jeudi 14 février 2013

Contrebassiste

Il y a bientôt une quinzaine maintenant, ce fut une belle soirée musicale en deux parties dans la salle de spectacles où j'ai mes (bonnes) habitudes.
Une première partie en contrebasse solo, 45 minutes sans concession, une approche très physique et improvisée de l'instrument avec Guillaume Viltard.  Ardu, peu de repères, musicalité aléatoire et ambiance quasi-abstraite ... mais que voulez-vous, j'aime ça !
Nous étions venus à trois, et mes compères ont eu plus de mal, sans "détester" pour autant !
La seconde partie fut excellente également avec le trio de Guillaume Séguron, dans le cadre de ce projet discographique :


Séguron fait beaucoup de choses très différentes et j'en veux pour preuve le long et passionnant entretien que l'on trouve ici : interview chez mes camarades de Citizen Jazz.
Le concert à trois fut magnifique à la fois de cohésion, d'écriture et d'improvisation, chacun tour à tour prenant le témoin pour emmener ses comparses à travers champs en des climats variés, le morceau de bravoure étant un morceau qui sonna très King Crimson tout en ruptures brutales alternant des convulsions électriques abrasives et des morceaux calmes d'une étrange sérénité. En résumé j'ai apprécié la densité de cette musique et surtout j'ai vu l'expression remarquable d'une exigence artistique engagée, haletante et passionnante.



J'ajoute cette image d'un autre album de Guillaume Séguron - en contrebasse solo - qui montre l'étendue de ses projets : cet album traite de la Guerre d'Espagne et il en parle fort bien dans l'entretien que j'ai mentionné plus haut.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire