mercredi 18 septembre 2013

Noté

J'ai la fibre nerudienne ces temps-ci. Un premier picorage plus loin ça donne :

...
" Dans le silence le vent grandit
avec sa feuille unique et sa fleur fouettée,
et le sable qui n'a pour lui que tact et que silence,
n'est rien, il est une ombre,
une foulée errante de cheval,
il n'est rien qu'une vague accueillie par le temps,
car toutes les eaux s'en vont vers les yeux froids
du temps qui regarde sous l'océan "
...

extrait de "Le sud de l'océan" 
Pablo Neruda
Résidence sur la terre II


à suivre...

6 commentaires:

  1. Ah, Neruda : une poésie selon mon coeur ! Minérale, nouée dans le silence, minimale comme peut l'être un micro-portrait du désert d'Atacama.
    Merci Mr K. pour ces belles lignes...

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    1. Je ne peux qu'approuver ton "minéral" ...et le reste !

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  2. Superbe picorage! Un poète qui nous porte, accompagne.

    "« J’ai voulu chanter pour vous autres, pour toute la terre,
    ce chant de paroles obscures,
    afin que nous soyons dignes de la lumière qui arrive. »
    Pablo Neruda.(Extrait de "Hymne à l'Armée rouge à son arrivée aux portes de la Prusse", Résidence sur la Terre.)

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  3. Un petite question indiscrète : t'es-tu déjà essayé à la poésie toi qui semble en être un lecteur assidu ?

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    1. Madleine, voyons ! Dans petite question indiscrète, il y a petite (--> que j'échangerais volontiers contre grande), il y a question (--> que je n'échangerai pas mais à quoi je répondrai dans un billet à part, je m'y engage - c'est promis) et il y a indiscrète (--> que j'échangerais bien contre compliquée) !
      Ceci posé, je comprends ta question, quand on apprécie, on lit, pourquoi ne pas s'y mettre ???

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