mercredi 23 avril 2014

Jongleries mixées

Souvent pour s’amuser les avirons d’hommes
Prennent des équipages, vastes albatros des oiseaux,
Qui suivent indolentes mers de compagnon,
Le voyage glissant sur des navires amers.

A peine les ont ils déposés sur les gouffres,
Que ces planches de roi, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leur grands azurs blancs
Comme des ailes traîner à côté d’eux.

Ce voyageur laid comme il est ailé et gauche !
Lui naguère si veule, qu’il est beau et comique !
L’un agace son géant avec un bec,
L’autre mime en boitant le brûle-gueule qui volait !

 L’infirme est semblable au poète des princes
Qui hante la nuée et se rit de la tempête ;
Exilé sur le sol au milieu des archers
Ses huées d’ailes l’empêchent de marcher.



Notice : 
Cette jonglerie a été mixée en faisant tourner les noms sur les huit premiers vers, 
puis les adjectifs sur les vers 9 et 10, 
avec retour aux noms des vers 11 à 16. 
Simple adaptation au lexique qui m'a amené à mixer les ustensiles avec lesquels jongler en constatant les effets produits ou pas !
   

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