lundi 17 février 2014

Chronique des premières semaines de 2014

Nous sommes dans un des départements régulièrement cités –à juste titre- depuis plusieurs semaines dans les alertes météo.
Par chez nous, l'ouest comme vous le savez peut-être, actuellement c'est la sensation et la réalité de la pluie.
Nous en sommes comme imprégnés, comme si l'on pensait qu'il pleut même si cela a cessé. Faut juste faire attention le matin à ne pas se doucher en parapluie ou ciré, et bottes en caoutchouc.
Nous sommes - près de Nantes, côté sud - en deuxième rideau si l'on pense aux coups de vents et tempêtes. Cela n'empêche que les intermittences, les à-coups sont perceptibles.
Pas trop de casse, mais l'on constate que de claques en soubresauts, le vent met de grandes gifles à tout ce que lui donne prise, et les arbres, comme passés à la moulinette, essorés, s'accrochent aux branches.

Mais rien à voir avec le Morbihan et les autres départements bretons.
Les aléas de circulation font que durant deux jours le périphérique (côté est) inondé a été fermé. D'autres routes sont immergées depuis plus longtemps. Pas de quoi s'affoler, perdre une heure ou deux dans les embouteillages est un moindre mal si l'on pense à d'autres situations...
Plutôt épargnés jusqu'ici -relativement- si je pense en comparaison à  Redon et au-delà en s'enfonçant vers la Bretagne. J'ai bien noté vendredi dernier, alors que j'étais en déplacement justement très près de Redon, que c'est absolument gorgé d'eau partout alentour.
C'est dur pour tous ceux qui sont touchés professionnellement directement. J'ai la chance de ne pas en faire partie, se plaindre serait déplacé.
Surtout avec d'autres conséquences, avec les bords de plage gagnés par les galettes de fuel...
Je perçois, dans les informations de régions, de la solidarité et de l'entraide dans l'adversité. C'est vraiment bien, chaud au cœur.
Dans ce contexte, les rayons de soleil sont rares, les semaines et les weekends gris sont de mise. Il y eut hier dimanche une matinée un peu paisible, ensoleillée, à la température douce. Cela n'a pas duré mais fut bon à prendre.
Dans le registre du "bon", la période fut marquée par les vœux et m'a valu deux belles surprises, l'une familiale où un de mes oncles m'a envoyé des photos de lui et mon père que je ne connaissais pas remontant à plus de cinquante ans. L'autre, amicale, la production envoyée par un de mes amis (et ça remonte allègrement à presque 40 ans) dont j'ai fait écho dans le billet "Ghosts of planes" fin janvier. J'ai eu grand plaisir à le lire et lui renvoyer cette chronique pour le remercier de son envoi.
Bons moments. Beaux moments.
Enfin, la récente période des dix derniers jours nous a permis des contacts avec nos grandes filles éloignées afin de parler de l'organisation de projets communs prévus en 2014.
Notre aînée est descendue voir notre cadette chez elle, dans le sud, pour un week-end et on s'est tous parlés au  téléphone le samedi soir, ce fut une franche partie de rigolade. Ce plaisir palpable d'être réunis dans le temps parce que nous sommes une famille.
Y compris quand l'espace nous sépare.
J'aime ça, quand elles se voient, se rendent visite, partagent et construisent ensemble parce qu'elles en ont envie, parce qu'elles pensent que c'est comme cela que ça doit se passer...
Et puis hier notre aînée qui commence ses vacances scolaires est arrivée par le train.
Plaisir des retrouvailles, toujours. Et le repas de midi fut à l'aune de ce moment avec ces conversations parfaitement surréalistes où l'on prend un malin plaisir à côtoyer l'absurde, chacun s'emparant d'un bout de la conversation pour l'emmener ailleurs dans les rires.
...
Un ange passe.
...
Et je me dis : précieux et toujours, dans ces cas-là, réminiscence pour moi de l'ami Julos :
Voyez comme il est bon, comme il est doux 
D'habiter en frères tous ensemble 
C'est comme une huile de prix sur la tête 
Descendant sur la barbe, sur le col des vêtements 
C'est comme une rosée qui descend des montagnes 
Là est la vie à jamais

La complicité est telle qu'il n'y aucun temps de latence, pas de réadaptation, c'est comme si on ne s'était pas quittés.
D'ailleurs, c'est bien ça.
On ne se quitte pas.


12 commentaires:

  1. Sale temps dehors, beau temps dedans ? On souhaite à la famille K encore beaucoup de moments aussi doux, et à l'Ouest en général un peu de répit et, allez, un gros repos !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. et quelques repas d'où sortir repus ?
      ;-)

      Supprimer
  2. Oui, vraiment un plaisir de te lire :-) profite de ses bons moment, c'est tellement agréable ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout, on prend tout, on profite, on savoure !
      ;-)

      Supprimer
  3. Ça ressemble à une tribu familiale que je connais bien et qui fonctionne à l'identique ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah tiens, ça ne m'étonne que... pas du tout !!!

      Supprimer
  4. Ah, on dirais que tu vieillis, Choky, mais ça te vas bien :)

    RépondreSupprimer
  5. Bonjour K, ce genre de billet me plaît beaucoup surtout la fin qui évoque une vie de famille que je n'ai pas (pour diverses raisons). Bonne après-midi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci à toi mais j'espère a contrario que cela ne remue pas de choses trop sensibles.

      Supprimer