dimanche 14 octobre 2012

Ici

Ici et là, ça déambule. Les stations sont plus ou moins longues, les arrêts peuvent se prolonger et les postures adoptées surprendre. Des yeux s'écarquillent, des mains s'agitent, prennent et reposent.
Des têtes armées de regards incisifs, experts, trahissent une intention très précise, quand d'autres semblent vagabonder, l'esprit disponible et perméable à un détail qui accrocherait l'oeil, mettrait en route toute une machinerie d'espérance d'un plaisir à venir. Les visages s'éclairent. Souvent.
J'en fais partie, des uns comme des autres...
Je reprends, après un temps que je ne prévois jamais vraiment, la direction de la sortie, après les enregistrements de rigueur.
Il y avait du monde, des jeunes et des moins jeunes, entrants et sortants, j'ai discuté longuement (pas trop fort quand même ) avec une dame qui travaille sur place et a pu m'expliquer quelques petites choses.
Il y avait du monde, et quand on prend donc le chemin du retour, on se sent bien, on se prend à penser que ça fait un bien pas possible, un bien fou d'avoir vu autant de monde ici, un petit peuple de fourmis à tête chercheuse.
La médiathèque, un samedi en fin de matinée...

8 commentaires:

  1. Magnifique petit texte qui fait beaucoup de bien au petit bibliothècaire que je suis !

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    1. Merci Leunamme, j'espère que ta bibliothèque ou médiathèque est copieusement fréquentée !

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    2. La meilleure du département, une des meilleures de France (23 % emprunteurs actifs, pour une moyenne nationale de 14 %). Mais il faut dire qu'il y a une très bonne équipe avec beaucoup de bonnes idées. Et puis surtout, on a un bel outil de travail : 3000 mètres carrés, 130 000 documents, pour moins de 40 000 habitants.

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    3. Alors encouragements et compliments, pour cette équipe dont le goût du travail bien fait ne souffre aucun doute :)
      En MP je veux bien savoir où c'est (mais uniquement si cela ne te dérange pas...)

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  2. Oui, on retient son souffle: est-ce une librairie ou...?
    Super bien observé, relaté.

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    1. Merci Colo, pas grand suspense quand même !
      Et tu as bien vu qu'observer et relater était au coeur de ce que j'ai cherché à écrire !

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  3. La culture s'échange et rend optimiste les fourmis.
    Comme une pause dans la fourmilière.

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    1. Dans "fourmi optimiste" il y a optimiste !
      Merci d'avoir interféré ;)

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