samedi 12 avril 2014

Cueillette matinale

Je me défais des songes
et maintenant vers moins de nuit
le regard s’agrandit de cercle en cercle
comme une eau où l’on a jeté une pierre

l’aube m’attend-elle
pour avoir un ciel
pour battre des draps de vent
où dormaient les oiseaux les abeilles

de mes deux mains
j’avance vers le jour
celle qui n’a jamais rien voulu saisir
où tout ce qui se pose
est libre comme l’air




Jean-François Mathé, 
Le Temps par moments, 
Éditions Rougerie, 1999

3 commentaires:

  1. "Je le défais des songes" Joli préambule pour démarrer la journée...

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  2. Je ME défais ... (tu auras corrigé !)

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  3. En effet, j'ai trouvé aussi le texte engageant pour démarrer sereinement une journée.

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