jeudi 9 mai 2013

zinc

Exercice oulipien inédit pour moi, je me suis lancé dans l'aviation dont vous trouverez les principes ici  .
C'est à ce même endroit qu'en plus du plaisir de la lecture, l'idée et l'envie de tenter l'expérience en avion me sont venues.
J'ai cherché, pas trop longtemps, de quoi assouvir cette espèce de traitement chirurgical implacable et bref, et j'ai finalement décidé de m'en tenir au polar dont les récits à priori fortement dialogués semblent fournir le matériau adéquat pour une première.
Reste à savoir, avec la publication prévue demain, si l'assemblage improbable et certainement peu stable n'a pas donné naissance à une machine qui, loin du jumbo-jet, aurait plus sûrement à voir avec le coucou ou le zinc, en se rapprochant inexorablement du tas de ferraille.
Quelques mots de présentation de ce malheureux bouquin :
Cousu de Fil Blanc (titre original : Some slips don't show) est paru en 1958 aux Presses de la Cité, traduit par Jacqueline Souvré.
Il compte 190 pages et 12 chapitres, une structure que j'ai respectée.
Il fait partie du cycle d'aventures de Bertha Coll et Donald Lam dont je n'ai aucune envie de lire un autre épisode, même si je trouve que les noms des héros sont bien trouvés.
Il est signé A.A. Fair, pseudonyme de Erle Stanley Gardner que je connais pas. Toujours pas devrais-je dire. J'ai acheté mon exemplaire en solde à Bordeaux le 27 avril dernier au prix soldé de 30 centimes. Il pue le vieux papier.

Lors du vol, j'ai le sentiment étrange d'avoir été embarqué dans l'histoire et de lire sans y rien comprendre. Je ne suis pas vraiment sûr que j'aurais eu un sentiment différent en le lisant normalement.

J'ajoute un mini reportage photo pour illustrer le quoi et le comment.

 

La première et quatrième de couverture.  


Le repérage avec le surligneur et le crayon. 
La reliure n'a pas survécu aux différentes manipulations !

Ce premier avion est dédicacé très normalement et fort amicalemant à MH de l'Appentis Saucier !
Escadrille, en formation !


8 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas cet exercice oulipien, j'ai hâte de voir ce que ça donne !

    Quelles contraintes as-tu choisies pour décider des extraits que tu gardais ?

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  2. Déjà, j'ai respecté l'ordre du texte. Au départ je ne pensais garder que les dialogues, c'est ce que j'ai fait très majoritairement.
    Il m'a fallu compléter un peu, d'autant que certains chapitres, très courts, offraient peu de dialogues et aussi un peu pour voir !
    Les trois derniers chapitres sont caractéristiques pour ça, on est dans les explications du pourquoi du comment et du coup exit ou presque les personnages.
    Enfin, question quantité, j'ai vraiment navigué à vue, selon que ce que je trouvais me semblait utilisable ou pas.
    Enfin, j'avais une contrainte interne que tu découvriras en lisant ;-)

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  3. Belle idée… Finalement le texte qui a suivi, est assez bien mené quoique loufoque. C'est là tout l'intérêt de cet exercice. Je m'y essayerai un jour.

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    1. J'en ferai d'autres, c'est sûr, en naviguant dans les genres je pense.
      Pour préciser un peu les contraintes, j'ai - vous l'aviez compris tous deux - tailladé sauvagement dans les dialogues, j'ai gardé du narratif en intro et en fin (quand il y en avait), ce narratif étant toujours situé avant la première ligne de dialogue ou après la dernière. L'avantage était, pour une première, de ne pas rester trop coincé.
      L'objectif loufoque, je ne me refais pas, vous l'aviez vu aussi (!)

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  4. Ce doit être très amusant à rédiger ! C'est d'ailleurs tout l'intérêt des oulipoteries !

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  5. Là je me suis bien marré,entre l'absurde et le loufoque.
    L'oulipoterie, oui, intérêt partagé, ce n'est pas à toi que je l'apprendrai ;-)

    Et tiens, je viens d'en finir un plus sophistiqué ! 1984, pas moins. Avec une autre méthode !

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  6. D'un blog l'autre ... Merci aux zincs de K d'avoir fréquenté le tarmac de l'A.S. !

    Pour un coude essai, ce fut un coude maître (op.cit.) !

    Juste une petite précision : le "ici" qui renvoie - merci aussi ! - à mon blog, ne renvoie pas au bon billet : c'est le 55 et non le 56 qui donne les principes de la contrainte dite "bitnic" et la définition de "l'avion".

    J'en profite pour signaler un ouvrage qui ne quitte pas l'étagère au-dessus de mon clavier : Anthologie de l'Oulipo, éd. de Marcel Bénabou et Paul Fournel, nrf Poésie/Gallimard. Myriade de propositions toutes plus excitantes les unes que les autres.

    Tiens, un petit défi pour voir : Paul Fournel et Jacques Roubaud ont imaginé les "chicagos", devinettes homophoniques. J'en cite trois, inventez-en d'autres une fois comprise la méthode :

    Pisse homme de peu de foi
    Vomis dévôt
    Crache bigot
    Expectore, grenouille
    CHIE CAGOT

    Nul boulgour
    Néant couscous
    Zéro patate
    Nada polenta
    PAS RIZ

    Pied de montagne
    Lisière de plaine
    Plage de mer
    Confins des terres
    BORD D'EAU

    Au boulot !

    MH / De l'Appentis Saucier

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    1. Merci MH ;-)
      L'anthologie, c'est noté.
      Les chicagos, on s'en occupe !

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