...
      ;-)

      Supprimer
  11. Très touché de figurer dans votre abécédaire estival. Grand merci !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est un plaisir !
      Et j'espère bien que vos pas et vos mots vous ramèneront vers Nantes d'ici quelque temps, pour des lectures ou autres festivals...pourquoi pas !

      Supprimer
  12. Content que tu aies apprécié le MUCEM. Magique est le mot pour qualifier cet endroit.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Une appréciation partagée,oui, ces moments passés là-bas sont gravés !

      Supprimer
  13. Bel inventaire de mois lumineux. Belle journée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci ! C'est vrai, de l'air, de la lumière...
      En souhaitant qu'il en fut de même pour toi !

      Supprimer
  14. Tu as oublié chef de gare dans la description de Testa :)
    Pour l'avoir également vu en concert il y a environ 15 ans, je comprends ton enthousiasme !

    Concrètement combien d'heures de route le retour ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as raison et ça complète même à mon sens son côté poétique !
      ***
      Retour, on a mis 6 bonnes heures, je pense qu'on était at home un peu avant 4 h 30 du mat...
      ;-)

      Supprimer
  15. ... Superbes photos comme si on y était, j'apprécie un MUCEM plus vrai que les photos léchées qu'on nous a vendues depuis sa création. Et c'est - du coup - plus beau (comme quoi Platon avait raison).
    Les photos étant reviendues, la taulière se félicite (y a pas de quoi) d'avoir pu les regarder. L'Orange déconne à plein tube ici, voilà sans doute pourquoi votre fille est muette.
    J'en profite pour donner quelques nouvelles du front : réouverture de l'Appentis par épisodes, le webmestre a bossé dur et l'accès est sans problème (malgré les avertissements Google qui parfois perdurent alors que le pb est réglé). Mais nous pensons sérieusement migrer sur Blogger, qu'en dit le tenancier des Interférences ? Un avis, un conseil ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci MH,tant mieux si la technique cesse ses caprices !
      Sur blogger, dont je suis très content car finalement adapté à ce que je veux en faire, j'apprécie avant tout l'absence de publicité, ce fut un critère de choix.
      Ensuite, je n'ai pas d'autres micro-bugs que les rares fois où l'on me dit, alors que je rédige un article, que l'enregistrement/sauvegarde a rencontré un problème technique, sans dommage pour les contenus jusqu'ici.
      Pour le reste, rien à signaler.

      Supprimer