jeudi 28 février 2013

Ailes

Emprunté ce dernier week-end, "l'art de voler" d'Antonio Altarriba (scénario) et Kim (dessin) est un ouvrage dont je n'avais jamais entendu parler qui fait partie des coups de coeur que l'équipe de la médiathèque met en évidence actuellement sur les présentoirs. 
Lisant rapidement la  quatrième de couverture, je décidai de "tenter l'aventure" ! 


Bien m'en a pris, en le rapportant, je ne manquerai pas de dire combien cette superbe histoire m'a plu et même bouleversé.
Ce roman graphique -comme on dit aujourd'hui- retrace une histoire et des histoires, certes, sur lesquelles je ne m'étendrais pas, l'image avec le texte ci-dessus vous en donne une idée. 
C'est superbe, c'est excellent. Du vrai, du vécu, du palpitant. 
A vrai dire, je ne saurais trop vous recommander une lecture attentive du tout dernier chapitre, titré "Prélude au décollage" qu'il faut bel et bien lire à la place qu'elle occupe, à la fin. 
La genèse du récit y figure, surprenante, par l'auteur, ainsi que les choix esthétiques (passionnants) mais ce n'est pas seulement ça. C'est aussi un magnifique témoignage d'amour filial que l'on sent écrit du plus profond du coeur et des tripes en une beauté à couper le souffle et mouiller les yeux.  
Court extrait des dernières lignes ?
"... avoir contribué à la réhabilitation de mon père, et aussi de voir comment les lecteurs, sans le prendre pour modèle - il ne fut ni n'aurait aimé en être un - commencent à le considérer comme un compagnon de route. Et je veux croire que là, dans cet espace éthéré, dans ce ciel sans nuages qu'est l'imaginaire collectif, il vole enfin. Il tenta de voler avec les ailes de la justice et de l'égalité, avec celles de l'amour, de la prospérité et, toujours honnête - presque naïf, s'écrasa.  Aujourd'hui, enfin aérien, défait du poids de la réalité, mué en personnage, il sillonne le firmament de la fiction. Et ce vol majestueux, sans moteur ni carburant, débuta un soir de mai lorsque, sur le rebord d'une fenêtre, accablé par la vie, mon père se jeta dans le vide."

Cela s'appelle :   

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