samedi 21 décembre 2013

Après-coup

- J'ai l'impression que l'on se connaît...

J'étais récemment en réunion dans le cadre professionnel, assistant à une journée de formation qui a été une franche réussite sur tous les plans. Mais je ne tiens pas à parler boutique, d'une part ce n'est pas le lieu et je n'aime pas tout mélanger, d'autre part l'intérêt m'en semble à priori limité.
Au moment de la pause, une des participantes vient me voir, je ne lui ai pas prêté attention particulièrement, et nous ne sommes pas voisins dans la salle. Et donc...
- J'ai l'impression que l'on se connaît...
Même si les capacités de mise en route et de recherche de ma boîte noire restent tout-à-fait honorables à ce jour malgré ce que peuvent en dire mes filles, je me retrouve vraiment à ramer, prêt à accueillir favorablement cette affirmation questionnatoire, plein de bonne volonté mais ... je ne trouve rien et, après un court laps de temps, elle vient à mon secours. Son visage ne m'évoque rien. Et j'en suis confus.
- Tu n'aurais pas fait un stage environnement dans les Pyrénées en 1985 ? dit-elle de son accent chantant du midi...
- Mais oui, du côté du pic du Midi d'Ossau, juillet je pense... (Ah tiens, me dis-je, elle me connaît donc,et au passage je m'auto-excuse, pensant bon sang 28 ans après, pas étonnant que je ne trouve rien...)

Et la conversation s'engage, et la reconstitution ou la reconstruction s'ensuit, à grands coups de pans de mémoire, de failles géologiques des  souvenirs, de trous d'air et de questions, de strates d'images partagées et de noms sédimentés...Une randonnée de trois jours, un orage terrible...
Et les noms... Le sien m'échappe, elle me le redonne, le mien étant le repère qui a tout déclenché. J'en reste assis. Cette affaire se poursuit à midi au moment du repas puisque la formation a lieu toute la journée. Nous évoquons les personnes, ceux qui... Je me souviens de l'un des quatre acolytes de son groupe, elle se souvient de celui qui n'était pas encore tout-à-fait à l'époque mon beau-frère et d'un autre pote... et de fils en aiguillages, d'une soirée six mois après le stage, fin 1985 où nous avions organisé un "retour"... Ce retour me laisse à penser qu'il y a des photos quelque part...même si je ne parviens pas à me rappeler si j'avais un appareil... Boîtes à photos et autres cartons à chaussures, quelle que soit la pointure, attendez-vous à une fouille en règle !

Je serai bien en peine de dire à quel point le plaisir et la surprise de ces retrouvailles sont grands et annonciateurs sans doute d'autres moments...
Selon le point de vue, on pourra se risquer à dire que le monde est petit ou grand.
L'improbable est toujours possible. La vie.
Mais je n'en déduirai rien de plus.

2 commentaires:

  1. Héhé, la vie réserve des surprises étonnante comme cela, moi je trouve cela sympa :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Approuvé sympa à 200 %
      Tu as raison !

      Supprimer