samedi 18 janvier 2014

Au doigt et à l'oeil

Depuis quelques jours, je l'utilise régulièrement.
La semaine écoulée et ses nombreux trajets en transports en commun m'en ont offert l'occasion. 
Je ne parle pas de la carte à puce que je passe devant le lecteur dans le tram à chaque montée dans la rame.
...
Le choix du premier roman (La couleur de la peau) joue son rôle aussi, je dois dire que je découvre avec le sourire le détective privé chilien Heredia, sa solitude peuplée, sa passion de la littérature... et son chat Simenon avec qui il dialogue.
Créé par Ramon Diaz Eterovic, Heredia est un anti-héros modeste qui s’efforce de résister malgré le pessimisme qui le broie lorsqu’il regarde la marche du monde. Don Quichotte n’est pas loin, les affaires ressemblent fort à des causes perdues tel un combat contre les moulins. Les exclus, les déshérités sont pris en compte,et l'auteur chemine selon un équilibre fragile où les clichés et la bonne conscience ne sont pas loin. 
On ne recherchera pas un suspense haletant, l’aspect policer est secondaire même s’il est bien conduit. « La couleur de la peau » aborde les rapports entre péruviens et chiliens. On n’en tirera aucune conclusion réaliste, juste un éclairage sur un aspect méconnu. 
On est plongé dans un polar déambulatoire, émaillé de citations choisies, qui avance au rythme des pas d’Heredia, de ses rencontres et ses discussions (les dialogues sont excellents) dans le centre-ville de Santiago qu’il arpente les après-midi et la nuit... 
Si vous appréciez les ambiances qui prennent leur temps, un peu rêveuses et désenchantées...  
 ...

Véritable clin d’œil, j’ai prévu -après ce polar- de lire le dernier roman de Paul Fournel « Jason Murphy ». Lecteur qui lit sur liseuse, suis-je... un liseur ? 

10 commentaires:

  1. Ah mais, je vois avec plaisir que le Chili t'a inspiré!
    Je suis d'autant plus contente que je pensais faire un billet "littérature chilienne" uniquement basé sur les billets de blogs que je lis plutôt que sur mes lectures car j'ignore toujours si les romans sont traduits/diffusés en français.

    Pourrait-on oser le néologisme "liseron"? Mieux que "lisereux"...

    Merci K.

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    1. Liseron, pourquoi pas ?
      Et j'attends ce billet "chilien" qui devrait m'amener à la fois en terres connues et inconnues...
      ;-)

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  2. Oh là là que ça donne envie de se précipiter dans une librairie... A suivre pour confirmation (sans aucun doute) de cette excellente critique.

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    1. Tant mieux et merci, mais ta librairie est fermée le dimanche,non ;-)
      Heredia, au passage, je ne sais même plus comment je suis tombé dessus, d'ailleurs ! Mais je ne regrette pas, même si je ne suis pas sûr de lire la série complète, je ferai au feeling avec les titres !!!.

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  3. Je retiens "La couleur de la peau"… Prochain achat en perspective sauf si j'ai le temps de passer à la bibliothèque

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    1. Tu devrais passer un bon moment !
      Les titres paraissent chez Métailié.
      Tout n'a pas été traduit. Et tout n'est pas sorti en poche non plus.
      Il est dommage - pour moi- de ne pouvoir démarrer une série dans l'ordre chronologique de parution comme c'est le cas pour celle-ci, vu les trous...Heredia doit compter une bonne douzaine d'aventures à ce jour.
      Nous verrons !
      J'ai commencé sur tes conseils les Kallentoft, c'est vraiment très bien, je trouve quelques échos modernes de la série de Maj Sjowall et Per Wahlöö. Merci.

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  4. En tant que bibliothécaire et attaché aux livres, je ne suis pas un grand fan des liseuses ! Par contre, j'approuve grandement et bien au-delà, ton choix en matière de littérature !

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    1. La liseuse du liseur n'aura pas la priorité !
      J'en veux pour preuve la pile de livres à lire près de moi au moment où j'écris, et je continuerai indéfectiblement à fréquenter la médiathèque !!!

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  5. Bonjour K, je confirme que La couleur de la peau est une réussite. C'est le deuxième Diaz-Eterovic que je lisais et je compte ne pas m'arrêter là. Bonne journée.

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    1. C'est peut-être bien chez toi alors que je l'ai repéré !!!!

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