mardi 28 mai 2013

Probable ?


Numéro 2 sur 3 de la série « ??? » 

Le crucifix grinçait et suintait l’ail.
Vincent Peur, le héros intrépide au sourire si borgne depuis qu’il avait croisé Modeste Présent (le cadeau piégé), se pinça les dents et serra le nez.
Ah, des spectacles glaçant le sang, il en avait vu d’autres depuis le début de cette aventure, tels Quasimodo Pou, la vision d’horreur ou encore Art Hair, le mec qui pissait le sang par les cheveux.
Vincent savait fort bien que tout ceci n’était qu’orchestration maléfique ourdie par  son ennemi juré intime qui lui appartenait à lui seul.
Oui, un nouveau coup monté par  l’ignoble Francis Stain (pseudonyme transparent de Dracula Frankenstein) comme en avaient témoigné Tom d’Adam (le Cou Mordu) et surtout Andy Coagulan (l’hémophile) qui avait été lâchement achevé par Eugénie Coton-Nirien, l’infirmière incompétente dont Vincent avait pensé qu’elle était à la solde d’Isidore Lépied, triste tortionnaire lui-même homme de main de Francis Stain.

Au début, notre héros avait cru être réveillé par Laurie Bleuméprize (son cauchemar récurrent) dans lequel immanquablement Géraud Nimot (l’indien muet) l’entraînait au cimetière où Pierre Detaille (la tombe maléfique) se soulevait pour laisser passer Guy Don, le cycliste sans tête.
Vision horrible certes.
Mais presque angéliquement anodine à côté de ce qui s’ensuivait avec les déchirants cris d’orfraies d’Alec Sandra  (le linceul) qui essayait d’étouffer Aldo Matchione (l’horreur de casting) qui, à son tour et immanquablement, retombait sur Jeffrey Lanuit (l’ombre inquiétante) qui brandissait les attributs habituels de l’horreur draculino-frankesteinienne accompagné d’Irénée Hoplafon, le fou du cimetière.
A ce moment du cauchemar, toujours et éternellement le même, Vincent Peur se réveillait et cherchait de la main s’il était bien seul dans son lit et là, non seulement Salomon Crucifix (le voleur d’amulettes) s’était déjà fait la malle mais encore Holly Mabel (la vierge violée par le vampire) avait disparu pour céder la place à Max Sacralatronçonneuse (le pinailleur qui coupait les cheveux en quatre et les vampires en deux) qui épiait l’épieu pied à pied. 
Dilemme.
D’un côté, Roger Epéda le faux pieu, était là, tout comme de l’autre, Woody Stick, le vrai pieu.
Mais lequel était lequel ?
Bon sang, la coupe était pleine et Vincent l’avait bue.
C’est là, en dernier ressort, qu’intervenait Fidèle Halier (l’ami du héros) accessoirement ancien fils d’horloger.
C’était l’inséparable acolyte anonyme de Vincent, son Watson en quelque sorte, présent dans toutes leurs enquêtes et leurs traques aux malfaisants maléfiques.
Fidèle, à tout coup, se débarrassait de Jules Chaussette (le mauvais sang bu) délivrant Vincent du sortilège de cette potion, puis les pieux s’évanouissaient, et nos héros pouvaient repartir vers de nouvelles interminables aventures jusqu’à la prochaine nuit des temps.




6 commentaires:

  1. J'ignore si tel est ton but, mais en lisant ces deux premiers chapitres je m'étrangle de rire. C'est super passionnant, trouvailles et tout...ouf, il y a une suite.

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    1. Colo, attention, garde ton souffle !
      Je dois avouer que j'ai fait un effort sur le suspense.
      Et si tu ris franchement, tant mieux !!!

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  2. LE TROIS !! LE TROIS !! LE TROIS !!

    Signé Manny Festant (l'agité du boulevard)

    alias vous savez qui.

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    1. Ah...ces anonymes qui ne se défilent pas,c'est beau l'enthousiasme !
      ;-)

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  3. Oui, c'est le cas de tous mes potes : Alain Conut (un type plein de flamme), le père Sonne (curé à la cloche), la belle Anne Haunime (une fille un peu effacée), Hal Yas (réputé pour sa double personnalité), et le célèbre Di Nobo (le type en perfecto):-))
    J'me présente plus...

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    1. Encore une sacrée brochette ;-)

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