dimanche 23 décembre 2012

Caste

Une question que je me pose. 
Comment se fait-il "tout à coup" que des gens dont on n'entend jamais la moindre prise de position, à tel point que c'est évidemment avec le plus grand soin qu'ils avancent masqués, sortent du bois ?
Allez.
15 secondes.
 Rien sur rien, jamais, et là, c'est bon, on est sur les histoires de gros sous et soudain, générosité bruissante qu'on ne peut étouffer, irrépressible, c'est le cœur qui parle.
Ne soyons pas naïfs pour autant, la manière de faire leur métier est un indice, leur participation effective au système aussi. Ces fameux "rebelles" preneurs de risques sous perfusion subventionnés magnifiquement intégrés.
C'est étonnant mais il se trouve que les trois gros soutiens à Obélix (c'est un pseudo !) , soutiens qui ont été massivement matraqués par les médias, sont trois  personnalités du spectacle dont le travail ne m'intéresse absolument pas. Coïncidence, vous croyez ?
"L'humoriste" ne m'a jamais fait rire.
La super "grande actrice légendaire" du cinéma français, je n'ai jamais compris pourquoi et comment elle jouait bien.
Enfin le comédien qui répand sa diarrhée verbale égocentrique et narcissique, le mec qui en met partout,  m'a toujours horripilé. Son nom à l'affiche d'un film me bloque instantanément.
Et les arguments sont affûtés.
Si tu as une belle et bonne filmographie, tu peux parler. Intéressant non ? Donc les critiques vos gueules, le public, vos gueules aussi, restons logique. Cela ne suinterait pas un peu le mépris ?
Autre argument, la fameuse cour des grands. Evidemment celui qui s'y réfère parle de là, il y est lui, dans cette cour. Celle des cire-pompes peut-être ? Et comment on fait pour rentrer ? Le nombre de zéro du compte en banque sûrement ?
Quand à l'homme en souffrance, thématique du troisième argumentaire, c'est tellement pathétique que je me contenterai seulement un petit conseil,  très modestement hein, vu que je n'ai pas de filmographie et que je ne joue pas dans la cour des grands : je lui conseillerais, Obélix en souffrance, plutôt  la discrétion, la dignité. 

Quant à Capitaine Conan ( autre pseudo), je suis allé lire sa tribune.
Je me fous qu'il puisse passer pour aigri ou jaloux, on détourne le fond, le "quoi" au profit (sic !) du pourquoi, et ...on ne répond pas !
Il balance sec, on n'a pas l'habitude dans ce beau pays, dans cette profession où officiellement tout le monde aime tout le monde ( la grande "famille" du cinéma français, famille pour ne pas dire mafia ?), et du côté où il se place, parce qu'en face les conneries et les saillies réactionnaires ont pignon sur rue.
Alors c'est gonflé, il l'a fait, c'est peut-être un coup de sang, mais cela méritait d'être dit.
Et on va de plus, sur ce terrain, attendre de pied ferme sa montée au créneau pour les difficultés de ceux qui restent, les petites mains, les anonymes, ceux de l'intermittence quand inévitablement "on" va essayer de leur régler leur compte s'occuper d'eux.

3 commentaires:

  1. J'approuve totalement ce billet (sauf peut-être le passage sur CD, parce que quand même, c'est une grande actrice : revoir "Le Dermier métro" ou la "Sirène du Mississippi" ou encore "Un conte de Noël" pour s'en rendre compte.

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    1. Merci d'être passé camarade Leunamme! Quant à CD, sur ces points-là, on est sur des affaires de goûts... je n'ai jamais apprécié ni sa manière de jouer, ni les choix qu'elle a faits.

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  2. Ce capitaine est d'utilité publique :)
    Je ne crois pas que ces propos lui aient été dictés par un coup de sang. Il a déjà prouvé depuis le début de l'année qu'il pouvait dire ce qu'il voulait. Tu lis son blog je suppose ?

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